Bilan des 4 mois de ma nouvelle vie de maman au travail

IMG_5079.JPG04h27 : « Maman ! Maman ! Je retrouve plus mon doudou… » La voix tristement désespérée de mon fils vient sonner le début d’une longue journée…

04h33 : recouchée, les pensées affluent dans mon petit cerveau pourtant embrumé : demain c’est sport pour la grande, ai-je bien préparé le survêt ? – conference call à 14h00 : faut pas que j’oublie d’inclure les chiffres d’août à mon rapport- c’est quoi le temps prévu pour la semaine ? – réunion jeudi pour le petit, faut que je quitte le boulot plus tôt- la choré du cours de danse, c’est 2 rotations d’épaule, 4 hanches à droite, ou 4 rotations d’épaule, 2 hanches à droite ? -quand est-ce que je vais pourvoir acheter des chaussures à la grande…. les sandales ça commence à devenir limite le matin- J’ai oublié de sortir le numéro du plombier pour que l’Homme l’appelle : y penser demain soir en rentrant….

04h58 : Ok, la nuit est finie. J’attrape mon téléphone et je note tout ce que je dois faire et/ou acheter, en espérant que coucher les idées sur le papier sur l’écran, m’octroiera plus de légèreté dans la caboche… genre la fille qui croit encore au bonhomme en rouge…

05h36 : Je me réveille en sursaut. Ma fille qui nage au fond d’un lac tellement profond, et moi qui n’arrive pas à plonger pour aller la chercher parce que mes vêtements font comme un parachute et m’en empêche et je n’ai plus de souffle, et je la vois si petite au fond du lac, et mon mari qui ne réagis pas et… et… OK, je suis la personne qui fait UN rêve tous les 6 mois, et en plus : il faut que ce soit un cauchemar !

05h55 : Plus que 20 mn avant que le bipbip fatidique… Dors, bon sang, dors !

06h08 : 7 mn, je peux dormir, JE PEUX DORMIR !

06h14 : AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH !

06h55 : je sors de la maison, pantalon blanc, éviter les attaques du chiot (de 33 kg, je précise) qui me fait fête comme si nous nous étions quittés, il y a 1 semaine.

07h35 : C’est pas censé commencer vers 8h00 les bouchons ? Faut partir à 5h00 du mat’ pour avoir la paix ?

07h50 : arrivée au bureau , ma vie de working girl commence.

17h00 : c’est ma semaine du soir pour récupérer les gamins, je file comme si j’avais un pitbull à mes trousses vers la voiture, la route, les bouchons, le stress.

17h25 : j’ai fait 5 km… C’est pas censé commencer vers 18h00 les bouchons ? Faut partir à 15h00 pour avoir la paix ?

17h45 : encore 10km… la main sur le portable, prête à appeler les copines-maman-au-foyer pour aller récupérer la grande à l’aïkido… ok, si ça roule comme ça, si y a une place devant le dojo, si je cours, et si il finisse 5mn en retard, je peux le faire, je peux le faire ..

17h59 : j’y suis ! J’y suis ! Je cours comme une dératée depuis le parking, je vois à travers les grandes vitres, ma fille qui sort de la salle, et qui me cherche du regard… J’ai envie de hurler : « Je suis là chérie ! Je suis là ! » Je monte les escaliers 4 à 4, j’arrive essoufflée et rouge comme une tomato, elle me voit, me sourit… Pffffffffffffffff/Rrrrrrrrrrrrrrgggggghhhhhh/Hiiiiiiiiiiii (son de mes poumons qui tentent de reprendre une activité normale)

18h06 : « Maman, la maîtresse elle a dit qu’il fallait ramener des châtaignes- 2 photos d’identité- un tee-shirt rouge- un protège cahier chocolat bleu pâle. Et normalement c’était pour hier, mais on peut le ramener pour demain. » Je suis pas couchée, ça c’est certain…

18h14 : Je me gare sur le parking de l’école. Je vois des mamans qui quittent l’aire de jeux en s’embrassant, tout sourire, Converse aux pieds et enfants sous le bras « A demain, bonne soirée, bisous-bisous ». Elles sont calmes, elles ne transpirent pas, elles sont « au foyer ». J’étais ELLES, il y a peu… Mélange de tendresse, de culpabilité et de compassion…

18h15 : Je récupère mon petit, heureuse et rassurée : je tiens mes 2 enfants par la main, et il n’est pas 18h30 !

