La douloureuse charge mentale

 

Les choses étaient plus simple quand j’étais maman au foyer… L’Homme travaillait et ramenait un salaire, je travaillais mais ne ramenais pas de salaire (c’est ça une maman au foyer!), il était normal et allait de soi pour nous 2 que je m’occupe de toute la gestion de la maison, la famille , notre vie, quoi.
Et cela ne m’a jamais posé de problème, durant ce laps de temps relativement long (4 ans quand même).
Pour autant, j’ai eu des épisodes d’épuisement, où je sentais le burn-out maternel montrait le bout de son nez et mettre son pied dans la porte, quand j’essayais de lutter de toute mes forces (celles qui me restaient…)pour le chasser. Mais jamais je n’ai remis en question la répartition des tâches ou pensait que l’Homme aurait pu prendre des choses en charge.
Cela se passait avec cette simplicité aussi, parce que j’avais arrêté de travailler de mon propre chef. J’ai décidé d’arrêter mon emploi salarié et de m’occuper de ma famille parce que j’étais épuisée par 2 accouchements, un déménagement à l’étranger et une prise de poste dans ledit pays, tout ça en l’espace de 18 mois. Et j’ai estimé, et je continue à le penser que j’ai eu beaucoup de chance de pouvoir prendre cette décision, sans trop me préoccuper de l’aspect financier, et avec le soutien de l’Homme. Le décalage entre ce que l’on imagine de la vie de maman au foyer et la réalité peut ensuite s’avérer source d’angoisses et déceptions (et fera sans doute l’objet d’un autre article), mais en tous cas, le choix que j’ai fait à ce moment-là de ma vie était réfléchi et me satisfaisait pleinement.

Et c’est avec la même conviction de faire le bon choix, que 4 ans plus tard, j’ai décidé, toujours avec le soutien bienveillant de l’Homme, de reprendre un travail. Ce que 18 mois plus tard, je ne regrette absolument pas. J’insiste sur ce point car c’est important de bien comprendre que dans les 2 décisions, j’étais responsable, initiatrice et déterminée par rapport à mes choix. On ne m’a pas forcé, j’ai choisi seule.
Et lorsque j’ai enfin trouvé le job qui me convenait, j’ai su que la répartition des tâches allait demandé beaucoup d’organisation, de volonté et serais soumis à quelques couacs au début.
… Effectivement !
Le problème qui se pose aujourd’hui n’est pas tant la question de qui fait quoi, mais plutôt « Qui y pense ? ». Et j’ai découvert il y a peu, que ce problème qui touche de nombreuses femmes a un nom : la charge mentale.
Alors, ça veut dire quoi, exactement ?
Voici comment la chercheuse Nicole Brais explique ce terme : « ce travail de gestion, d’organisation et de planification qui est à la fois intangible, incontournable et constant, et qui a pour objectifs la satisfaction des besoins de chacun et la bonne marche de la résidence. ».
Je vous invite à lire la BD d’Emma Fallait demander , qui résume avec justesse ce phénomène.

la-charge-mentale-le-syndrome-des-femmes-epuisees-de-tout-gerer
Concrètement, si l’Homme prend en charge une bonne partie des tâches ménagères et/ou parentales, il n’en demeure pas moins, que je me sens en permanence responsable du foyer au sens large.

Faire la liste des courses et ne rien oublier, faire les courses, et les ranger/ penser aux repas de toute la semaine et préparer les repas/ passer en revue les placards des enfants à chaque changement de saison, et prévoir quels vêtements il faut racheter, et dans quel ordre de priorité, parce que « Ah oui, on est dimanche, il a sport mardi, mais plus de survêt qui lui va ! » / se renseigner sur les activités périscolaires qu’ils vont faire, recalculer le budget pour voir si ça rentre dans les cases, faire les inscriptions, aménager le planning pour pouvoir les déposer/ récupérer, acheter les instruments/accessoires ou tenues adéquates/ faire les inscriptions des enfants à la cantine- au centre aéré, ce qui veut dire pour chaque vacances, soit tous les 1 mois et demi/ penser à vérifier les vaccins des enfants et du chien/ répondre aux invitations d’anniversaire et acheter les cadeaux/ prévoir et tenir le budget/ penser au cadeaux d’anniversaire et de Noël, les acheter, les emballer, et les cacher/ prévoir des pièces pour la petite souris des dents/ vérifier les devoirs des enfants, et leur faire faire, signer le cahier de liaison chaque soir/ savoir la date à laquelle il faut ramener les livres à la bibliothèque, et les ramener/ mettre des bières au frigo pour l’apéro de vendredi (si,si ça aussi!)/ faire la déclaration d’impôts, taxe d’habitation, taxe foncière dans les délais et les payer/ anticiper les lessives à lancer absolument si on veut que notre petit dernier n’aille pas à l’école en slip, et les lancer…
Liste non exhaustive, vous l’aurez compris, extensible à souhait, et sans point final … jamais…

Il y a 10 ans, le tabou du burn out maternel s’est clairement fissuré, et on s’est senti sinon capable, mais au moins en droit d’en parler, et d’échanger sans se sentir « une mauvaise mère ». Aujourd’hui on parle de la charge mentale, (même si le terme existe depuis plus de 30 ans) et on découvre tout à coup qu’on n’est pas la seule à vivre cela… Combien de temps encore, pour qu’on se sente vraiment à égalité ? Au boulot ? Dans son couple ? Dans sa famille ? Dans la rue ?

