Le jour où j’ai décidé d’arrêter de crier

Passé le choc des 40 ans (bilan- prise de conscience- remise en question), la décennie qui s’est amorcée depuis 4 ans pour moi, est, sans nul doute, celle de la maturité. Oui , je sais ça fait cliché ! Et pourtant… c’est vrai. Je n’ai jamais été aussi apaisée que maintenant. Plus mûre et plus sûre de moi, c’est évident. Moins peureuse de tout : de moi, des autres, de la vie, des imprévus, des accidents… Je vis « presque » au jour le jour, en tous cas j’essaye et je prends les choses au fur et à mesure. J’ai arrêté de tout anticiper.

Évidemment, j’ai beaucoup travaillé pour en arriver là !:)

Car non, ce n’est pas lorsque l’on se réveille fraîchement quarantenaire, que tout cela arrive à soi ! Pour ma part, la prise de conscience d’être à peu près à la moitié de ma vie (même si j’espère bien vivre 100 ans!) m’a permis de réfléchir, et de faire des choix, qui ont été les bons jusqu’à maintenant. L’un de ses choix, fut de trouver un « déstressant » ! Pour moi, ce fut la méditation. Une habitude, que je pratique chaque jour, depuis 3 ans maintenant, et qui a profondément modifié ma façon d’appréhender les autres, le monde et moi-même. Qui a aussi régler pas mal de problèmes physiologique.

J’ai fini par me sentir légitime sur cette planète . Et en cohérence. Mais c’est un travail de longue haleine. Et parfois encore l’incohérence me frappe de plein fouet.

Ainsi, lors d’un échange avec mes enfants, que j’ai jugé très violent il y a quelques semaines, où je me suis mise à hurler, parce que je n’ai pas su répondre autrement à un conflit, j’ai décidé, le jour même, que c’était la dernière fois que je criais ainsi. Sur mes enfants, évidemment, mais aussi d’une manière générale.

J’ai donc entrepris de chercher une aide, une méthode, quelque chose sur lequel me reposer pour avoir des bases, et surtout des outils à appliquer. Ce fut comme souvent à la bibliothèque que je trouvais la solution dans le livre « La discipline positive » de Jane Nelsen, livre, que j’ai dévoré en quelques jours. Attention, ne vous fiez pas au titre, qui est traduit de l’américain, et qui n’a pas exactement le même sens en français. En effet, pour moi éducation aurait été mieux choisi que discipline, qui a une connotation négative.

La-discipline-positive

Ce bouquin propose une méthode, qui pour faire court,  se base sur la bienveillance et la fermeté. Il donne de vrais outils, pour développer l’autonomie à tout âge de l’enfance (pas pour les ados, qui font l’objet d’un autre livre). Et qui dit autonomie, dit une partie des soucis qui s’envolent, car répéter 30 fois les mêmes choses chaque matins, de chaque jour d’école, ça use les parents, mais aussi les enfants. Pour ma part, je suis passé du jour au lendemain (si, si véritablement) des matins en retard, à courir et crier, à des départs pour l’école avec le sourire et en avance, s’il-vous-plait !

La méthode implique énormément d’échanges verbaux. Les punitions étant abrogées, il faut beaucoup discuter. Je dois dire, que les 4 premiers jours, je me sentais un peu perdue, lorsque d’habitude, je sortais un menaçant « Si tu ne fais pas tes devoirs, j’annule la télé du weekend ! ». Mais en moins d’une semaine, j’avais pris d’autres habitudes, et j’ai pris goût à ces discussions, avec mes enfants. Plusieurs phrases m’ont marquées et fait avancer dans le livre. L’une d’elles me rappelle chaque fois, que je suis en proie au doute, ce qui est essentiel : « Au final, que cherche-t-on à faire avec ses enfants ? Vivre en harmonie et dans la bienveillance, et passer du bon temps, non ? »

A noter aussi, que ce livre s’adresse aux parents, mais aussi aux professeurs des écoles, avec une partie adaptée à leurs problématiques.

dscn7290-e1550397169674.jpg

Je ne peux que vous conseillez ce livre, qui a changé nos routines avec les enfants, et qui m’a apporté BEAUCOUP de douceur et de zénitude. Oui, quand on ne crie pas pendant plusieurs jours, on est forcément plus calme et serein. Bien sur, ce bouquin, ne correspondra pas à tout le monde et ne résoudra pas tous les cas , mais j’ai tellement souffert de m’énerver contre eux, et de ne pas être en cohérence, avec les valeurs que je leur donne (« lorsque tu as un souci avec une personne, il faut garder son calme, discuter, et que vous trouviez la meilleure solution pour tous les 2 » « Alors pourquoi toi, tu nous cries dessus sans discuter ? »), que je veux partager les solutions qui fonctionnent chez nous, si cela peut aider une famille, c’est déjà énorme.

Et chez vous, comment ça se passe la résolution de conflit ?

Publicités

Survivre aux repas de fin d’année quand on est végétarien

 

Même si le végétarien de 2018 n’est pas celui d’il  a quelques années (en terme de choix et de visibilité), il n’en demeure pas moins que les repas de famille restent majoritairement peuplé d’omnivore qui ont tous un avis plus ou moins sympathique sur le végétarisme en général et les végétariens en particulier.

IMG_20181221_175459_223

Alors, oui , la question se pose et se répète encore cette année : comment survivre aux repas de famille (certains se posent aussi la question tout court 😜 ) lorsque l’on est végétarien ?

1er obstacle : Annoncer que l’on est végétarien si vos hôtes ne le savent pas, et le ré-affirmer même s’ils le savent.

Car oui, le non-végétarien se pose beaucoup de questions sur notre cas. L’une d’entre elles étant : « Est-ce qu’il mange toujours végétarien, ou fait-il quelques exceptions pour les fêtes par exemple ? » ou bien « est-ce que le jambon ou le poisson c’est considérer comme interdit chez les veggie ? » Alors, on inspire un grand coup et on explique pour la millionième fois, comme si c’était la 1ère, et avec le sourire bien sur, que le végétarisme c’est un engagement de vie, pas un sport que l’on pratique assidûment mais que l’on peut laisser tomber si événement exceptionnel ou en cas de maladie… Également, le végétarisme s’applique effectivement à tous types d’animaux, à poils, sans poil, à plumes, à écailles et autres coquilles. C’est sans doute également le bon moment pour expliquer à notre hôte que le petit poisson rouge qui tourne sempiternellement dans son bocal n’est pas un ballon gonflé ou un jouet mais bel et bien un être vivant… La preuve ? Il est doté d’un système digestif (il mange et fait caca) et d’un appareil reproducteur (il fait crac crac). Je continue ou c’est bon ?😀

2ème obstacle : faire accepter à la maîtresse de maison que vous allez ramener votre plat qu’il n’y aura qu’à réchauffer, et que cela ne vous dérange pas, et que non, ce n’est pas la peine de vous faire quelque chose de spécial.