18h20 : Au portail, déchaîné comme un bagnard en rut, mon chien (ou chiot de plus de 30kg, je le rappelle) nous accueille comme il se doit. Mais… mmmmhhhhh, pourquoi il y a de la poussière blanche sur son pelage noir ? OH NON ! Un sac de ciment éventré sur le sol de la terrasse… Je suis vraiment pas couchée…

18h57 : J’ai fini de balayer-aspirer-lessiver la terrasse, crier sur le chien qui pense toujours que le balai brosse est un animal, qui n’attend que lui pour jouer, je rentre dans le couloir, marche sur les chaussures qui traînent, me prend les pieds dans le cartable et lance avec courage un « Qui prend sa douche en premier ? »

19h21 : Après avoir forcé douché les enfants, fait leurs lits, étendu la lessive, vidé le lave-vaisselle et commencé à mettre la table, le tout en même temps et dans le désordre, je m’aperçois que l’Homme est rentré et a commencé à installer le portillon qui traîne dans l’allée depuis 3 semaines… logique masculine impénétrable et incompréhensible pour la femelle que je suis, je prends sur moi ENORME.

19h30 : Coquillettes au fromage, salade de tomates, yaourts, l’image de la famille de l’ami Ricoré en tête, j’accueille avec plaisir, ce moment de calme et de partage autour du repas.

19h31 : « Pour la 3ème fois, assied toi correctement, et enlève ton verre de ton assiette ! »

19h34 : Je veux juste prendre une douche…

20h06 : Devoirs de la grande, préparation des affaires pour le lendemain.

20h16 : « Allez vous laver les dents et au lit ! »

20h24 : « Maman, j’arrive pas à ouvrir le tube de dentifrice »… « Mmmmmhhhhh, et donc tu fais quoi dans la salle de bains depuis plus de 5mn ? » « Ben, y’avais une petite mouche sur le miroir, et comme elle voulait pas partir, je lui ai mis du pschitt sur elle, et après elle faisait du hip hop par terre, comme j’ai fait à la kermesse, elle tournait, elle tournait, et après elle tournait plus du tout alors je l’ai jeté dans les toilettes, et après… » «  Ok, vas-y maintenant : lave toi les dents. »

20h31 : Rituel du coucher pour le petit. « A demain mon grand, fais de beaux rêves. Je t’aime. » « Moi aussi je t’aime…. Je peux avoir de l’eau ? »

20h36 : Histoire pour rituel du coucher de la grande « Alors la princesse lança un arc en ciel gelé sur le pays, et… » « Maman ! Je veux faire pipi ! »

20h47 : « A demain mes chéris, dormez bien »

20h49 : Je m’habille comment demain ? Il fait quel temps ? Ai je le courage de me préparer à manger ?

20h50 : Je tombe nez-à-nez avec ma fille dans la cuisine, qui « entend des drôles de bruit, quand même c’est bizarre » dans sa chambre.

20h59 : Je vais enfin prendre cette douche chaude ! Ah ben non tiens, ya plus assez d’eau chaude…

21h20 : je m’écroule dans le canapé, un Sojasun Myrtille à proximité. « Tu regardes quoi chéri ?  Un documentaire sur le Bison des villes ? C’est quoi ça ? AH, pardon, le Boson de Higgs, ah oui, oui bien sur, oui… Non, non, je l’ai déjà vu je crois, celui-là, je te remercie, je vais regarder en truc sur la tablette…»

21h23 : 2ème saison de Orange is the new black, je vais me faire 2 épisodes et au lit.

21h32 : ZZZZZzzzzzzzz….