Et vous, quel constat faites-vous dans votre famille ? Comment gérez vous la répartition des taches et cette charge mentale ? Avez-vous réussi à trouver un équilibre?

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Halloween pour les maman préssées!

Dernier week-end avant Halloween, forcément on est dans l’ambiance quand on a 2 monstres, 2 suceurs de sang et d’énergie, 2 diablotins de 7 ans et 5 ans . Et comme cette année, j’ai repris le travail, la déco fut achetée, à défaut d’être traditionnellement réalisée par nos mimines. Toutefois, culpabilitédemamanquiareprisletravail je leur devais quand même de faire une petite activité rapide (évidemment, multipliez le temps que vous auriez mis seul par le nombre d’enfant que vous gérez durant l’activité : « Nan, c’est moi qui colle les yeux ! » « Maman, regarde, il mange la peinture, Beurk ! »).

Ce sont donc de magnifique chauve souris en boite à œufs, qui décorent maintenant notre intérieur !

Quelques photos de la réalisation très simple :

Puis, j’ai embarqué les marmots dans la réalisation d’œufs mimosa- araignée, sauf que à défaut d’olives noires,  je n’avais plus que des olives vertes, et que du coup, au final, nos araignées ressemblent plus à des tortues ! Peu importe, voilà ce à quoi nous voulions oeuf-araignee: arriver (Ici sur Pinterest):

 

 

 

Et voici ce que nous avons réalisé :

Des tortues, je vous dis! J’adore cet anticonformisme familial !

Enfin, pour le goûter, nous avons fait des sablés au chocolat « Momies » : Les enfants ont adoré les réaliser et les manger !

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Recette des sablés momie :

Vous aurez besoin de :

-125 g de sucre + 1 sachet de sucre vanillé

-200 g de farine

-1 c. à s. de cacao en poudre

-1 œuf

-125 g de beurre en morceau

-des billes de chocolat

1- Mélangez tous les ingrédients en commençant par la cuillère en bois, puis en finissant à la main.

2- Formez une boule que vous mettrez une heure minimum au réfrigérateur dans un récipient fermé ou recouvert.

3- Étalez votre boule sur un plan fariné, et découpez vos formes, à l’aide d’un emporte pièce Bonhomme (comme ceux que l’on utilise à Noël).

4- Enfournez à four chaud 180° pour 10 mn. Une fois cuit, faites refroidir complètement vos sablés.

5- Pour réaliser la « momification », faites fondre une plaque de chocolat blanc pâtissier au bain-marie. Trempez une fourchette dans le chocolat et « secouez » de gauche à droite rapidement sur vos bonhommes. Collez les yeux immédiatement avant que le chocolat ne sèche (ici des billes de chocolat).

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Et voilà !

 

Bilan des 4 mois de ma nouvelle vie de maman au travail

IMG_5079.JPG04h27 : « Maman ! Maman ! Je retrouve plus mon doudou… » La voix tristement désespérée de mon fils vient sonner le début d’une longue journée…

04h33 : recouchée, les pensées affluent dans mon petit cerveau pourtant embrumé : demain c’est sport pour la grande, ai-je bien préparé le survêt ? – conference call à 14h00 : faut pas que j’oublie d’inclure les chiffres d’août à mon rapport- c’est quoi le temps prévu pour la semaine ? – réunion jeudi pour le petit, faut que je quitte le boulot plus tôt- la choré du cours de danse, c’est 2 rotations d’épaule, 4 hanches à droite, ou 4 rotations d’épaule, 2 hanches à droite ? -quand est-ce que je vais pourvoir acheter des chaussures à la grande…. les sandales ça commence à devenir limite le matin- J’ai oublié de sortir le numéro du plombier pour que l’Homme l’appelle : y penser demain soir en rentrant….

04h58 : Ok, la nuit est finie. J’attrape mon téléphone et je note tout ce que je dois faire et/ou acheter, en espérant que coucher les idées sur le papier sur l’écran, m’octroiera plus de légèreté dans la caboche… genre la fille qui croit encore au bonhomme en rouge…

05h36 : Je me réveille en sursaut. Ma fille qui nage au fond d’un lac tellement profond, et moi qui n’arrive pas à plonger pour aller la chercher parce que mes vêtements font comme un parachute et m’en empêche et je n’ai plus de souffle, et je la vois si petite au fond du lac, et mon mari qui ne réagis pas et… et… OK, je suis la personne qui fait UN rêve tous les 6 mois, et en plus : il faut que ce soit un cauchemar !

