La douloureuse charge mentale

 

Les choses étaient plus simple quand j’étais maman au foyer… L’Homme travaillait et ramenait un salaire, je travaillais mais ne ramenais pas de salaire (c’est ça une maman au foyer!), il était normal et allait de soi pour nous 2 que je m’occupe de toute la gestion de la maison, la famille , notre vie, quoi.
Et cela ne m’a jamais posé de problème, durant ce laps de temps relativement long (4 ans quand même).
Pour autant, j’ai eu des épisodes d’épuisement, où je sentais le burn-out maternel montrait le bout de son nez et mettre son pied dans la porte, quand j’essayais de lutter de toute mes forces (celles qui me restaient…)pour le chasser. Mais jamais je n’ai remis en question la répartition des tâches ou pensait que l’Homme aurait pu prendre des choses en charge.
Cela se passait avec cette simplicité aussi, parce que j’avais arrêté de travailler de mon propre chef. J’ai décidé d’arrêter mon emploi salarié et de m’occuper de ma famille parce que j’étais épuisée par 2 accouchements, un déménagement à l’étranger et une prise de poste dans ledit pays, tout ça en l’espace de 18 mois. Et j’ai estimé, et je continue à le penser que j’ai eu beaucoup de chance de pouvoir prendre cette décision, sans trop me préoccuper de l’aspect financier, et avec le soutien de l’Homme. Le décalage entre ce que l’on imagine de la vie de maman au foyer et la réalité peut ensuite s’avérer source d’angoisses et déceptions (et fera sans doute l’objet d’un autre article), mais en tous cas, le choix que j’ai fait à ce moment-là de ma vie était réfléchi et me satisfaisait pleinement.

Et c’est avec la même conviction de faire le bon choix, que 4 ans plus tard, j’ai décidé, toujours avec le soutien bienveillant de l’Homme, de reprendre un travail. Ce que 18 mois plus tard, je ne regrette absolument pas. J’insiste sur ce point car c’est important de bien comprendre que dans les 2 décisions, j’étais responsable, initiatrice et déterminée par rapport à mes choix. On ne m’a pas forcé, j’ai choisi seule.
Et lorsque j’ai enfin trouvé le job qui me convenait, j’ai su que la répartition des tâches allait demandé beaucoup d’organisation, de volonté et serais soumis à quelques couacs au début.
… Effectivement !
Le problème qui se pose aujourd’hui n’est pas tant la question de qui fait quoi, mais plutôt « Qui y pense ? ». Et j’ai découvert il y a peu, que ce problème qui touche de nombreuses femmes a un nom : la charge mentale.
Alors, ça veut dire quoi, exactement ?
Voici comment la chercheuse Nicole Brais explique ce terme : « ce travail de gestion, d’organisation et de planification qui est à la fois intangible, incontournable et constant, et qui a pour objectifs la satisfaction des besoins de chacun et la bonne marche de la résidence. ».
Je vous invite à lire la BD d’Emma Fallait demander , qui résume avec justesse ce phénomène.

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Concrètement, si l’Homme prend en charge une bonne partie des tâches ménagères et/ou parentales, il n’en demeure pas moins, que je me sens en permanence responsable du foyer au sens large.

Faire la liste des courses et ne rien oublier, faire les courses, et les ranger/ penser aux repas de toute la semaine et préparer les repas/ passer en revue les placards des enfants à chaque changement de saison, et prévoir quels vêtements il faut racheter, et dans quel ordre de priorité, parce que « Ah oui, on est dimanche, il a sport mardi, mais plus de survêt qui lui va ! » / se renseigner sur les activités périscolaires qu’ils vont faire, recalculer le budget pour voir si ça rentre dans les cases, faire les inscriptions, aménager le planning pour pouvoir les déposer/ récupérer, acheter les instruments/accessoires ou tenues adéquates/ faire les inscriptions des enfants à la cantine- au centre aéré, ce qui veut dire pour chaque vacances, soit tous les 1 mois et demi/ penser à vérifier les vaccins des enfants et du chien/ répondre aux invitations d’anniversaire et acheter les cadeaux/ prévoir et tenir le budget/ penser au cadeaux d’anniversaire et de Noël, les acheter, les emballer, et les cacher/ prévoir des pièces pour la petite souris des dents/ vérifier les devoirs des enfants, et leur faire faire, signer le cahier de liaison chaque soir/ savoir la date à laquelle il faut ramener les livres à la bibliothèque, et les ramener/ mettre des bières au frigo pour l’apéro de vendredi (si,si ça aussi!)/ faire la déclaration d’impôts, taxe d’habitation, taxe foncière dans les délais et les payer/ anticiper les lessives à lancer absolument si on veut que notre petit dernier n’aille pas à l’école en slip, et les lancer…
Liste non exhaustive, vous l’aurez compris, extensible à souhait, et sans point final … jamais…