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Gateau d’anniversaire au chocolat et fraises

C’est la saison des fraises, et cette année, j’ai décidé que je n’allais pas m’en priver. Chaque année, je regarde les prix, bien sur la provenance, et à chaque fois, c’est pareil : celle qui viennent de contrées lointaines, s’apparentent à des fruits exotiques pour moi, et celles qui sont « locales » me paraissent toujours trop chères… A force de chercher la meilleure offre, et de comparer, je finis par arrivée à la fin de la saison des fraises, et paf ! Je n’en ai presque pas mangé ! Donc, au diable l’avarice, cette année, j’ai décidé de ne pas nous restreindre en fraises, la saison est si vite passée…

Donc, il y a 2 semaines, nous avons fait une tarte aux fraises (dévorée, non mais vraiment dévorée par mes 2 lutins, j’ai réussi à sauver une mini part, que nous nous sommes partagés avec l’Homme!), la semaine dernière, c’était gâteau aux fraises/crème chantilly, et aujourd’hui, j’ai préparé un gâteau au chocolat et fraises, pour les 5 ans du chevalier. Je ne peux donc, pas encore vous parler de son goût (!) mais je vous livre quand même la recette . Promis, si c’est pas bon, j’efface ce post !

J’ai pris cette recette du super site Marcia Attack, sur lequel je trouve toujours de beaux visuels de gâteau, avec des recettes simples à faire.

Je vous retranscris la recette, mais vous pouvez la retrouver directement sur le site de Marcia.

Pour le gâteau au chocolat

  • 4oeufs
  • 200 g de sucre
  • 200 g de beurre fondu mais froid
  • 225 g de farine
  • 3cuillères à soupe de cacao amer de type Van Houten
  • 1sachet de levure chimique
  • 1 pincée de sel

Pour la garniture et la décoration

  • 20 cl de crème fleurette à 30 de MG
  • 125g de mascarpone
  • 1 cuillère à soupe de sucre glace
  • Confiture de fraises avec ou sans morceaux
  • 150g de fraises
  • 3 paquets de fingers au chocolat blanc
  • Déco colorée pour chocolat

Instructions

Préparez le gâteau au chocolat (Vous pouvez préparer cette étape la veille.)

  1. Préchauffez votre four à 180° C.
  2. Dans un saladier, mélangez les oeufs, le sucre, le beurre fondu, la farine.
  3. Ajoutez et mélangez doucement le cacao, puis la levure et le sel pour avoir une pâte homogène
  4. Beurrez le moule à gâteau et versez-y la préparation
  5. Enfournez pour environ 35 minutes.
  6. Sortez du four et laissez refroidir avant de démouler.
  7. Filmez les gâteaux pour qu’ils soient moelleux et réservez.

Préparez la crème pour fourrer et napper le gâteau

  1. Montez la crème en chantilly au fouet
  2. Ajoutez toujours au fouet le mascarpone après l’avoir assoupli à la spatule, puis ajoutez le sucre glace.
  3. Ajoutez 2 cuillères à soupe de confiture de fraises, mélangez et réservez au frais.
  4. Découpez le gâteau en deux à l’horizontale
  5. Mélangez 4 cuillère à soupe de confiture avec un peu d’eau chaude pour obtenir un jus et à l’aide d’un pinceau badigeonnez les parts de gâteau.
  6. Disposez un premier gâteau sur un plat à service, ajoutez la moitié de la crème, étalez-la et disposez la moitié des fraises coupées en petits morceaux mais réservez-en quelques unes (les plus jolies) pour la décoration.
  7. Couvrez du second gâteau et mettez le reste de crème ainsi qu’une légère couche sur le contour du gâteau afin de faire tenir les fingers.
  8. Disposez les fingers recoupés à la hauteur du gâteau s’il le faut, tout autour : ils tiennent facilement grâce à la crème.
  9. Décorez avec des fraises coupées le pourtour du gâteau.
  10. Mettez au frais au moins 4 heures.
  11. Parsemez de vermicelles colorées juste au moment de servir sinon elle vont « déteindre » sur le gâteau durant le passage au frigo

    gateau fraises choco.png

Pour ma part, je n’ai pas suivi la même décoration, j’ai simplement recouvert le gâteau de chantilly et placé des demi fraises tout le tour, puis sur le dessus. Mais je trouve l’idée des fingers excellente : ça permet de « tenir » la crème et c’est joli.

Je suis contente du résultat. J’espère que le chevalier appréciera:)

Comme si c’était hier…

Retrouver son amie d’enfance… Une vingtaine d’années après…

Via Facebook. Oui, rien de poétique, mais à nous de savoir par la suite, si l’on souhaite transformer cette « re-trouvaille » en vraie relation, ou si le contact virtuel nous suffit.