05h55 : Plus que 20 mn avant que le bipbip fatidique… Dors, bon sang, dors !

06h08 : 7 mn, je peux dormir, JE PEUX DORMIR !

06h14 : AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH !

06h55 : je sors de la maison, pantalon blanc, éviter les attaques du chiot (de 33 kg, je précise) qui me fait fête comme si nous nous étions quittés, il y a 1 semaine.

07h35 : C’est pas censé commencer vers 8h00 les bouchons ? Faut partir à 5h00 du mat’ pour avoir la paix ?

07h50 : arrivée au bureau , ma vie de working girl commence.

17h00 : c’est ma semaine du soir pour récupérer les gamins, je file comme si j’avais un pitbull à mes trousses vers la voiture, la route, les bouchons, le stress.

17h25 : j’ai fait 5 km… C’est pas censé commencer vers 18h00 les bouchons ? Faut partir à 15h00 pour avoir la paix ?

17h45 : encore 10km… la main sur le portable, prête à appeler les copines-maman-au-foyer pour aller récupérer la grande à l’aïkido… ok, si ça roule comme ça, si y a une place devant le dojo, si je cours, et si il finisse 5mn en retard, je peux le faire, je peux le faire ..

17h59 : j’y suis ! J’y suis ! Je cours comme une dératée depuis le parking, je vois à travers les grandes vitres, ma fille qui sort de la salle, et qui me cherche du regard… J’ai envie de hurler : « Je suis là chérie ! Je suis là ! » Je monte les escaliers 4 à 4, j’arrive essoufflée et rouge comme une tomato, elle me voit, me sourit… Pffffffffffffffff/Rrrrrrrrrrrrrrgggggghhhhhh/Hiiiiiiiiiiii (son de mes poumons qui tentent de reprendre une activité normale)

18h06 : « Maman, la maîtresse elle a dit qu’il fallait ramener des châtaignes- 2 photos d’identité- un tee-shirt rouge- un protège cahier chocolat bleu pâle. Et normalement c’était pour hier, mais on peut le ramener pour demain. » Je suis pas couchée, ça c’est certain…

18h14 : Je me gare sur le parking de l’école. Je vois des mamans qui quittent l’aire de jeux en s’embrassant, tout sourire, Converse aux pieds et enfants sous le bras « A demain, bonne soirée, bisous-bisous ». Elles sont calmes, elles ne transpirent pas, elles sont « au foyer ». J’étais ELLES, il y a peu… Mélange de tendresse, de culpabilité et de compassion…

18h15 : Je récupère mon petit, heureuse et rassurée : je tiens mes 2 enfants par la main, et il n’est pas 18h30 !

18h20 : Au portail, déchaîné comme un bagnard en rut, mon chien (ou chiot de plus de 30kg, je le rappelle) nous accueille comme il se doit. Mais… mmmmhhhhh, pourquoi il y a de la poussière blanche sur son pelage noir ? OH NON ! Un sac de ciment éventré sur le sol de la terrasse… Je suis vraiment pas couchée…

18h57 : J’ai fini de balayer-aspirer-lessiver la terrasse, crier sur le chien qui pense toujours que le balai brosse est un animal, qui n’attend que lui pour jouer, je rentre dans le couloir, marche sur les chaussures qui traînent, me prend les pieds dans le cartable et lance avec courage un « Qui prend sa douche en premier ? »

19h21 : Après avoir forcé douché les enfants, fait leurs lits, étendu la lessive, vidé le lave-vaisselle et commencé à mettre la table, le tout en même temps et dans le désordre, je m’aperçois que l’Homme est rentré et a commencé à installer le portillon qui traîne dans l’allée depuis 3 semaines… logique masculine impénétrable et incompréhensible pour la femelle que je suis, je prends sur moi ENORME.

19h30 : Coquillettes au fromage, salade de tomates, yaourts, l’image de la famille de l’ami Ricoré en tête, j’accueille avec plaisir, ce moment de calme et de partage autour du repas.

19h31 : « Pour la 3ème fois, assied toi correctement, et enlève ton verre de ton assiette ! »

19h34 : Je veux juste prendre une douche…

20h06 : Devoirs de la grande, préparation des affaires pour le lendemain.

20h16 : « Allez vous laver les dents et au lit ! »

20h24 : « Maman, j’arrive pas à ouvrir le tube de dentifrice »… « Mmmmmhhhhh, et donc tu fais quoi dans la salle de bains depuis plus de 5mn ? » « Ben, y’avais une petite mouche sur le miroir, et comme elle voulait pas partir, je lui ai mis du pschitt sur elle, et après elle faisait du hip hop par terre, comme j’ai fait à la kermesse, elle tournait, elle tournait, et après elle tournait plus du tout alors je l’ai jeté dans les toilettes, et après… » «  Ok, vas-y maintenant : lave toi les dents. »

20h31 : Rituel du coucher pour le petit. « A demain mon grand, fais de beaux rêves. Je t’aime. » « Moi aussi je t’aime…. Je peux avoir de l’eau ? »

20h36 : Histoire pour rituel du coucher de la grande « Alors la princesse lança un arc en ciel gelé sur le pays, et… » « Maman ! Je veux faire pipi ! »

20h47 : « A demain mes chéris, dormez bien »

20h49 : Je m’habille comment demain ? Il fait quel temps ? Ai je le courage de me préparer à manger ?