Il y a 10 ans, le tabou du burn out maternel s’est clairement fissuré, et on s’est senti sinon capable, mais au moins en droit d’en parler, et d’échanger sans se sentir « une mauvaise mère ». Aujourd’hui on parle de la charge mentale, (même si le terme existe depuis plus de 30 ans) et on découvre tout à coup qu’on n’est pas la seule à vivre cela… Combien de temps encore, pour qu’on se sente vraiment à égalité ? Au boulot ? Dans son couple ? Dans sa famille ? Dans la rue ?

Et vous, quel constat faites-vous dans votre famille ? Comment gérez vous la répartition des taches et cette charge mentale ? Avez-vous réussi à trouver un équilibre?

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Halloween pour les maman préssées!

Dernier week-end avant Halloween, forcément on est dans l’ambiance quand on a 2 monstres, 2 suceurs de sang et d’énergie, 2 diablotins de 7 ans et 5 ans . Et comme cette année, j’ai repris le travail, la déco fut achetée, à défaut d’être traditionnellement réalisée par nos mimines. Toutefois, culpabilitédemamanquiareprisletravail je leur devais quand même de faire une petite activité rapide (évidemment, multipliez le temps que vous auriez mis seul par le nombre d’enfant que vous gérez durant l’activité : « Nan, c’est moi qui colle les yeux ! » « Maman, regarde, il mange la peinture, Beurk ! »).

Ce sont donc de magnifique chauve souris en boite à œufs, qui décorent maintenant notre intérieur !

Quelques photos de la réalisation très simple :

Puis, j’ai embarqué les marmots dans la réalisation d’œufs mimosa- araignée, sauf que à défaut d’olives noires,  je n’avais plus que des olives vertes, et que du coup, au final, nos araignées ressemblent plus à des tortues ! Peu importe, voilà ce à quoi nous voulions oeuf-araignee: arriver (Ici sur Pinterest):

 

 

 

Et voici ce que nous avons réalisé :

Des tortues, je vous dis! J’adore cet anticonformisme familial !

Enfin, pour le goûter, nous avons fait des sablés au chocolat « Momies » : Les enfants ont adoré les réaliser et les manger !

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Recette des sablés momie :

Vous aurez besoin de :

-125 g de sucre + 1 sachet de sucre vanillé

-200 g de farine

-1 c. à s. de cacao en poudre

-1 œuf

-125 g de beurre en morceau

-des billes de chocolat

1- Mélangez tous les ingrédients en commençant par la cuillère en bois, puis en finissant à la main.

2- Formez une boule que vous mettrez une heure minimum au réfrigérateur dans un récipient fermé ou recouvert.

3- Étalez votre boule sur un plan fariné, et découpez vos formes, à l’aide d’un emporte pièce Bonhomme (comme ceux que l’on utilise à Noël).

4- Enfournez à four chaud 180° pour 10 mn. Une fois cuit, faites refroidir complètement vos sablés.

5- Pour réaliser la « momification », faites fondre une plaque de chocolat blanc pâtissier au bain-marie. Trempez une fourchette dans le chocolat et « secouez » de gauche à droite rapidement sur vos bonhommes. Collez les yeux immédiatement avant que le chocolat ne sèche (ici des billes de chocolat).

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Et voilà !

 

Occuper ses enfants grippés: décoration d’œufs et autres peinturlurades!

Une enfant malade + un jour de congés non-prévu pour la garder = des activités manuelles !

Cela faisait bien longtemps que nous ne nous étions retrouvées ma fille et moi à la maison un mercredi tout entier. C’est donc en toute logique que je lui ai consacré cette journée en privilégiant son bien-être et ses envies : lasagnes végétarienne à sa demande et crêpes pour le goûter, et bien sur petites activités manuelles pour son plus grand plaisir.

Complètement hors saison, ( disons qu’on est très en avance… ou très en retard), nous avons préparé des œufs décorés.

Comment vider les œufs :

Il suffit de percer délicatement votre œuf de part et d’autre de son extrémité (avec un pic à brochette en métal, c’est parfait), et de souffler dans l’un des trous pour faire sortir l’œuf (que vous récupérerez dans un bol évidemment).

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Je vous fais grâce de la photo de moi en train de souffler dans les œufs, le glaire qui coule et mes joues cramoisis: AB-SO-LU-MENT IMMONDE!