2850505653_a317fcc9e3_b.jpgUne impression de légèreté, de sucré, de poudré… Une joie, mêlée d’une émotion sincère qui donne envie de laisser une larme couler… et ce sentiment rassurant de savoir qu’elle aussi a pensé à moi, durant toutes ces années… Beaucoup de plaisir en tous cas.

Des milliers de questions à poser, puis la peur d’être trop pressante, trop envahissante…

Le sentiment d’avoir été si intime, que l’on peut « se permettre de » , et puis soudain : « Ah oui, elle a 2 filles ! Des ados en plus ! » qui renvoie immédiatement, à cette impression bizarre : Est ce que c’est bien elle ? Est-ce que c’est bien moi ? Est-ce qu’on a vraiment était tout ça, vécu tout ça ?

Et depuis 3 jours, un plongeon dans les souvenirs, les visages parfois effacés, les noms qui ne reviennent pas facilement, et toutes ces questions dans ma tête, qui donnent le tournis : est-ce que j’ai changé ? Est-ce que je suis toujours la même avec « des costumes d’autres parfois » comme dit la chanson (que ce soit clair entre nous, je déteste n’apprécie pas spécialement Céline Dion, par contre, je suis fan de la scène de danse dans Mommy!)? Est-ce que j’ai réalisé ce que je voulais faire ? Est-ce que je suis fière de mon parcours ?

Et les autres ? Est-ce qu’ils ont pu changer ? Est-ce qu’ils me trouverez changé ? Ceux qui m’impressionnaient jadis … m’impressionneraient-ils toujours aujourd’hui ? Et si oui, alors, cela signifie-t-il que je n’ai pas changé ? Et si, parfois, je pense à eux, pensent-ils aussi, parfois à moi ?

« ROOOOOLALALALA ! La prise de tête, cette fille ! Elle est toujours comme ça ? »

Oui, le plus souvent, j’aime me prendre la tête… Ça fait circuler l’air dans mon cerveau !

Alors, d’une manière que je pense plutôt positive, je crois que je n’ai pas vraiment changé… J’ai grandi, appris, choisi, évolué, construit, vieilli, je me suis améliorée, j’ai douté, je me suis calmé, j’ai pris de l’assurance, temporisé et pris du recul, mais je suis toujours la même. Et cette amie, MON amie, je sens qu’elle est restée la même enfant, la même ado d’il y a 20 ans, 25, 30,… elle n’a pas changé non plus !

Est-il possible d’écrire une nouvelle page de notre amitié ? Je ne sais pas… je l’espère… et ainsi, ne plus la nommer « mon amie d’enfance », mais simplement mon amie.

 

Quelques unes des nouveautés 2016 des éditions Kaleidoscope

Parce que les livres pour enfants ont toujours eu une grande place chez nous, ce fut avec un réel plaisir (partagé évidemment par les enfants) que j’ai reçu quelques nouveautés des éditions Kaleidoscope, à découvrir en famille et pendant les vacances, ce qui fut un parfait timing.

Je vous fais donc découvrir aujourd’hui 3 albums très différents :

Gérard et le machin collant, de Fred Paronuzzi et Andrée Prigent.

Cet album est la suite des aventures de Gérard le bousier. Dans cet album, notre cher animal se retrouve bloqué par un « machin collant » dans lequel s’est engluée sa boule de bouse ! L’un après l’autre, les animaux de la savane vont tenter de l’aider, mais celui qui trouvera la solution, n’est ni celui qui parle le plus fort, ni celui qui a les plus gros biscottos !

Destinés aux 3-4 ans, ce petit album offre des visuels simple et naïfs, où les couleurs primaires contrastent avec le noir et le fond couleur papier kraft.

Ce que les enfants en ont pensé :  « C’est rigolo mais quand même c’est dégoûtant parce qu’il pousse une boule de crotte ! » Ah bah, c’est nouveau ça ! Eux qui adorent dire pipi, caca et prout !

Ce que j’en pense : Un livre très accessible pour tous, mais plutôt destiné aux petits (mon fils de 4 ans et demi, ne l’a pas réclamé, une fois lu.). Par contre, un régal, pour les parents qui comme moi, aiment faire des voix à chaque personnage ! Du bousier au caméleon, en passant par le lion, et l’hippo, il y en a pour tous les styles;)

C’est peut-être une pomme, de Shinsuke Yoshitake.