Alors, pour avoir tester, plusieurs possibilités s’offrent à vous : vous pouvez dire que vous allez manger ce qu’il y a, qui n’est pas issu donc de l’alimentation animale, pour ne pas déranger, ni mettre mal à l’aise, mais vous prenez le risque de vous retrouver à manger le toast du foie-gras en entrée et la jardinière de légumes en plat. Ce qui pourrait être pire, MAIS aussi nettement mieux.

2ème possibilité : Si vous laissez la maîtresse de maison vous préparer quelque chose de « spécial », vous prenez le risque de lui ajouter un stress supplémentaire au stress déjà engendré par la préparation du repas de Noël pour 12 personnes. Pas cool pour votre hôte…sans compter, qu’elle risque de vous faire une salade de thon, car « Mais le thon, c’est du poisson ! », et là , retour à l’obstacle n°1, explication, etc, etc.

3ème obstacle : le passage à table, ou comment devenir l’attraction du dîner, surtout si comme moi, tu adores être le centre d’intérêt !

Plusieurs versions possibles là encore : Soit les convives te connaissent et savent, soit ils te connaissent un peu ou pas et ne savent pas… d’ailleurs, ils peuvent aussi te connaître sans savoir, mais bon, on va pas tous se les faire ! 😜

Il y aura donc un moment, plus ou moins long, de flottement, ou ceux qui ne savent pas, soit vont mettre les pieds dans le plat, c’est le cas de le dire, par un « Ben ! Tu prends pas de foie gras ? » soit vont deviner, et subtilement te demander au bout d’un moment « Tu es végétarienne ? » avec la complicité dans le regard comme s’ils avaient percé un lourd secret de famille.

Tu devras donc expliquer ce choix, une nouvelle fois, et peut-être te justifier, car oui madame, selon les protagonistes de l’histoire, tu n’as pas le droit de manger ce que tu veux en 2018, non mais des fois, tu crois peut-être qu’on va te laisser faire ce que tu veux avec ton estomac ? Petite effrontée va ! Heureusement que je suis là , avec mes bons conseils pour te proposer quelques attitudes à adopter selon l’invité de la soirée. On peut, les classer en 4 catégories distinctes :

  • celui qui veut en savoir plus surtout sur l’organisation, car ça l’a quand même souvent effleuré cette histoire, et il n’est pas exclu qu’un jour il fasse le pas : « Mais alors, tu manges quoi pour remplacer la viande et le poisson ? » « Et pour les enfants ? Tu fais comment ? » « Et quand tu es invitée ? »  « Et tu ne te sens pas trop fatiguée ? ». Cet invité là est sans doute le plus facile et le plus intéressant, car on peut avoir une vraie discussion. Je t’en souhaite plein à la table de fête !
  • celui qui trouve ça comique, qui pense que tu vas craquer, et qui fait tout pour te tenter, car c’est bien connu, quand tu décides d’être végétarien, ce n’est rien d’autre qu’un régime et tu as tout le temps envie de manger de la viande, et tu en rêves la nuit, et parfois, on te retrouves avec un imper et des lunettes de soleil devant l’étal du boucher qui est obligé d’appeler les flics, quand tu refuses d’arrêter de te coller à la paroi de la vitrine ! Celui-là, t’abreuveras donc sans doute de « Allez ! Une p’tite cuisse de chapon ! Regarde moi ça comme c’est beau tout ce gras et cette chair bien musclée pleine de protéines ! Hein ? Sérieux, ça te donne pas envie ? Allez, allez ! Je dirais rien ! » Ai-je besoin de préciser que celui-là , fait parti des plus lourds ?
  • celui qui ressent au plus profond de son être, ton végétarisme comme une agression. « Et pour les chaussures ? Tu fais comment ? Tu te fais des sandales en laitue ? » «  Donc t’es végétarienne et tu bois de l’alcool et tu manges des chips ? Tu sais que c’est pas bon pour la santé, donc aucune cohérence, quoi ?! » C’est avec ce convive, que je me remercie de méditer depuis 2 ans maintenant, afin d’être capable de prendre le recul nécessaire et de tester la compassion universelle in vivo. Merci donc à moi mais aussi à toi, convive agressif.:)
  • celui à qui tu fais pitié ! Si, si, il y en a toujours un ou une (quand ils ne sont pas en groupe!) pour passer tout le raps à te dire : «  Mais, tu dois avoir faim ? Tu n’as rien mangé ! » « Tu veux que j’aille te préparer quelque chose d’autres ? » « C’est toi qui aura la plus grosse part de gâteau ! »

Heureusement, il y aura aussi tous les autres, les bienveillants, les positivement curieux, les indifférents, les tolérants…

Te voici donc armé, prêt ou en tous cas prévenu:) sur ce qui t’attend !

Mais, surtout, n’oublions pas que ces fêtes sont d’abord une occasion de partager, pas forcément un repas, mais un moment, une idée du plaisir d’être ensemble, pas juste un partage alimentaire !

Faites vous plaisir, savourez chaque moment avec vos proches et profitez de leur présence.

🎅TRÈS JOYEUSES FÊTES A VOUS!!!!🎄

L’épuisant métier d’arbitre

Infirmière, animatrice, enseignante, mannequin cobaye coiffure, mannequin cobaye maquillage, nurse, cuisinière, organisatrice en événementiel, femme de ménage, GO, chauffeur de taxi, garde du corps, PDG de sa petite entreprise, coach, coiffeuse, pharmacienne-apprentie-chimiste, psychologue, clown (NDLR : Liste non exhaustive).

Lorsque tu deviens maman, tu ne t’attends pas forcément à exercer tous ces métiers, et pourtant…

IMG_20181130_110228_000

L’une des professions pour laquelle je ne m’étais pas préparé est celle d’ARBITRE. Et croyez moi je le regrette ! Si j’avais été prévenu, (pourtant je ne suis pas fille unique, mais de l’autre côté de la barrière, je ne me rendais pas compte…) j’aurais été faire un petit stage avec l’équipe de France, un bon coaching et hop! j’aurais été préparé, armé… J’aurais eu quelques bases, je ne me serais pas laissé déborder, et surtout, JE NE M’ÉNERVERAIS PAS AUTANT ! Heureusement que je médite, je vous le dis…parce que c’est une vraie épreuve pour les nerfs !