Vous passerez ensuite les coquilles sous un filet d’eau pour les rincer et éviter qu’il ne reste de l’oeuf dessus, et vous les laisserez sécher.

Concernant les blancs et jaunes, si vous ne les utilisez pas immédiatement, il est bien sur, hors de question de les jeter (de grâce!) vous pouvez donc les congeler pour une future utilisation.

Vous prendrez alors soin de les battre en omelette et d’ajouter un peu de sel ou un peu de sucre selon la future utilisation. Ce n’est pas obligatoire, mais cela évitera que votre mixture devienne granuleuse à la décongélation. N’oubliez pas de noter sur votre récipient le nombre d’œufs et ce que vous avez ajouté (sel ou sucre), cela évitera les mauvaises surprises 😉

Revenons donc à notre décorations d’œufs. J’ai trouvé beaucoup d’exemples de modèles sur la bible Pinterest, et le choix de ma 7 ans s’est porté sur la famille Barbapapa. Voici donc le résultat à la peinture acrylique et finition aux crayons Pocsa. La finesse des  finitions sera bien sur proportionnelle à l’âge de l’enfant 😉

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Je vous conseille, de faire la peinture en 2 temps : peindre le haut et laisser sécher dans un coquetier ou une boite à œufs, puis peindre le bas. Ceci n’est pas toujours évident, car les enfants ne sont pas patients, et attendre que l’oeuf séche peut s’avérer vraiment difficile pour eux, selon l’âge. Prévoyez dans ce cas, une petite activité pour les faire patienter. Et comme je suis une maman tellement organisée et super sympathique (!), je vous dévoile quelques mini activités peinturluresques (SI ! CA EXISTE!) que nous avons donc testés et qui ont beaucoup plus à ma louloute.

  • L’arbre en boutons :

Peignez rapidement en noir quelques branches partant d’un tronc principal.

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Une fois sec, proposez à l’enfant de tremper un pinceau à pochoir (rond et à poil dur) dans une ou plusieurs couleurs de peinture, et de l’appliquer tels des boutons de fleurs, près à éclore.

 

 

 

  • L’arbre feuille :

Après avoir divisé votre feuille en 2 et peint une moitié en noir et l’autre en dégradé de la couleur que vous voulez (cette partie pouvant bien entendu être réalisé par l’enfant selon son âge), demandez à l’enfant de peindre une grande feuille. img_5098Appliquez la feuille sur le dessin et pressez délicatement pour faire un bel effet nervuré.

Ma grande a ensuite voulu décorer son arbre-feuille, car la forme lui faisait penser à un sapin de Noël. Pourquoi pas ?

 

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  • L’aquarium à doigt :

L’activité dont le rendu est le plus réussi pour moi.

Faites tremper les petits doigts dans différentes couleurs de peinture et appliquer les empreintes sur toute la feuille. Laissez sécher quelques minutes, le temps d’aller se récurer les mains par exemple…

Une fois sec, avec un feutre fin noir, demandez à l’enfant de dessiner des nageoires, des yeux, et une queue de poisson à chaque empreinte pour créer un aquarium multicolore.img_5161

Maman va avoir besoin d’escarpins!

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Aïe ! Ouille ! Ouille ! Ça c’est le cri de mes petits doigts qui n’ont pas touché (ou presque) le clavier de mon PC depuis 2 semaines, vacances scolaires obligent ! Et donc, petits doigts rouillés, crispés, pas souples du tout… Mais heureusement, grande journée, donc cœur léger, joie intense, et grand changement de vie de rythme, pour moi et toute la famille ! Non, pas parce que les enfants ont repris le chemin de l’école (enfin, si, mais cela ne me mets quand même pas dans cet état!), mais parce qu’aujourd’hui, ma candidature a été retenue pour le poste que je souhaitais et je suis sur un nuage ! TROP HEUREUSE !

Imaginez 4 ans de vie, mis au service de ma famille. 4 ans c’est beaucoup, et peu aussi… C’est beaucoup, et arrive un moment où l’on se perd un peu, en tant que femme, mais je ne vais pas vous la refaire, vous avez bien compris mon ras-le-bol, dans le précédent post : Le blues de la mère au foyer.