L’histoire est celle d’un petit garçon qui en rentrant de l’école, trouve une pomme sur la table de la cuisine. Mais… si ce n’était pas une pomme… Et là , son esprit très imaginatif, va étudier toutes les possibilités qu’a cette pomme d’être autre chose qu’une pomme !

Il y a une multitude de dessins dans cet album, et parfois des listes (de dessins) à la manière d’un petit précis de sciences mais en même temps, c’est complètement décalé ! J’adore !

Ce que les enfants en ont pensé : Ils ont beaucoup aimé qu’il y ait plein de dessins. Ensuite, la lecture ensemble, fut l’occasion de partager beaucoup sur … « effectivement, si ce n’était pas une pomme, qu’est-ce que cela pourrait être ? », et donc de discuter, et d’ouvrir leur esprit et leur imagination. On a donc passé du temps à lire, à rire et à parler de cet album. Ce qui bien sur leur a plu:)

Ce que j’en pense : Voilà tout à fait le genre de livre pour enfant, que j’adore. Intelligent, décalé, parfois absurde, mais qui fait toujours réfléchir et imaginer… C’est frais, drôle, vif et original. Mon préféré du moment !

La piscine, de JiHyeon Lee.

Sans paroles, uniquement basé sur le visuel donc, ce livre décrit l’arrivée à la piscine d’un petit grand garçon, rapidement bousculé par un flot humain d’adultes armés de bouées, ballons, et autres pneumatiques en tout genre. C’est en plongeant sous la marée humaine (oh ! Elle était tellement facile!), que le pré-ado va rencontrer une jeune fille, avec qui il s’imaginera plonger dans un océan empli de poissons mystérieux, petits et grands, de toutes les couleurs, et de toutes les formes. Mais s’est-il vraiment imaginé tout cela ? …

C’est un album doux, pour rêver et se laisser bercer par les images. L’absence d’écrit, m’a permis de demander aux enfants de raconter ce qui se passait au fil des pages, ce qu’ils adorent faire, et qui est un très bon exercice pour leur permettre de structurer leurs idées, d’enrichir leur langage et de prendre la parole, et de respecter la parole de l’autre… (mouais, entre frère et sœur, ça c’est pas encore gagné, hein!)

Ce que les enfants en ont pensé : « T’as vu l’ENOOOORME baleine ? » « Moi, aussi quand j’irai à la piscine, il y aura peut-être des poissons dans le fond ! ».

Mon fils fut très intrigué par le fait que le garçon et la fille sont identiques (ce qui n’est pas faux), sauf qu’ils n’ont pas les mêmes cheveux, et le même maillot… Aurait-il soulever un point qui aurait échapper à mon œil aiguisé ? Volonté de similitude physique, pour symboliser une attirance sur le modèle « Qui se ressemble s’assemble » ? ou pour renforcer le détachement du couple envers les autres nageurs ? Mmmmh mmmmmh… Vivement qu’on puisse discuter de l’Alchimiste ensemble !!

Ce que j’en pense : Les illustrations sont très belles, douces et donnent une impression de légèreté. Un bel album qui peut se parcourir avec les petits et les grands, même si je prends plus de plaisir à « lire » réellement aux enfants, plutôt qu’à regarder.

Merci beaucoup aux éditions Kaleidoscope pour ce sympathique partenariat.

De si doux mensonges…

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« Maman, le panda de ma botte a fermé ses yeux ! Maintenant, j’ en suis sur : les jouets s’amusent pendant qu’on est pas là ! Et même les bottes !  »

Voici, comment mon chevalier de bientôt 5 ans est venu me confirmer ce que sa princesse de sœur lui répétait depuis quelques temps maintenant… Tout est, évidemment, parti de moi ; je plaide coupable monsieur le juge…

J’étais tombé sur un article, il y a quelques temps, sur Refe et Susan Tuma, des parents bien créatifs, qui chaque mois de novembre, font croire à leurs enfants, que leurs collection de dinos font les 400 coups une fois la nuit tombée. Ainsi, au petit matin, les enfants les retrouvent dans des postures insensés, genre au milieu du paquet de céréales éclaté, ou en train de taguer un mur ! J’avais trouvé cela, tellement drôle et génial, tout à fait dans l’esprit imaginatif et rêveur, qui doit être celui de l’enfance. J’ai donc pris plaisir à raconter à mes enfants, que lorsque j’étais petite, je retrouvais fréquemment mes jouets déplacés : mes poupées à un endroit différent de celui où je les avais laissées, ma dînette sortie pour prendre le repas, alors que je l’avais rangé, etc.