1er round : Ça commence dès le petit-déjeuner, avec le petit-grand de 7 ans qui arrive et ne dit pas bonjour à sa sœur presque-déjà-ado(OH MON DIEU)-de 9 ans, qui s’empresse évidemment de lui asséner un BON-JOUR ! claquant et chantant, et se racle la gorge, de manière à lui faire bien comprendre, qu’il n’a pas les codes de vie en société. Là commence, donc mon 1er coup de sifflet ma 1ère intervention, après avoir laissé l’occasion de se rattraper, et dès que je commence à attendre le 1er « Mais laisse moi tranquille, qu’est-ce que tu me veux ? ». Avec calme et diplomatie, j’explique au petit malpoli, que lorsqu’on entre quelque part, on dit Bonjour, car c’est une règle de vie en société, et de politesse, et cela annonce, que l’on vient en ami, que l’on est de bonne humeur, et en plus ça lance une BONNE JOURNEE à tout le monde, etc. S’en suit généralement une jérémiade, sur le fait que lui est fatigué, que c’est pas difficile à comprendre, et qu’il allait le dire, si on lui avait laissé le temps….

OK… Tout va bien, on retourne dans la salle de bains finir de dé-Picassoter (Pour ceux, qui ne comprennent, le sketch obligatoire de Florence Foresti est ICI).

2ème round : La salle de bains. Le moment ou je commence à entendre des éclats de voix, est celui où la presqu’ado monopolise la brosse à cheveux depuis environ 10mn (pour brosser toujours la même mèche) et que son frère vient de lui dire de se dépêcher, et qu’elle l’a bien sur envoyer balader. Allez, cette fois, je sors mon petit carton jaune, j’interviens en force, en prenant la brosse des mains de ma fille, après avoir tenté de parlementer bien sur, car je suis une adulte responsable et une maman bienveillante, mais quand même, ça commence à me gonfler à m’échauffer un peu les oreilles.

3ème round : Dans le couloir. Ce fameux moment où tu es pile à l’heure pour le départ à l’école, et tu te dis « Génial, on est dans les temps, pas de stress », et 10mn plus tard, tu n’es toujours pas sorti de ce couloir car…

  • Mais pousse toi du miroir, je me vois pas !
  • Mamaaaaaaaaaaaaaan, il veut pas se pousseeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeer !
  • S’il te plait, pousse toi un peu, tu vois bien que tu gènes ta sœur.
  • Mais qu’est-ce qu’elle a elle ? Elle voit bien que j’ai pas fini de mettre mon écharpe !
  • Ne lui parle pas comme ça .
  • Mamaaaaaaaaaaaaaaan, elle m’a écrasé le pied !
  • Ah non, ça suffit! La violence n’a jamais rien réglé, excuse toi tout de suite.
  • Mes chaussures, elles sont toutes sales maintenant !
  • Oups, j’ai oublié de prendre mes billes !
  • Ouais bah, d’ailleurs tu m’as pas rendu les 2 calots que je t’ai prêté à la récré hier ! Rends les moi maintenant!
  • Non, y’a pas le temps, on verra ça ce soir.
  • Maiiiiiiiiiiiiis, c’est mes billes !
  • Oui, mais là, on va être en retard.
  • Bien sur, parce que c’est lui, et que ça a toujours été votre CHOU-CHOU !
  • Non, nous n’avons pas de chouchou, mais là ON VA ETRE EN RETARD!
  • Etc, etc.

C’est donc, à ce moment là, que je commence à sortir mon carton rouge mes menaces terrifiantes : « Attention, sinon, je décale l’heure du dessin animé du week-end de 15 mn ! » ou pire «  OK, tu as gagné : tu mettras la table ce soir! », et c’est souvent à ce moment là aussi, que manteaux sur le dos, clés de maison sur la serrure, sacs en bandoulière, l’un des 2 me dit « Maman, j’ai envie de faire la grosse commission… ». Ok, cette info, n’a rien à voir avec le thème de l’arbitrage, mais je trouve ça tellement drôle (sauf au moment où ils me le disent bien sur), j’ai parfois l’impression de vivre dans une bande dessinée de Mademoiselle Caroline !

Voilà, et ceci n’est qu’un aperçu, vous l’aurez compris de ce merveilleux rôle d’arbitre, dont on hérite en tant que parent d’au moins 2 enfants. Je n’ose imaginer lorsqu’ils sont 3… Bon, après enquête, mes copines de 3 me disent que ça revient au même, car le conflit est toujours au final entre 2 enfants, pas les 3 en même temps.

Et chez vous, ça se passe comment l’arbitrage ? Sortez vous souvent les cartons rouges ? Et pour les plus âgés, les ados ? C’est toujours pareil ? Pire ? mieux ?

Allez courage, on lâche rien, et on essaye de rester zen…

J’ai choisi la couleur

Aujourd’hui je me suis réveillée avec cette idée, tellement forte, que je ne sais pas comment je n’ai pas pu l’avoir avant, qu’il fallait que je vire le noir de ma vie ! Oui, le noir… qui envahit mon dressing.

Cela fait plusieurs mois que je ne m’habille plus en noir, car je trouve cela triste et en plus avec ma chevelure poivre et sel, assumée et souhaitée, je le rappelle, cela me va moins bien au teint. Je ne m’achète que très peu de vêtements depuis, ces dernières années, (après avoir été une vraie accroc au shopping, mais c’était dans une autre vie!) pour des raisons de vie plus saine, avec une consommation contrôlée, et j’ai décidée donc de ne plus jamais m’acheter de vêtements noirs.

Mais mon mode de vie, et de consommation, luttant contre le gaspillage, me posait ce problème de tous les vêtements noirs qui encombre mon dressing, et qui ont aussi une valeur affective pour certains, ou que je trouve simplement très jolis, sauf qu’ils sont en noirs, jusque là vous suivez ! J’avais donc du mal à savoir quoi en faire, et m’en séparer, tout en ne les portant plus.

Et ce matin… un éclair de lucidité, venu de je ne sais où, m’a ouvert les yeux, aussi clair que l’eau d’une rivière, que la neige des hauts sommets, aussi évident que Will Smith sera toujours l’unique Pince of Bel Air et que mon chien sera toujours hystérique à la vue de ses croquettes, je devais vider mes placards des vêtements noirs qui les encombrent.