Et c’est peu, quand je réalise, à quel point, il faut être disponible pour gérer les enfants dans un idéal irréalisable d’éducation. Pour allier douceur et fermeté sans jamais s’énerver, sans jamais faillir, être ce parent présent et à l’écoute, qui ne crie pas, qui ne fait pas passer ses envies et ses désirs avant ceux de ses enfants, etc. Je vous rassure tout de suite, j’ai failli ! Et tellement de fois ! Et je ne peux croire qu’un être humain « normal » puisse y arriver ;). Et, je ne dis pas non plus, qu’il faut être sans cesse disponible, pour réussir à être de bons parents. Des parents qui travaillent, peuvent apporter plus de stabilité et de temps de qualité que certains parents « à la maison ». Alors, souvent parfois, je me suis dit que j’étais merdique (une mauvais mère, quoi!), et parfois je me suis dit, que j’avais réussi ceci ou cela…

Donc, comme promis, lors du dernier article, et parce qu’aujourd’hui, spécialement, j’ai le sentiment, que je tourne une page du livre, voici ce que humblement, je suis heureuse d’avoir apporté à ma famille durant ces 4 années de maman au foyer :

Du temps. Évidemment du temps. Du temps pour jouer, pour écouter, pour consoler, pour bercer, pour raconter, pour regarder, pour évoluer ensemble, pour répondre à leurs interrogations (ou pas !), pour faire découvrir, et pour se rappeler de chaque pli de leur visage, de chaque petits pas accomplis, des premiers mots et des petites et grandes réussites.

Une prise en charge totale : bien sur la maison et ses innombrables tâches ménagères (Beurk!), bien sur les papiers, factures, courriers, inscriptions, réclamations, bien sur les repas (et mes progrès ENORMES en matière de cuisine ! Si, si, pour de vrai!), les courses, bien sur, les plannings des uns et des autres, rendez-vous chez le médecin, n’oublie pas de passer au garage déposer le char la voiture pour la révision, école, cours d’Aïkido, anniversaire des copains, et autres réjouissances d’emploi du temps, bien sur le jardin à entretenir (toujours avec plaisir!) et la piscine à nettoyer, bien sur les devoirs à faire, et bien sur trouver des idées pour les loisirs… Une véritable entreprise à gérer, en fait !;)

Des anniversaires de ouf sur mesure et fait-main! Un thème, une déco, des costumes, des activités, un gâteau, des friandises et plein de copains hystériques qui courent dans le jardin!

Des activités à partager, à leur faire découvrir, et leur faire aimer : passer du temps à jouer à la pétanque (Eh ! On est sudistes, nous, maintenant!), leur apprendre à fabriquer un abri pour les oiseaux, peindre ensemble, aller à la bibliothèque, leur lire des histoires sur place et repartir les sacs remplis de livres pour prolonger le plaisir à la maison, leur apprendre à faire des bombes dans la piscine (Quelle victoire, et quelle fierté la première fois!), les emmener au Skate Park faire de la trottinette, faire des gâteaux ensemble, les pousser sur la balançoire, jardiner avec eux, faire des selfies de nos plus belles grimaces et les envoyer à papa (ou mamie, ou tonton, ou tata, ou… oui, ben c’est bon, maintenant, les enfants!), aller ramasser des trésors dans la nature (fleurs, pommes de pins, feuilles mortes…), expliquer pourquoi et comment, et les initier à l’écologie…

Des choses simples et belles, qui font la vie… Ce que, peut-être, beaucoup de parents font et tout en travaillant, et c’est tout à leur honneur. Je sais, que moi, je n’aurais pas pu concilier les deux, sans sacrifier l’un ou l’autre.

C’est donc, avec le sentiment d’avoir accompli et survécu à ma mission de super héroïne Maman (Batman– Spiderman– Superman– Maman!), que je reprends la route du travail. A moi les objectifs, les délais à respecter, les clients à chouchouter, les équipes à motiver, les collègues à apprivoiser, le salaire qui va avec (Youhou ! je vais avoir du vrai argent !), les talons hauts, et les jupes courtes, les lunchs avalées en vitesse et les retours à la maison avec le repas prêt et la table mise ! Sérieux ? C’est moi, qui vais fermer la porte en dernier ? Trop cool !

Le blues de la mère au foyer

Des années à défendre le statut tellement ingrat de mère au foyer, des années à justifier auprès des proches et des moins proches que non, une mère au foyer, ne regarde pas les feux de l’amour allongée sur son canapé, en se faisant une pédicure et en s’empiffrant de chocolats, des années à répondre à la fameuse question « Mais… tu ne t’ennuies pas trop? », des années à tenter de valoriser ce « statut », puisqu’il n’est ni un métier, ni un hobby, ni une occupation…

Et puis un jour, marre.