Évidemment, ils ont plongés ! Avec quand même, régulièrement, un doute, que je me plais à entretenir d’un «  Tu sais, moi, je ne les ai jamais réellement vus bougés, mais je n’explique pas comment je ne les retrouvais jamais au même endroit. »

Bref, ce petit mensonge, est dans la lignée du père Noël, des cloches de Pâques et de la petite souris.

L’Homme m’a quand même demandé : « Et, c’est bien de leur mentir, ainsi ? Ils y croient vraiment, tu sais. »

Mais j’espère bien, qu’ils y croient et qu’ils y croiront encore quelques temps !

Mais, comme les réflexions de l’Homme, ne sont jamais dénuées d’intérêt et lancent toujours avec finesse le débat (Arrêtez ! J’ai des trucs à me faire pardonner!), je me suis effectivement posée la question : Est-ce bien de mentir aux enfants ? De les entretenir dans une réalité embellie ? De leur faire croire à des petits miracles ?

Quand j’étais enfant, ce genre d’illusions, étaient synonyme de rêve, d’évasion, de douceur, et de protection. Lorsque le quotidien n’était pas assez léger, je me laissais bercer par ce genre de petites histoires avec délice, et j’ai très longtemps voulu croire que les lutins existaient… je rêve d’ailleurs, toujours de visiter l’Islande, juste pour être sure… on ne sait jamais !

Je pense, sincèrement, que ces mensonges participent à la créativité de l’enfant, à nourrir son imagination et à lui permettre de s’évader. Lorsque mon enfant me demande « Mais, maman… comment la petite souris, elle fait pour ouvrir la porte de la maison ? » et que je réalise, que cela faisait plusieurs minutes, qu’il était perdu dans ses pensées, je ne peux m’empêcher d’être ravie ! Il était dans un monde féerique, heureux, dans une petite bulle colorée, et il continue de rêver, et d’imaginer, et de structurer son imaginaire et sa créativité… Et ça, j’adore !

Princesse Leïa, tu seras!

Quand ma princesse a reçu son carton d’invitation, pour l’anniversaire de sa copine, sur le thème de Star Wars, je me suis dit : « J’adore cette génération! La petite choisi Star Wars pour ses 7 ans, et la mienne, veut un thème Zorro ! Elles assurent les gamines ! ».

Et quand ma fille m’a dit, avec son air de Chat Potté : « Mais, j’ai pas de déguisement Star Wars, moi…. en plus j’y connais rien ! », j’ai pensé : Machine à coudre !

Enfin, en fait, j’ai surtout pensé, que moi non plus, j’y connais rien à Star wars, car pour ceux, qui n’ont pas suivi, je le répète sans honte et sans détour : « NON JE N’AI JAMAIS VU UN EPISODE DE STAR WARS ! »

Pour autant, je n’ai pas vécu dans une grotte au fin fond de la forêt, donc, Star wars m’évoque, quand même, une série de visuels, de personnages et toute une imagerie, commune à tous. Donc, immédiatement, j’ai visualisé ma princesse, avec des gros macarons sur les oreilles et une robe blanche;)

Bon, j’avoue, je lui ai dit : « T’inquiète ma paupiette, je vais te coudre la robe de la princesse Leïla ! », et j’ai donc réalisé en regardant sur le net qu’elle s’appelle Leïa, et pas Leïla… Oui, oh, ça va, hein !

Donc, la tenue se compose : Patron robe princesse Leiad’un tee-shirt et d’un pantalon blanc, de la robe découpée et cousue dans un vieux coupon de tissu, en jersey de coton, d’une ceinture à paillettes grises, et des 2 mythiques macarons d’oreilles !

Pour la robe, j’ai simplement découpé 2 pièces identiques, autour d’une des robes de ma fille, en allongeant la longueur, ainsi que les manches pour obtenir à peu près la forme voulue. J’ai ensuite cousu les parties ensemble et fait un ourlet au col uniquement.

déguisement princess Leïa

Pour les macarons, j’ai utilisé 2 donuts, que vous pouvez réalisé hyper facilement et sans aucun frais, en suivant mon tuto ici.