Alors, 2 choses découlent de cette (r)évolution domestique et spirituelle:

  • Petit 1 : je désencombre ma vie pour aller à l’essentiel et me concentrer sur le vrai et l’important. Je dois donc aussi désencombrer mon intérieur. Et cela ne se fait pas sans réflexions, interrogations et hésitations…
  • Petit 2 : je suis mon envie de couleurs, de soleil, de joie, et en cela le noir, n’est plus admis 🙂

Souvenez vous, ceux qui me suivent, et j’informe les nouveaux lecteurs [Soyez les bienvenus;) ] que j’ai repeint mon couloir, ainsi que la moitié de la cuisine en jaune canari, et mon buffet marron foncé est passé au bleu marocain il y a quelques semaines : c’est ici si ça vous intéresse !

girl-2848057

Aujourd’hui donc, je passe , une grande étape en quittant le noir, et je vois bien entendu, comme vous le voyez;) une symbolique forte.

Pourquoi rester dans l’ombre ? Pourquoi ne pas choisir la couleur et son dynamisme ? Pourquoi ne pas choisir la lumière ? Pourquoi ne pas décider d’être heureux ?

Alors, je sais que certains me diront, que ce n’est pas facile, et que ce n’est pas donné à tout le monde. Et bien… je suis tout à fait d’accord ! Oui, ce n’est pas facile. Oui, il y a des bases, à peu près communes à tous, qui facilite d’aller vers le bonheur : avoir un toit sur ta tête, à manger tous les jours et être en bonne santé.

Mais, certains vont avoir la capacité de trouver cette voie de la quiétude, et d’autres non, indépendamment de leur richesse matérielle et de leur état physique.

C’est que la recherche de ce bonheur passe aussi par une volonté. Volonté que je n’avais pas, il y a quelques années. J’ai connu des périodes très noires dans mon existence. Qu’elles me concernent ou qu’elles concernent mes proches, les addictions, la maladie, la dépression, le deuil ont fait ou font toujours partie de ma vie . Comme tout le monde. Et bien sur, la joie, les rires, l’amour, les victoires m’accompagnent aussi.

Mais aujourd’hui, j’ai assez de recul, parce que j’ai décidé de prendre ce recul sur moi, sur la vie, grâce à différentes méthodes.

Aujourd’hui, je me sens plus forte, parce que j’ai choisi de m’en sortir et de ne pas me laisser glisser.

Aujourd’hui, je suis plus armée, parce que j’ai mené des batailles, et j’en ai perdu beaucoup, mais j’ai appris à me battre.

Aujourd’hui, j’ai choisi d’aller vers la joie et le bonheur.

Ce que je veux transmette par ce post, c’est que le bonheur n’est pas inné, n’est pas un dû, et que tout le monde peut l’obtenir. C’est à chacun d’entre nous d’aller chercher son bonheur et de se retrousser les manches pour l’obtenir :

  • faire parfois le vide autour de soi, de tout ce qui est toxique (les addictions, mais aussi parfois les personnes)
  • de ne pas se soucier de ce que les autres vont penser, parce que c’est SA vie que l’on vit, pas celle du voisin
  • changer ses habitudes (débrancher la TV pour lire, se balader avec les gamins au lieu de faire le ménage…)
  • voir ses amis, appeler sa famille, devenir bénévole, partager des moments avec d’autres.
  • Etc, etc.

La vie est courte, profitez, profitez braves gens, souriez, et mettez de la couleur dans votre garde-robe ! C’est le week-end, je vous le souhaite ensoleillé, quoi qu’en dise la météo, le soleil est en VOUS ! 🌞🌞🌞

Tout ça pour un porridge…

Je n’en ai pas encore parlé car je me laisse encore quelques semaines pour avoir un bon retour d’expérience, à vous faire partager, mais cela fait 2 semaines que j’ai commencé un programme de musculation quotidien. Ce qui est une petite révolution en soit, ne pratiquant plus AUCUN, oui m’sieurs dames, AUCUN sport depuis 6 ans si je compte bien, dernier souvenir qu’une époque où je courrais. Je ne compte pas la danse, que j’ai repris entre temps puis laissé à nouveau tomber, car au-delà du bien-être qu’elle m’apporte, elle ne me fait ni suer, ni souffrir (en terme musculaire!) comme peut le faire ce que j’appelle sport.

Cette reprise d’une activité physique, me fait grand bien, et passé les 1ers jours de (GRANDE) souffrance notamment en terme de courbatures, je me sens aujourd’hui après 2 semaines, en super forme, avec une belle énergie, et tout logiquement, mon corps et mon esprit vont à la recherche de simplicité et de bien-être. Ce bien-être, passe évidemment aussi par une alimentation équilibrée. J’ai donc eu envie de changer de petit-déjeuner et de laisser tomber mes tartines au beurre confiture pour un PDJ plus vitaminé. Les photos alléchantes de mes collègues sur Instagram m’ont donc amené à acheter du porridge, nourriture Ô combien bénéfique à l’organisme, mais dont je n’avais pas gardé le meilleur souvenir la première et dernière fois (c’est dire!) que j’en avais mangé, soit, d’après mes souvenirs, lors de mes 2 ans de vie à Londres, soit il y a très longtemps !

Je me suis donc fait un super bol de fruits de saison, 2 carrés de chocolat en petits morceaux, et le fameux porridge que j’ai fait chauffé avec du lait végétal à part et que j’ai ensuite joliment disposé dans mon super bol. J’ai pris soin de prendre cette sublime photo d’artiste (oui, je sais c’est pas encore ça, mais j’y travaille!) de ce magnifique petit déj, afin de montrer au monde entier (enfin à mes quelques abonnés Instagram…) que moi aussi je passe dans la catégorie « Attention, ici on mange équilibré du matin au soir … et on aime ça ! »

IMG_20181102_104753_390

Je me suis donc installé à table, le soleil brillait dans le jardin, les mésanges picoraient les graines au distributeur, je pensais déjà à ma prochaine séances de pompes, c’était un début de journée parfait, quand j’ai introduit le porridge dans ma bouche… AH MER… ! C’est toujours aussi dégueulasse en fait ! Je ne veux froisser personne, et en plus sachez-le, je suis fille et petite-fille de restaurateur, donc complètement habituée depuis l’enfance, à goûter, tester, découvrir, toutes sortes de nourriture plus ou moins exotique. Dans ma famille, nous sommes des warriors de la bouffe ! En comparaison, l’Homme ne mange que ce qu’il a déjà goûté, que ce qu’il aime, et que ce qui a une apparence acceptable sur une échelle de valeurs que lui seul connaît et cela lui va bien. Ce qui nous valu de grandes prises de tête discussions, lorsque nous avons décidé de vivre ensemble… Mais ceci est une autre histoire 🙂