20h50 : Je tombe nez-à-nez avec ma fille dans la cuisine, qui « entend des drôles de bruit, quand même c’est bizarre » dans sa chambre.

20h59 : Je vais enfin prendre cette douche chaude ! Ah ben non tiens, ya plus assez d’eau chaude…

21h20 : je m’écroule dans le canapé, un Sojasun Myrtille à proximité. « Tu regardes quoi chéri ?  Un documentaire sur le Bison des villes ? C’est quoi ça ? AH, pardon, le Boson de Higgs, ah oui, oui bien sur, oui… Non, non, je l’ai déjà vu je crois, celui-là, je te remercie, je vais regarder en truc sur la tablette…»

21h23 : 2ème saison de Orange is the new black, je vais me faire 2 épisodes et au lit.

21h32 : ZZZZZzzzzzzzz….

Maman va avoir besoin d’escarpins!

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Aïe ! Ouille ! Ouille ! Ça c’est le cri de mes petits doigts qui n’ont pas touché (ou presque) le clavier de mon PC depuis 2 semaines, vacances scolaires obligent ! Et donc, petits doigts rouillés, crispés, pas souples du tout… Mais heureusement, grande journée, donc cœur léger, joie intense, et grand changement de vie de rythme, pour moi et toute la famille ! Non, pas parce que les enfants ont repris le chemin de l’école (enfin, si, mais cela ne me mets quand même pas dans cet état!), mais parce qu’aujourd’hui, ma candidature a été retenue pour le poste que je souhaitais et je suis sur un nuage ! TROP HEUREUSE !

Imaginez 4 ans de vie, mis au service de ma famille. 4 ans c’est beaucoup, et peu aussi… C’est beaucoup, et arrive un moment où l’on se perd un peu, en tant que femme, mais je ne vais pas vous la refaire, vous avez bien compris mon ras-le-bol, dans le précédent post : Le blues de la mère au foyer.

Et c’est peu, quand je réalise, à quel point, il faut être disponible pour gérer les enfants dans un idéal irréalisable d’éducation. Pour allier douceur et fermeté sans jamais s’énerver, sans jamais faillir, être ce parent présent et à l’écoute, qui ne crie pas, qui ne fait pas passer ses envies et ses désirs avant ceux de ses enfants, etc. Je vous rassure tout de suite, j’ai failli ! Et tellement de fois ! Et je ne peux croire qu’un être humain « normal » puisse y arriver ;). Et, je ne dis pas non plus, qu’il faut être sans cesse disponible, pour réussir à être de bons parents. Des parents qui travaillent, peuvent apporter plus de stabilité et de temps de qualité que certains parents « à la maison ». Alors, souvent parfois, je me suis dit que j’étais merdique (une mauvais mère, quoi!), et parfois je me suis dit, que j’avais réussi ceci ou cela…

Donc, comme promis, lors du dernier article, et parce qu’aujourd’hui, spécialement, j’ai le sentiment, que je tourne une page du livre, voici ce que humblement, je suis heureuse d’avoir apporté à ma famille durant ces 4 années de maman au foyer :

Du temps. Évidemment du temps. Du temps pour jouer, pour écouter, pour consoler, pour bercer, pour raconter, pour regarder, pour évoluer ensemble, pour répondre à leurs interrogations (ou pas !), pour faire découvrir, et pour se rappeler de chaque pli de leur visage, de chaque petits pas accomplis, des premiers mots et des petites et grandes réussites.

Une prise en charge totale : bien sur la maison et ses innombrables tâches ménagères (Beurk!), bien sur les papiers, factures, courriers, inscriptions, réclamations, bien sur les repas (et mes progrès ENORMES en matière de cuisine ! Si, si, pour de vrai!), les courses, bien sur, les plannings des uns et des autres, rendez-vous chez le médecin, n’oublie pas de passer au garage déposer le char la voiture pour la révision, école, cours d’Aïkido, anniversaire des copains, et autres réjouissances d’emploi du temps, bien sur le jardin à entretenir (toujours avec plaisir!) et la piscine à nettoyer, bien sur les devoirs à faire, et bien sur trouver des idées pour les loisirs… Une véritable entreprise à gérer, en fait !;)

Des anniversaires de ouf sur mesure et fait-main! Un thème, une déco, des costumes, des activités, un gâteau, des friandises et plein de copains hystériques qui courent dans le jardin!