1- J’ai fait 2 couettes de chaque coté, juste au dessus des oreilles.

2- J’ai passé une queue dans chaque donut, et j’ai enroulé tout autour, afin de former un joli chignon.

3- J’ai bien fixé le tout (on sait comment sont les anniversaires ! Plutôt agités!) avec des pinces invisibles… et voilà ! Ma princesse a son casque !

Vous noterez que sur la photo, ce n’est pas ma princesse mais moi-même! Oui, il faut parfois, savoir payer de sa personne pour illustrer son blog 😉

Donuts de princesse

« Maman! ma poupée Lottie, elle est comme moi! »

Suite à mon sympathique partenariat avec Lottie, j’ai donc eu le plaisir de recevoir samedi un colis contenant une poupée et un accessoire, que j’ai pu choisir, dans le catalogue, parmi une vingtaine de poupées.

Ma princesse faisant de l’aïkido, j’ai pris la Lottie Karaté Kawaï (oui, je sais, c’est pas de l’aïkido, du coup, mais on s’en fiche, c’est le même kimono!), et en accessoire, son chien Biscuit le , car nous venons d’adopter un chiot labrador (oui, je sais ! Un beagle et un labrador, ça se ressemble autant qu’une tarte à la fraise et un crumble aux pommes, mais ça reste un chien, quand même! )

Ma princesse fut donc ravie de cet ensemble karaté-beagle;) et elle ne lâcha pas la poupée de la journée. Elle nous a ensuite suivie, le dimanche, en randonnée, et j’ai accepté sous ses supplications (et aussi, parce que je suis une maman super sympa!) qu’elle l’emmène à l’école le lundi pour montrer aux copines.

Ce que j’en pense, en tant que maman :

Bien sur, à la base, j’étais déjà largement séduite par le concept de Lottie, qui je vous le rappelle, est une enfant, avec un corps d’enfant (non formé), et une vie d’enfant. Non, Lottie ne va pas à un cours de fitness, pour muscler son fessier, et elle n’ira pas non plus à sa séance de manucure, pas plus qu’elle ne sirotera un mojito, allongée au bord de sa piscine, avec son homme ! Non, Lottie ira plutôt rejoindre ses amis à l’école, avec son cartable, puis elle se fera accompagné par son papa ou sa maman à sa leçon d’équitation, pour ensuite courir dans la prairie, à la recherche de papillons ! Une vie d’enfant, quoi !

Donc, je ne suis pas déçue par le produit :

L’emballage est jolie, il ressemble à une petite maison, et sur l’arrière, un topic nous explique, pourquoi Lottie fait du karaté, ce que cela lui apporte, ce qu’elle aime dans cette activité. Dommage, que le packaging, ne soit disponible qu’en anglais pour le moment, mais il y a fort à parier, que la marque diffusera des emballages in french, avec le développement prévu, en France.

La poupée est plutôt petite (20 cm environ), ce qui est pratique, pour la glisser dans un sac ou une poche, elle est jolie, avec effectivement, un visage joufflu d’enfant, des cheveux très doux, bras, tête et jambes sont articulés, et framboise sur le bavarois : elle tient debout ! Ah, bah, si, c’est quand même, super pratique, quand vous êtes en train de faire une scène avec toutes les poupées, qu’il y en ai au moins une qui tienne debout seule, ça libère une main !

Côté accessoire, c’est petit, et mignon, rien à redire.

Ce qu’en pense ma princesse :

Et bien, elle m’a surpris, en me disant , après quelques minutes de jeu : « Maman ! Ma Lottie, elle est comme moi ! (d’où le titre, oui ! bravo, y’en a 2 qui suivent!). Elle fait de l’aïkido, et elle s’occupe de son chien ! »

Oui, ma chérie, tu as tout à fait compris, le concept : Lottie est une petite fille avec une vie de petite fille. Exactement comme toi.