Donc, pour en revenir à mon fameux porridge, c’est un fait : JE DÉTESTE LE PORRIDGE. Ok, là vous vous dites « Était-il nécessaire de faire un post pour nous annoncer cela ? ». Je répondrais pour vous : Absolument pas, tout le monde s’en fout, et vous avez bien raison ! Non, l’objet de ce post, et que je me suis retrouvé quelques instants dans une situation de … désarroi. Comprenez-moi : je reprends le sport, je pète le feu, j’ai l’impression d’avoir un physique de bombasse, je « rentre » dans la communauté des « Ouais, je m’entretiens, je fais un peu de muscu quoi, comme tout le monde ! », je poste même mon porridge sur Insta, et là ! PATATRA ! Tout s’écroule, je déteste le porridge, et c’est comme si j’avais menti au monde entier (oui toujours les quelques abonnés de mon compte…Oh ça va hein!), comme si, on allait se rendre compte que je suis pas une sportive, que je ne peux pas faire parti de ces gens là, comme si j’avais triché, comme si… comme si… comme si j’avais voulu vivre la vie de quelqu’un d’autre en fait.

FLASHBACK: Je me suis revue dans la cour du lycée, avec mes Converses rouge au pied, ma veste en jean et ma timidité handicapante, en train de mentir pour « faire parti de » ou « plaire à »: «  Tu as écouté le dernier ACDC ? » Moi : « Ouais j’adore, trop cool. »

Petit aparté pour les moins de 20 ans : Oui, à l’époque on disait Trop cool, et non pas Trop bien.

Non, je n’ai jamais écouté le dernier ACDC, et à priori je n’accroche pas vraiment.

Mais qui m’a demandé d’aimer ACDC ou le porridge ? Personne. Alors pourquoi est-ce que l’on devrait se forcer à aimer tel ou telle chose ? Et surtout, pourquoi ne pourrait-on pas être ami avec cette personne, ou appartenir à ce groupe de gens, sans aimer ou partager les mêmes passions ?

Vivre sa vie, et ne pas se soucier de ce que pensent les autres, de leur jugement, de leur différence de goût et de manière de penser. Pouvoir s’extraire du conformisme, admettre que l’on est différent et oser l’assumer, se définir comme unique et ne pas en avoir peur. Vivre sa vie, pas celle du voisin, ou de la collègue, juste SA vie, celle qui vous correspond, qui vous va, celle que l’on décide.

Voici vers quoi je tends depuis un moment et je me sens de plus en plus en paix avec ces aspirations… mais personne n’est à l’abri d’une rechute, surtout lorsqu’il est question de porridge !:)

Le STRESS de la mammo!

pink-ribbon-3713149

Parce que j’ai des antécédents familiaux et personnels (surpoids, 1er enfant après 30 ans, etc.), je suis en catégorie « risque élevé » niveau cancer du sein, mention « ça fait grave flipper hein ? »

J’ai ainsi l’extrême privilège depuis mes 35 ans d’avoir ma petite mammographie régulière.

J’en suis donc à ma 3ème (ouais une habituée, quoi!), et celle-ci étant passé et bien passée, je m’en vais te conter, toi novice, de la mammo ou moins novice, mais qui flippe toujours autant, ce moment de bonheur intense, que toute femme doit connaître tôt ou tard. Si, si j’insiste mesdames, ça fait flipper, c’est pas agréable mais il faut le faire, c’est primordial. Si petit problème, il y a, plus tôt petit problème est débusqué, meilleur tes chances de guérison sont. Toi, tout compris ?

Allez je t’explique !

C’est donc pleine d’une belle assurance, parce que « Eh dis donc, ça va être ma 3ème, donc, steuplé, je sais komment k’sa se passe ! », que j’ai pris rendez-vous 1 mois et demi plus tôt , suite à une visite de contrôle chez la gynéco (encore un de ces moments de plaisir féminin…)

« Pas avant 1 mois et demi ? ? Ah…. bon, ben c’est pas grave, je prends de toute façon… »

Et dans ma tête, je savais déjà que le stress commencerait d’autant plus tôt que le rendez-vous était d’autant plus loin… Mais que faire ?

Rien, alors on attend…

Donc, clairement, pour ma part, le gros stress commence 1 semaine avant. Je passe de « j’espère que tout ira bien » à « JE VEUX PAS MOURIR MAINTENANT ! » en quelques heures, avec toute une panoplie de « si ça m’arrive, je vais me battre comme une lionne » , « j’écrirai un livre pour les enfants », « il faut que je fasse ma carte de donneur », « j’attendrai pas de perdre mes cheveux, je me rase avant ma 1ère chimio » et le fameux « Si j’m’en sors, je me fais tatouer SURVIVOR sur le bras »

J’arrive donc prête à m’enfuir à toutes jambes, pleine de courage, à l’accueil du cabinet, où après enregistrement, on me demande de patienter dans la « salle des mammos ».

Déjà pourquoi séparer les « mammos », des autres radios, on a l’impression d’être en quarantaine !

Je me retrouve donc à patienter avec d’autres femmes, seules ou accompagnées de leur maris dans une salle d’attente minuscule. Tout est fait pour que tu sois mal à l’aise ou quoi ?

J’essaie de deviner sur les visages les histoires. Toutes ces femmes sont plus âgées que moi. Vraiment plus âgées. La plus jeune a au moins 55 ans. Que pense-t-elle de moi ? Partage-t-elle mes inquiétudes ? Essaient-elles, elles aussi, de deviner mon parcours, mon histoire ? De sentir ma peur ? Si nous ne parlons pas, et restons dans notre bulle, aucune n’est hostile en tous cas, et je vois plutôt des visages cherchant à sourire. Pour mieux combattre l’angoisse ? Je ne saurais dire.

« Mme CHEVALIERDELALUNA ? »

« OUI ! C’est moi ! »

Je me lève comme si j’avais été réveillé en pleine nuit.

«Enlevez le haut s’il vous plait et placez vous face à la machine »

J’imagine, ces mêmes mots répétées depuis 9h00 du matin, chaque jour de la semaine… Sérieux, elle doit en avoir marre de nous voir à moitié à poil, l’autre moitié flippée !