Des activités à partager, à leur faire découvrir, et leur faire aimer : passer du temps à jouer à la pétanque (Eh ! On est sudistes, nous, maintenant!), leur apprendre à fabriquer un abri pour les oiseaux, peindre ensemble, aller à la bibliothèque, leur lire des histoires sur place et repartir les sacs remplis de livres pour prolonger le plaisir à la maison, leur apprendre à faire des bombes dans la piscine (Quelle victoire, et quelle fierté la première fois!), les emmener au Skate Park faire de la trottinette, faire des gâteaux ensemble, les pousser sur la balançoire, jardiner avec eux, faire des selfies de nos plus belles grimaces et les envoyer à papa (ou mamie, ou tonton, ou tata, ou… oui, ben c’est bon, maintenant, les enfants!), aller ramasser des trésors dans la nature (fleurs, pommes de pins, feuilles mortes…), expliquer pourquoi et comment, et les initier à l’écologie…

Des choses simples et belles, qui font la vie… Ce que, peut-être, beaucoup de parents font et tout en travaillant, et c’est tout à leur honneur. Je sais, que moi, je n’aurais pas pu concilier les deux, sans sacrifier l’un ou l’autre.

C’est donc, avec le sentiment d’avoir accompli et survécu à ma mission de super héroïne Maman (Batman– Spiderman– Superman– Maman!), que je reprends la route du travail. A moi les objectifs, les délais à respecter, les clients à chouchouter, les équipes à motiver, les collègues à apprivoiser, le salaire qui va avec (Youhou ! je vais avoir du vrai argent !), les talons hauts, et les jupes courtes, les lunchs avalées en vitesse et les retours à la maison avec le repas prêt et la table mise ! Sérieux ? C’est moi, qui vais fermer la porte en dernier ? Trop cool !

Le blues de la mère au foyer

Des années à défendre le statut tellement ingrat de mère au foyer, des années à justifier auprès des proches et des moins proches que non, une mère au foyer, ne regarde pas les feux de l’amour allongée sur son canapé, en se faisant une pédicure et en s’empiffrant de chocolats, des années à répondre à la fameuse question « Mais… tu ne t’ennuies pas trop? », des années à tenter de valoriser ce « statut », puisqu’il n’est ni un métier, ni un hobby, ni une occupation…

Et puis un jour, marre.

Marre de ne pas avoir de coupure : mère au foyer c’est tous les jours, toutes les nuits, la semaine et le week-end, les jours « travaillés » et fériés, les vacances, tout le temps, 24/24,7/7, 365/365…

Marre d’attendre l’heure de retrouver les enfants, parce que l’envie de les serrer dans les bras est forte, et marre de s’en prendre plein la tête, au bout de 30 secondes : « Oh non ! Encore des tartines au Nutella pour le goûter ! Et pourquoi, t’as pas ramené ma trottinette ! »

Marre aussi d’attendre  le retour de l’Homme pour lui raconter un tas de trucs passionnants, et de le retrouver à pas d’heure, exténué par le boulot, exténué d’avoir trop parler, dirigé, coaché, évalué et motivé.

1827901-marcia-cross-alias-bree-van-de-kampMarre des petites réflexions anodines des uns et des autres : « Oui, mais toi, t’as le temps. » « Franchement, parfois, j’aimerais être à ta place » « Waouh ! Comment je péterais un plomb, à ta place ! »

Marre de gérer l’intégralité de la maison : le ménage, la lessive, les repas, la comptabilité, le jardin, les factures, les échéances, les achats, les dépenses, la voiture, les courriers, les courses, etc.

Marre de gérer l’intégralité de la famille : les rendez-vous, l’éducation, les sorties, les invitations, les pipis, les cacas, les chagrins, les peurs, les anniversaires, les maladies, etc.

Marre d’enfiler tous les jours la panoplie jean-pull-Converses, parce que c’est pratique… oui, la jupe-talons ça le fait pas, quand tu te retrouves sous la pluie, avec les enfants, le chien, les cartables, le goûter, et que tu essaies de faire tenir tout ça, sous un parapluie.

Marre du manque de considération.

Marre de ne jamais faire de pause, par culpabilité sans doute.

Marre de ne pas avoir de salaire, et donc de ne pas s’autoriser de dépenses perso.

Marre d’être toujours dispo pour tout le monde.

Marre de se sentir coupable tout le temps et pour un tas de trucs…

 

Bon… un billet un peu bluesy aujourd’hui, mais je travaille déjà sur le suivant : tout ce que j’ai apporté à ma famille en étant maman à la maison !