Comme je le disais plus haut, elle n’a pas lâcher la poupée du weekend, ce qui est bon signe, et elle m’a demandé à la fin de la journée : « maman, est-ce que, s’il te-plait, tu pourras m’acheter toutes les autres Lottie, parce que sinon, c’est sur, elle va s’ennuyer… » Mais bien sur, ma chérie ! Les enfants, c’est un peu comme la devise des JO : « plus vite, plus haut, plus fort !» = version nain : « plus de jouets, plus de bonbons, plus de tout ! »

Voici donc, le 1er bilan, complétement positif, de mon partenariat avec Lottie.

Si vous êtes séduit, ou juste curieux, vous pouvez faire un tour sur leur site (bientôt en français), c’est ici, et la page Facebook (en français cette fois!), c’est par là !:)

Lottie : Enfin des poupées auxquelles on peut s’identifier !

Alors, dans la famille Chevalier de la Luna, on a une princesse de 6 ans et demi, qui aime le rose (et promis, on a rien fait pour!), mais qui fait de l’aïkido, qui adore la reine des neiges, mais qui ne comprend pas pourquoi les garçons ne veulent pas jouer au foot avec elle.

Vient ensuite un chevalier de bientôt 5 ans, qui adore traiter sa sœur de « fillette » malgré nos explications, et finalement nos interdictions, mais qui adore « jouer  aux perles », qui veut devenir Ninja, mais qui veut tout le temps m’aider à faire les gâteaux.

Il y a bien sur l’Homme, qui a grandit dans une famille nombreuse, où les filles aidaient à la cuisine, et les garçons à construire la maison, et qui pour autant, ne peut admettre les différences de traitement hommes-femmes,  et enfin, ma petite personne d’1,80m, qui milite, chaque fois que cela est possible pour une meilleure condition et reconnaissance de la femme.

Alors, comment vous dire… lorsque je découvre des poupées, qui ont des corps d’enfants, qui ressemblent plus à ma fille qu’à Rihanna (pas de make-up, pas de bijoux, pas de talons), qui s’habillent en « petite fille » et illustrent au travers de leurs vêtements et accessoires, une vie d’enfant (Karaté, protecteur des papillons, bal du printemps…), alors, je dis bravo les poupées Lottie ! Bravo des 2 mains, même !

C’est clair qu’avec sa frimousse joufflue et son ami GARCON Flinn (et j’ai bien dit ami garçon, pas boyfriend!), on est loin du monde Bling-bling véhiculé par les poupées mannequin… et ça fait du bien ! Merci Lottie !

Je découvre peu à peu l’univers de la marque et ils ont une page Facebook, très sympa, dans laquelle on célèbre les femmes (si, si, pour de vrai !). Exemple : aujourd’hui même, on fête le 266ème anniversaire de Caroline Herschel, 1ère femme astronome britannique à avoir été rémunéré pour son travail scientifique. Bien entendu, je ne vis pas dans le monde des Bisounours, et Arklu, qui commercialise Lottie, ne fait pas du bénévolat : il existe une poupée Lottie astronome, qui est d’ailleurs clairement présenté avec l’article, mais… peu importe, c’est mettre en avant le cerveau des petites filles plutôt que leurs conditions de genre féminin, et ça, c’est quelque part du militantisme.

Alors, chapeau bas Lottie, tu révolutionnes doucement, le monde des poupées et en même temps, on se demande comment, en 2016, ça n’avait pas encore été fait ???

Parmi nos livres préférés : Mon papa roulait les R.

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C’est un livre que nous avons découvert avec ma fille, par hasard, dans un accueil parent-enfant, et que j’ai aussitôt mis en haut de ma liste, des livres à acquérir, pour notre petite bibliothèque.

Cela fait 2 ou 3 ans que nous l’avons, et il fait vraiment toujours parti de nos livres préférés.

DSCN5702Une petite fille, devenue grande, raconte son papa qui roulait les R. Même si on devine que le papa vient de l’Est, ce papa pourrait bien être de Roumanie, de Syrie, de Cuba, ou d’Algérie, peu importe. L’album parle d’amour père-fille, de liberté, d’immigration, d’humanité et d’exil. Des sujets plus qu’actuel…

 

 

 

 

Au delà des mots simples et choisis de Françoise Legendre, les illustrations de Judith Gueyfier, sont magnifiques. Des couleurs vives, une finesse très élégante : c’est simple et beau.

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Le livre est accessible dès le plus jeune âge : les illustrations colorées attirent les plus petits, et les phrases courtes permettent d’expliquer et de « discuter » avec les plus grands.

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