« Alors depuis que vous êtes venu, il y a eu quelques petits changements dans le cabinet. »

Ah bon….

« Je vais vous expliquer en même temps que nous procédons.  Nous avons donc une nouvelle machine, qui prend des plans de coupe, ce qui permet de ne plus avoir à prendre les plans obliques, car nous avons une vision, plus panoramique du sein, et bla bla bla bla bla… »

Fait-elle cela pour me détendre, me dis-je ? Je n’en sais rien, toujours est-il que je lui réponds «  Ah génial, ça donne une meilleure lecture du résultat alors ? », alors que j’ai envie de lui dire « Lâche moi, je m’en fous grave, je veux juste me rhabiller et rentre chez moi pour me cacher sous ma couette, pour entrer en hibernation et ne plus parler à personne, juste attendre que le cancer me tue, et là , vous serez bien content, hein ! » Oh merde, je crois que je perds pied !

Après plusieurs plans de coupe donc ! Et autres écrabouillages super sympa de nénés, je retourne en salle d’attente toujours aussi minuscule, et avec d’autres gens, mais aussi des gens qui étaient là au début.

Une des patientes est appelée par la directrice du cabinet (c’est elle qui donne le verdict, la grande prêtresse de la mammo, que tu as envie d’embrasser à la fin de la consultation, quand elle dit « Non c’est super, tout va bien ! »), et alors que j’essaie de me concentrer sur un magazine féminin, d’une haute portée intellectuelle, en relisant pour la 8ème fois la même phrase, j’entends alors qu’elle est à coté de la porte quelques phrases « Il faut que l’on fasse une biopsie » « ça ne doit pas vous inquiéter » « c’est juste quelqu’un qu’on ne connaît pas, à qui on va demander ses papiers », « pour moi, je suis sure, que ce n’est rien d’important ».

Et là, je commence à partir … je me vois à la place de la patiente, je n’entends plus ce que la prêtresse de la mammo me dit, tout tourne autour de moi, je suis comme dans un mauvais film, ça va trop vite, je vois ces lèvres bouger, mais je ne comprends ce qu’elle me dit, ça bourdonne, ça tangue, ça… « MADAME CHEVALIERDELALUNA ? » « OUI !!!! »J’ai crié, je vous assure que j’ai crié… Honte, moment de solitude, envie de me cacher sous mon magazine féminin à haute portée intellectuelle…

M’y voici donc chez la prêtresse ! « Vous pouvez vous dévêtir ici, et vous allongez, on va faire une écho! »

OH PUNAISE ! Dans ma tête s’il y a besoin d’une écho, c’est pas bon signe. Si tout va bien sur la mammo , t’as pas besoin d’écho !

Je suis presque contente de m’allonger, tellement mes jambes ne me portent plus.

« Alors comment ça va depuis la dernière fois ? Pas de douleurs ? Pas de sensations inhabituelles ? Vous avez vu qu’on a un nouveau matériel plus perfectionné ? »

« Dépêche, je vais faire un malaise dans ton cabinet ! Oui ,c’est super. Bravo.»

Et là, après quelques secondes de silence in-ter-mi-na-ble, elle prononce la formule magique : «  Bon ben c’est parfait, tout va bien ! »

OOOOOOOOUUUUUUUUUFFFFFFFFFFFFF !

Ok, ça paraît très con de se mettre dans des états pareils après coup, mais honnêtement, quel accompagnement psychologique propose-t-on si on nous annonce qu’il faut « vérifier » ou « inspecter » ou « analyser » ou « surveiller »cette petite grosseur ? Et ne pourrait-on faire en sorte que les rendez-vous soient moins espacés dans le temps ? Mettre en confiance, accompagner, préparer… C’est peu mais c’est aussi beaucoup.

Je dédie cet article à toutes celles qui ont vécu cette angoisse, à toutes celles, à qui on a dit qu’il fallait vérifier, analyser, inspecter, surveiller, à toutes celles qui se battent en ce moment, à toutes celles qui doivent le faire mais qui n’osent pas, à toutes celles qui vont devoir le faire, et à toutes les autres, aussi . Go girls !

Quelques vérités sur l’anatomie féminine…

Je ne sais par où commencer…

Allez on y va : j’avais accueilli avec grand étonnement le blanchiment de l’anus il y a quelques années , avec stupeur la chirurgie esthétique du vagin, il y a peu , avec colère les paillettes pour vagin, l’année dernière,  mais là je suis restée cloué sur mon fessier justement, en apprenant ce matin via Facebook, que les sœurs Kardashian font la pub pour « le maquillage vaginal » ! Toute une gamme de cosmétique vaginale existe déjà, qui va du rouge à lèvres (non ce n’est pas une blague) hydratant, à l’enlumineur, en passant par le sérum fermeté…

anatomy-254120Et là, je vous avoue que j’ai eu comme un gros blanc : que pourrais-je expliquer à ma fille de 9 ans, qui n’a donc pas encore accès à ce genre d’informations (encore que, parfois je suis flippée d’entendre ce qu’ils se racontent à l’école!), quand elle aura connaissance de ce type de pratique et de ce qu’elles renvoient en terme d’image de la FEMME, aux femmes, et bien sur, aux hommes.

 

Il me semble donc essentiel (et surtout cela va me soulager car là, je pense qu’on touche le fond en matière de glorification de la femme objet) de faire un petit point sur la femme, son anatomie, et les vérités et mensonges qui tournent autour, dans l’espoir de démystifier un peu la chose. 

 

1- Le sexe de la femme n’est pas identique d’une femme à l’autre

Comme le sexe de l’homme, par ailleurs, et comme toutes les parties du corps humain, dirons-nous. Certains ont les yeux marrons, d’autres de grandes oreilles, certaines des petits seins, d’autres de grandes mains, quelques uns sont noirs de peau, d’autres plutôt clairs, bref, plus de 7 milliards d’individus, et pas un identique à l’autre. Et bien il en est de même pour le sexe!

2- Un vagin, non, ce n’est pas sale

D’après Wikipédia, le vagin est «  un organe tubulaire musculomuqueux faisant partie du système reproducteur femelle de certains animaux tel que l’appareil reproducteur féminin. Chez les mammifères, il relie l’utérus à la vulve. »

De la même façon que les autres organes, et parties du corps, il est lavé, théoriquement, tous les jours, il bénéficie, théoriquement, de vêtements propres tous les jours, il n’y a donc aucune insinuation à faire sur une quelconque absence de propreté de cet organe, plus que sur un autre organe.