Répéter, répéter, répéter…

Allez, mon grand, réveille, toi, allez, mon grand, réveille-toi, allez, mon grand, réveille-toi…

Mes tes chaussons princesse, mets tes chaussons, princesse, mets tes chaussons, princesse…

Va faire pipi, va faire pipi, va faire pipi…

Si, même si tu penses ne pas avoir envie, si même si tu penses ne pas avoir envie, si, même si tu penses ne pas avoir envie…

Allez, viens prendre ton petit-déjeuner, allez, viens prendre ton petit-déjeuner, allez, viens prendre ton petit-déjeuner…

Laisse le chien tranquille, laisse le chien tranquille, laisse le chien tranquille…

Tu vas renversé ton bol ! Tu vas renverser ton bol ! Tu vas renverser ton bol …

Tu as fini, chéri ? Alors viens t’habiller, Tu as fini, chéri ? Alors viens t’habiller, Tu as fini, chéri ? Alors viens t’habiller…

Non, on ne met pas de débardeur au mois d’avril, non, on ne met pas de débardeur au mois d’avril, non, on ne met pas de débardeur au mois d’avril…

Enfile ton pantalon, s’il-te-plaît, enfile ton pantalon, s’il-te-plaît, enfile ton pantalon, s’il-te-plaît…

Tu es habillée ? Alors va te brosser les dents, tu es habillée ? Alors va te brosser les dents, tu es habillée ? Alors va te brosser les dents…

Tu joueras avec le chien, quand tu seras prête, tu joueras avec le chien, quand tu seras prête, tu joueras avec le chien, quand tu seras prête…

Termine de t’habiller, je vais coiffer ta sœur, termine de t’habiller, je vais coiffer ta sœur, termine de t’habiller, je vais coiffer ta sœur…

Non, pas le serre-tête de Noël, non, pas le serre-tête de Noël, non, pas le serre-tête de Noël…

Tu as envie de faire caca, alors c’est maintenant, pas dans 10 mn, tu as envie de faire caca, alors c’est maintenant, pas dans 10 mn, tu as envie de faire caca, alors c’est maintenant, pas dans 10 mn…

Arrête de bouger, stp, je ne peux pas faire tes tresses, arrête de bouger, stp, je ne peux pas faire tes tresses, arrête de bouger, stp, je ne peux pas faire tes tresses…

Tu t’es brossé les dents ? tu t’es brossé les dents ? tu t’es brossé les dents ?

Allez, les enfants, c’est l’heure, allez, les enfants, c’est l’heure, allez, les enfants, c’est l’heure…

Non, on ne prend pas le sabre Dark Vador à l’école, non, on ne prend pas le sabre Dark Vador à l’école, non, on ne prend pas le sabre Dark Vador à l’école…

Le livre de la bibliothèque non plus, c’est pas à nous ! Le livre de la bibliothèque non plus, c’est pas à nous ! Le livre de la bibliothèque non plus, c’est pas à nous !

Mets tes chaussures stp, mets tes chaussures stp, mets tes chaussures stp…

Gamin, rapporte les chaussures ! Gamin, rapporte les chaussures ! Gamin, rapporte les chaussures !

Princesse, tu vas où ?Princesse, tu vas où ?Princesse, tu vas où ?

On n’a plus le temps de faire un dessin !, on n’a plus le temps de faire un dessin ,on n’a plus le temps de faire un dessin …

Fais tes lacets, fais tes lacets, fais tes lacets…

Gamin, arrête de mordre mes chaussettes, tu me fais mal ! ,Gamin, arrête de mordre mes chaussettes, tu me fais mal ! ,Gamin, arrête de mordre mes chaussettes, tu me fais mal !

Met ta veste, met ta veste, met ta veste…

Il est où ton sac ? Il est où ton sac ? Il est où ton sac ?

C’est bon ? On est prêts ? ,C’est bon ? On est prêts ? ,C’est bon ? On est prêts ?

Non, on ne rapporte pas de pomme à la maîtresse, non, on ne rapporte pas de pomme à la maîtresse, non, on ne rapporte pas de pomme à la maîtresse…

Une orange ? Non plus !, Une orange ? Non plus !, Une orange ? Non plus !

On va être en retard, on va être en retard, on va être en retard…

Oui, dis lui au revoir… rapidement stp…oui, dis lui au revoir… rapidement stp…oui, dis lui au revoir… rapidement stp…

Allez on y va ! Allez on y va ! Allez on y va !

Empêche le chien de sortir ! Empêche le chien de sortir ! Empêche le chien de sortir !

Gamin ! Au pied ! Gamin ! Au pied ! Gamin ! Au pied !

Allez ! Allez ! Allez !

Il est où ton doudou? il est ton doudou? il est où ton doudou?

Arrête de pleurer, je vais le chercher, arrête de pleurer, je vais le chercher, arrête de pleurer, je vais le chercher…

Vas-y, monte dans la voiture, Vas-y, monte dans la voiture, Vas-y, monte dans la voiture…

On est en retard, on est en retard, on est en retard…

A ce soir, mon cœur. Amuse toi bien, apprend bien et passe une bonne journée. Je t’aime.

Et ça, c’est la seule phrase, que je n’ai pas besoin de répéter 3 fois, car il me plaît à penser, que c’est la seule phrase qu’ils écoutent vraiment, qu’ils enregistrent du 1er coup et qu’ils gardent pour toute la journée 🙂

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Les jours qu’on voudrait gommer…

Encore un de ces jours, où la patience me manque.

Encore un de ces jours, où je n’ai pas assez dormi, parce que j’ai du me lever 3 fois, pour gérer une couette tombée, un cauchemar, plus ou moins avéré, ou un pipi inattendu, et qu’à chaque interruption, je mettrais 1 heure à retrouver le sommeil.

Encore un de ces jours, où je n’arrive plus à faire passer mes enfants avant.

Encore un de ces jours, où je n’ai pas eu la force de continuer à répéter « Mets tes chaussures », une onzième fois, sans m’énerver.

Encore un de ces jours, où je crie.

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Encore un de ces jours, où je stresse en entendant leurs chamailleries dans la chambre, qui s’amplifient.

Encore un de ces jours, où je culpabilise, en me disant que je ne suis pas une bonne mère, que les autres sont plus abouties que moi, et que mes enfants ne méritent pas ça.

Encore un de ces jours, où j’ai le sentiment d’avoir tout gâché, et de devoir recommencer à 0.

Et pourtant…. il y a des jours, où je suis si calme.

Il y a des jours, où je n’élève pas la voix.

Il y a des jours, où je répète inlassablement, stoïquement et avec persuasion « Mets tes chaussures ».

Il y a des jours, où je prends le temps d’organiser une activité avec mes enfants.

Il y a des jours, où je fais des têtes de clowns, jusqu’à ce qu’ils me supplient d’arrêter parce que « NAN ! Arrête ! Maman! C’est tellement drôle que j’arrive plus à respirer !!!!! »

Il y a des jours, où l’on mange dans le calme, en parlant de la journée à l’école.

Il y a des jours, où je n’envoie pas dans la chambre, lorsqu’une crise se déclare, et où je prends l’enfant dans mes bras pour le calmer doucement en le berçant.

Il y a des jours, où l’on danse tous les 3, comme des fous.

Il y a des jours, où je leur lis une histoire entière en faisant les voix de tous les personnages.

Il y a des jours, où je propose de faire un jeu/une activité/un gâteau, avant qu’ils ne demandent.

Alors, aujourd’hui, à la sortie de l’école, j’irais vous chercher avec le chien, pour vous faire plaisir.

Pour le goûter, ce sera gâteau au chocolat, pour vous faire du plaisir.

On restera un moment à jouer et papoter, dans le jardin, avant d’aller à la douche, pour vous faire plaisir.

Si vraiment vous insistez… on zappera la douche ! Pour vous faire plaisir.

On finira les coloriages de Pâques ensemble, pour vous faire plaisir.

On mettra le dessin, un peu plus longtemps, pour vous faire plaisir.

On mangera une pizza, pour vous faire plaisir.

Avant d’aller se coucher, on fera un câlin dans mon lit, pour vous faire plaisir.

Et je mettrai mon nez dans vos chevelures, je respirerai très fort, l’odeur de vos crânes chauds… et je serai bien… on sera bien.

La crise…

Le plus souvent, tu la sens arriver. Une sortie d’école marquée par l’agitation, ou un réveil difficile, (car la crise n’a pas de port d’attache, elle frappe n’importe où, n’importe quand) et tu décèles dans l’ombre, la crise tapie et silencieuse, qui attend le bon moment , tel un jaguar aux aguets, pour se jeter sur ton enfant, et le transformer en petite fille de l’Exorciste !

Le chevalier est passé maître es crises, depuis quelques temps. Non, non, pas la version « Oh, laisse-le, il fait juste sa crise ! ». Non….Moi, je vous parle de la VRAIE bonne crise. Celle qui frappe, qui cingle, qui fait mal, quoi ! Celle, où les cris se transforment en hurlements. Celle, où tu voudrais être partout ailleurs que là où tu es, c’est-à-dire à 2 cm du visage de ton fils qui hurle, rouge cramoisi, et les parents de l’école (et les maîtresses bien sur), qui te regardent en se disant « Ouf ! C’est pas le mien ! ». Celle qui ne se calme pas en 10mn. Celle où tu as des envies de frapper, de hurler, ou de partir en courant. Celle qui ne passe pas inaperçue.

Forcément, pas encore 5 ans, c’est un peu dur, pour gérer une crise… un trop plein d’émotion, ou de fatigue, ou de « Marre, marre, marre ! J’en ai vraiment marre ! », ou les 3 à la fois…

Alors, tu prends sur toi, parce que si toi à 41 ans, tu n’arrives pas à rester calme, qu’est-ce que tu attends d’un minitoi de bientôt 5 ans ! Mais des fois, c’est vraiment difficile…épuisant… Mais tu sais, que si tu restes calme, ton chevalier s’apaisera plus facilement, tu ne regretteras aucune paroles, et tu as noté aussi que tu en retirais comme une satisfaction personnelle de ne pas t’énerver. Genre « Attends, si tu peux gérer cette crise, sans t’énerver, tu peux devenir maitre Yogi ! »

La princesse, quand à elle (Ah oui ! les crises de princesse, ça existe aussi!) me fait plutôt la version « J’te fous la honte devant tout le monde, parce que je suis une pré-ado de 6 ans et demi, et j’ai déjà très bien compris comment ça fonctionne ! ».