3- Les règles ne sentent pas mauvais

L’émission de sang qui s’écoule durant la période des menstruations féminines, n’a d’odeur que celle du sang, soit une odeur de fer assez prononcé. Par contre, l’utilisation, encore massive (par pitié mesdames, pour votre santé, renseignez vous sur les alternatives : coupe menstruelle, protège-slips lavables, etc.), des serviettes et autres tampons favorisent le développement des bactéries et peut créer certaines odeurs, en cas de port prolongé. Mais quoi qu’il en soit, ces odeurs ne dérangeront que la principale intéressée lors du change et en aucun cas, ne pourront être perceptible par collègue, voisin, ou ami. Arrêtons les mytos !

4- Une femme a des poils

Ah, si, si, je vous assure. Nous passons un temps dingue, à nous épiler en bas, en haut, au milieu, pour répondre à une certaine grille esthétique, mise en place depuis plusieurs dizaines d’années, et qui veut que le corps de la femme soit glabre et lisse. Mais au naturel, nous avons des poils. Parfois beaucoup. Sur le pubis, les aisselles, les jambes, le dessus de la lèvre, les bras, le ventre …Et encore une fois, ce n’est ni sale, ni puant. C’est tout ce qu’il y a de plus normal, et naturel.

5- En temps que femme, je ne considère pas détenir un mystère entre les cuisses

Pas plus que je ne pense être une sorcière capable d’envoûter les hommes en battant des cils, ni que le fait de secouer ma chevelure de gauche à droite, peut rendre quelqu’un fou, ni non plus, que mon corps, soit provocateur ou insultant envers qui que ce soit, au point qu’il doive être caché.

Mon sexe est merveilleux : il me permet d’uriner, d’avoir des rapports sexuels, de donner la vie, mais je ne le considère pas plus exceptionnel que mes yeux, qui me permettent de voir le sourire de mes enfants, mes jambes qui m’emmènent où je désires, ou mes poumons qui, sans effort conscient de ma part, me maintiennent en vie grâce à l’air inspiré.

Alors, du maquillage pour le vagin…. que dire, que penser, et surtout… que faire ? Et bien, ne pas l’acheter je pense, déjà ! Et arrêter de laisser une image si dégradante et erronée de la femme, ainsi véhiculée, en refusant de participer.

Allez, un petit Nina Simone me paraît ESS-EN-TIEL pour décontracter l’atmosphère et ce recentrer sur le fondamental 😉

Sommes-nous vraiment fait pour travailler?

J’ai arrêté de travailler. Il y a exactement 23 jours aujourd’hui.

Raison officielle ? Incompatibilité d’humeur avec la direction.

Véritable raison ? Mmmmhhhhh, difficile de synthétiser en une phrase, il y a beaucoup de raisons, mais si je dis que je n’y trouve pas mon compte, je me rapproche pas mal de la réalité.

girl-1208307_1920.jpg

 

J’ai toujours travailler depuis la fin de mes études, soit depuis … OH PUNAISE ! 22 ans ! J’ai dû me tromper,  je suis pourtant encore très jeune, attends…. 43 ans,  mon âge super jeune– 21 ans,  âge à partir du quel j’ai commencé à bosser = 22 ans… Et merde !

Bref, je disais donc que j’ai toujours travaillé depuis la fin de mes études, jusqu’à aujourd’hui. Je n’ai pas connu de période de chômage, je n’ai jamais été inscrite ni à l’ANPE (oui, je viens de te dire que j’ai 43 ans!), ni au Pôle Emploi. J’ai fait une pause maternité de 4 ans, avec 2 enfants en bas age, durant laquelle, j’ai eu le douloureux sentiment (physique et psychologique) de travailler 4 fois plus que lorsque j’étais salariée, tout en ne touchant pas un radis.

J’ai toujours eu de la chance, dans mes rencontres professionnelles, même si j’ai aussi bossé avec des imbéciles.

J’ai pris des risques en partant bosser à l’étranger (et plus d’une fois!), mais cela a enrichi ma vie.

J’ai eu des jobs très intéressants , et quelques uns, profondément ennuyeux.

Mais le sentiment qui me reste, si je dois faire un bilan à l’instant présent, c’est que je n’ai jamais réussi à être passionné par un travail.

  • Me suis-je trompé dans mon choix de carrière ? Il me semble souvent que j’aurais pu m’épanouir dans un travail proche de mes centres d’intérêt. Mais finalement, si l’un de mes plaisirs était devenu MON travail, ne m’en serais-je pas lassé ?
  • En ai-je trop attendu ? On nous vend, dès l’enfance, le travail et l’épanouissement personnel, à coups de « Il faut que tu travailles bien à l’école, pour avoir un bon métier/ pour faire ce qu’il te plait . » Mais je n’ai jamais trouvé ce lien dont on vante les mérites ! Je n’ai pas réussi à partir le matin, en me disant « Youpi ! » et à me forcer à rentrer à la maison le soir, parce que mon job me passionnait à ce point… Désolé, mais seule, en couple ou en famille, rentrer le soir, a toujours été un plaisir pour moi, et une libération. Comme si ma vraie vie pouvait enfin commencer.
  • Suis je normale ? Et oui, la question se pose là ! Je remarque que les discours changent quand même, depuis une dizaine d’années. On a quitté l’aire de la croissance, du libéralisme glorieux, où la réussite passait forcément par le travail, le pouvoir, l’argent, pour entrer doucement, dans une aire de réflexion sur le bonheur. Et c’est une bonne chose. Alors à la question, suis-je normale, je peux répondre, oui je me sens tout à fait normale, mais souvent (et depuis longtemps ) différente.

Je vous entend murmurer au fond là-bas, derrière votre écran : « Elle a pété un câble ? C’est bien beau son histoire, mais on fait comment pour vivre, si on travaille pas ? »

Oui, c’est juste, avoir de l’argent n’achète pas le bonheur, mais ne pas en avoir peut-être un gros problème. Ma réflexion n’est donc pas de savoir si on ne devrait pas tous arrêter de travailler, mais surtout de se demander si le travail nous rend heureux ? Et si la réponde est non, ne pourrait-on pas envisager de réduire notre temps au travail ? Ne pourrait-on pas consommer moins, ou différemment pour alléger son budget et se permettre de travailler moins ?