On accède donc, avec sa version, à l’illusion de la maltraitance : « Mais AIE ! ARRETE DE ME SERRER LA MAIN COMME CA : TU ME FAIS MAAAAAAAAAAAAAAL !

… le syndrome de la mal-aimée : « Toute façon, tu m’aimes pas, tu m’as jamais aimée, c’est ça, hein, c’est ça ??? »

…pour terminer par la menace de suicide : « Tu seras bien contente quand je serais morte, hein ! C’est ça ! Tu veux que je me jettes dans un volcan ? Hein ? Hein ? HEIN ? » et là , désolé, mais le coup du volcan, je m’y attendais tellement pas, que j’ai pas pu me retenir, j’ai éclaté de rire ! Ce qui n’a fait que l’énerver un peu plus (comme si il y a avait encore de la place pour en rajouter!).

Ma princesse peut être vraiment impressionnante du haut de son mètre 23, quand la crise est en elle, et qu’elle a les cheveux détachés ! Vous voyez La chevelure de Diana Ross, sur une gamine aux yeux immenses et furieux ? Et ben, c’est ma fille en crise !

Alors, à chaque crise en public, je me donne de l’aplomb en m’auto-persuadant que toi, parent de l’école, toi, maman du square, toi, papa de l’Aikido, lorsque tes yeux croisent les miens, et que tu peux y lire, ma lassitude, mon énervement, ou mon désarroi, tu ne me juges pas, tu ne m’envoies pas de sombres signes d’agacement, et tu ne t’étonnes pas de la situation… Non, je me persuade, que ton regard posé sur moi, sur nous, sur la scène, me dit juste « Aujourd’hui, c’est le tien, mais demain, ce sera peut-être le mien. ».

Parce que les parents qui ont des enfants qui ne font pas de crises, sont des parents qui n’ont pas encore d’enfants;)

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Tu sais que tu as 40 ans, quand…

Ceux qui me suivent, le savent: je fais ma crise de la quarantaine!

(« Oh là là! elle reparle encore de ça?  »

« Oui, la pôvre…. elle s’en sort pas…en même temps, 40 ans c’est un cap, c’est pas facile, hein! »

« Ouais, mais elle, c’est pire: Elle a 41 ans! »)

Alors, petite inspiration du jour, sur le sujet:

Tu sais que tu as 40 ans, quand….

  • tu découvres que la vendeuse de Sephora t’a mis des échantillons Anti-rides et Anti-relâchement cutané.
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  • Tu mets 7 jours à te remettre d’une sortie jusqu’à 2h du mat.
  • Tu as mangé des Yes et des Raider.
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  • Quand tu parles des jeunes, tu les appelles… les jeunes !
  • Tu arrives à avoir la gueule de bois, avec 2 verres.
  • T’as toujours pas compris à quoi servait Snapchat.
  • Tu as porté des jeans neige et un badge « Touche pas à mon pote ».badge-touche-pas-a-mon-pote
  • Tu as fait des câlins à un Kiki (pour les moins de 40 ans : ça n’a rien de sexuel, croyez-moi!) kiki
  • Tu as connu Liane Foly avec son ancien nez.
  • Tu as eu une Swatch transparente.
  • Ton 1er ordinateur était un MO5.
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  • Tu as téléphoné dans des cabines publiques.
  • Tu as connu Telephone avec une fille dans le groupe.
  • Ta maman te mettait des puces dans les cheveux.eighties%20puces%20damour%202
  • Tu as joué au Telecran.
  • LE groupe de rock de ton adolescence, maintenant, tu l’entends sur Nostalgie.
  • Tu as encore une collection de CD.
  • Tu avais un Roll ‘in Russel Coca Cola (ou Sprite, ou Fanta!).
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  • Tu as parfois des pensées que tu chasses très vite : « Et si on vivait 6 mois à l’étranger quand on sera en retraite ? »
  • Ton entourage t’annonce plus de divorces que de mariage.
  • Tu penses toujours qu’un événement s’est passé il y a 5 environ, avant de t’apercevoir que c’était en fait il y a 15 ans. (« Le journal de Bridget Jones est sorti, il y a 15 ans ???? Mais n’importe quoi ! Y’a genre 5 ans, pas plus!)
  • Tu as fait ta 1ère mammographie.
  • Tu fais une coloration, non plus pour « donner un reflet » ou « changer de style », mais juste pour camoufler les cheveux blancs.

N’hésitez pas à compléter la liste, si vous avez d’autres idées!  😉