Sérieusement, vous n’en rêvez pas de ce temps pour vous ? Mais pourquoi on ne pourrait pas imaginer ? Certains parlent du revenu universel… être payé pour subvenir à ses besoins, sans travailler et être heureux ? Vivre enfin pour soi , lire, se balader, s’asseoir face à la mer, parler avec ses enfants sans se soucier du temps qui file, dessiner, faire du sport, écouter de la musique, jouer aux cartes, jardiner, faire la sieste, méditer, rêver, réfléchir …

Je vous entends encore marmonner derrière vos tablettes ! « Et comment on va le payer ce revenu universel, hein ? » Rappelez vous, c’était il y a très peu de temps : les banques se sont effondrées, et en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, on a trouvé des milliards pour les sauver… L’argent est là, ce n’est qu’une question de choix politique.

Ma conclusion, est donc que si on travaillait moins, le travail n’occuperait plus autant de place dans nos vies (en temps bien sur, mais aussi en prise de tête et en stress), aurait moins d’impact sur notre santé (fatigue, stress…), nous serions plus dispo et à l’écoute de nos proches, et de nous-mêmes : nous serions sans doute plus heureux… en tous cas, plus apaisés, moins stressés, ce qui est déjà en soi, un pas vers le bonheur.

On veut des coquelicots, mais aussi des pissenlits, des boutons d’or et des ombelles !

 

champ de coquelicots.png

De retour après de loooongs mois d’absence, travail et vie à 100 à l’heure oblige ( mais ça va changer: bientôt un post pour vous en parler justement : je suis en décroissance d’activité!).  Vous m’avez beaucoup manqué, j’ose secrètement espéré que moi aussi un petit peu … 😉

Me revoici donc, remontée à bloc, plus écolo que jamais et pleine de nouveaux projets !

Et pour repartir sur le bon pied, je voulais vous parler, de l’appel : Nous voulons des coquelicots, lancé il y a 2 jours par Fabrice Nicolino (c’est le monsieur là sur la photo),

fabrice-nicolino

reporter engagé dans la lutte écologique entre autres choses (son blog si ça vous intéresse de jeter un coup d’œil : planète sans visa) .

Alors c’est quoi « Nous voulons des coquelicots » ?

C’est un appel pour l’interdiction de tous les pesticides.

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais grosso modo, on entend beaucoup parler dans les médias des lois qui vont être votées pour l’interdiction du glyphosate par exemple, on suit les débats de plus ou moins près, et puis on nous annonce que Bruxelles, ou tartempion a finalement décidé que l’on pouvait continuer à empoisonner les gens encore 5 ans sans souci, et nous on fait quoi ? Ben rien… On reçoit la nouvelle, on en parle quelques heures ou quelques jours dans notre cercle d’intimes, et puis on passe à autre chose… Et pourquoi, on passe à autre chose ? Parce qu’on est pris par nos vies (enfants, travail, couple, argent, famille c’est déjà une mini-entreprise à gérer!), parce qu’on ne peut se résoudre à penser que les politiques, et les puissants qui gèrent le monde nous soumettraient à un tel danger si c’était réellement aussi terrible (tssss, tssss, tssss….), et surtout, parce qu’en dehors du fait de ne pas utiliser ces produits, et faire sa part personnel d’écologie dans sa vie de tous les jours (de juste faire le tri, à utiliser un lombri-composteur, chacun à la mesure de ce qu’il peut), ON NE SAIT PAS COMMENT AGIR !

Vers qui se tourner ? A qui se plaindre ? Que faire et avec qui ?

Et bien, c’est exactement pour cela, que l’appel Nous voulons des coquelicots m’a frappé hier soir, par hasard, en surfant sur le net. Ce sont des gens comme vous, comme nous, qui ne savent plus à qui s’adresser pour qu’on les entendent, qui en ont marre de voir des lois votées contre toute logique, sens moral et civique, et qui veulent changer les choses.

Personnellement si les dernières présidentielles, m’ont ouvert les yeux sur une chose, c’est bien sur le fait que la politique ne peut plus rien pour nous (trop loin de nos vies, de la réalité, et trop englué dans le pouvoir et l’argent), c’est à NOUS de changer le monde. Et si on ne peut pas changer le monde, mais qu’on arrive déjà à changer nos habitudes, à faire évoluer nos façons de faire, celle de notre famille, de nos proches, et moins proches, c’est déjà énorme.

Donc, on fait quoi , avec « Nous voulons des coquelicots » ?

Déjà, on va signer l’appel tout de suite ! C’est ici . A l’heure où j’écris cet article, 09h16 vendredi 14 septembre 2018, nous en sommes précieusement à 84082 signataires (en 2 jours, c’est pas mal!) et l’objectif est fixé à 160 000. Si on se disait qu’on les atteint avant la fin du weekend ?

Et après ?

Après, on agit ENSEMBLE.

L’appel s’engage pour une durée de 24 mois. Nous allons construire ensemble et au fur et à mesure le mouvement, mais déjà le 1er rassemblement se fera vendredi 5 octobre à 18h30, et se répétera chaque 1er vendredi du mois.

Le mouvement espère ainsi mobiliser comme une sorte de Téléthon anti-pesticides mensuel à l’échelle de nos villes et villages, les acteurs que nous sommes de notre vie quotidienne. A vous d’imaginer des rencontres conviviales, des apéros participatifs, un cours de danse en plein air, un atelier recup, que sais-je? tout ce qui pourra créer du lien et de l’échange et qui mobilisera autour de l’interdiction des pesticides. Vous pouvez proposer vos idées sur le site, via un petit formulaire à remplir.

Encore une fois, n’attendons plus, c’est à NOUS de changer le cours des choses.

Wouh, je viens de regarder à nouveau le compteur on en est à 84326 signataires ! Allez les enfants, on se bouge, on va le signer cet appel ! GO, GO, GO ! (Je vous l’ai dit, en cette rentrée 2018, je suis au taquet!)

Dernière petite chose,vous pouvez promouvoir l’appel, en en parlant bien sur autour de vous, mais aussi en insérant le logo sur vos profils de réseaux sociaux, en achetant des autocollants pour en mettre plein partout sur vos bureaux, voitures, boites aux lettres, cartables des enfants (si, si, vous avez le droit, même s’ils ne sont pas d’accord parce que « Des fois, c’est quand même maman qui décide !  Hein ? Papa aussi ? Oui, papa aussi… des fois ! »), etc. Retrouvez tout cela sur les outils du site ici.

On veut des coquelicots.png