Marre de ne pas avoir de coupure : mère au foyer c’est tous les jours, toutes les nuits, la semaine et le week-end, les jours « travaillés » et fériés, les vacances, tout le temps, 24/24,7/7, 365/365…

Marre d’attendre l’heure de retrouver les enfants, parce que l’envie de les serrer dans les bras est forte, et marre de s’en prendre plein la tête, au bout de 30 secondes : « Oh non ! Encore des tartines au Nutella pour le goûter ! Et pourquoi, t’as pas ramené ma trottinette ! »

Marre aussi d’attendre  le retour de l’Homme pour lui raconter un tas de trucs passionnants, et de le retrouver à pas d’heure, exténué par le boulot, exténué d’avoir trop parler, dirigé, coaché, évalué et motivé.

1827901-marcia-cross-alias-bree-van-de-kampMarre des petites réflexions anodines des uns et des autres : « Oui, mais toi, t’as le temps. » « Franchement, parfois, j’aimerais être à ta place » « Waouh ! Comment je péterais un plomb, à ta place ! »

Marre de gérer l’intégralité de la maison : le ménage, la lessive, les repas, la comptabilité, le jardin, les factures, les échéances, les achats, les dépenses, la voiture, les courriers, les courses, etc.

Marre de gérer l’intégralité de la famille : les rendez-vous, l’éducation, les sorties, les invitations, les pipis, les cacas, les chagrins, les peurs, les anniversaires, les maladies, etc.

Marre d’enfiler tous les jours la panoplie jean-pull-Converses, parce que c’est pratique… oui, la jupe-talons ça le fait pas, quand tu te retrouves sous la pluie, avec les enfants, le chien, les cartables, le goûter, et que tu essaies de faire tenir tout ça, sous un parapluie.

Marre du manque de considération.

Marre de ne jamais faire de pause, par culpabilité sans doute.

Marre de ne pas avoir de salaire, et donc de ne pas s’autoriser de dépenses perso.

Marre d’être toujours dispo pour tout le monde.

Marre de se sentir coupable tout le temps et pour un tas de trucs…

 

Bon… un billet un peu bluesy aujourd’hui, mais je travaille déjà sur le suivant : tout ce que j’ai apporté à ma famille en étant maman à la maison !

Répéter, répéter, répéter…

Allez, mon grand, réveille, toi, allez, mon grand, réveille-toi, allez, mon grand, réveille-toi…

Mes tes chaussons princesse, mets tes chaussons, princesse, mets tes chaussons, princesse…

Va faire pipi, va faire pipi, va faire pipi…

Si, même si tu penses ne pas avoir envie, si même si tu penses ne pas avoir envie, si, même si tu penses ne pas avoir envie…

Allez, viens prendre ton petit-déjeuner, allez, viens prendre ton petit-déjeuner, allez, viens prendre ton petit-déjeuner…

Laisse le chien tranquille, laisse le chien tranquille, laisse le chien tranquille…

Tu vas renversé ton bol ! Tu vas renverser ton bol ! Tu vas renverser ton bol …

Tu as fini, chéri ? Alors viens t’habiller, Tu as fini, chéri ? Alors viens t’habiller, Tu as fini, chéri ? Alors viens t’habiller…

Non, on ne met pas de débardeur au mois d’avril, non, on ne met pas de débardeur au mois d’avril, non, on ne met pas de débardeur au mois d’avril…

Enfile ton pantalon, s’il-te-plaît, enfile ton pantalon, s’il-te-plaît, enfile ton pantalon, s’il-te-plaît…

Tu es habillée ? Alors va te brosser les dents, tu es habillée ? Alors va te brosser les dents, tu es habillée ? Alors va te brosser les dents…

Tu joueras avec le chien, quand tu seras prête, tu joueras avec le chien, quand tu seras prête, tu joueras avec le chien, quand tu seras prête…

Termine de t’habiller, je vais coiffer ta sœur, termine de t’habiller, je vais coiffer ta sœur, termine de t’habiller, je vais coiffer ta sœur…

Non, pas le serre-tête de Noël, non, pas le serre-tête de Noël, non, pas le serre-tête de Noël…

Tu as envie de faire caca, alors c’est maintenant, pas dans 10 mn, tu as envie de faire caca, alors c’est maintenant, pas dans 10 mn, tu as envie de faire caca, alors c’est maintenant, pas dans 10 mn…

Arrête de bouger, stp, je ne peux pas faire tes tresses, arrête de bouger, stp, je ne peux pas faire tes tresses, arrête de bouger, stp, je ne peux pas faire tes tresses…

Tu t’es brossé les dents ? tu t’es brossé les dents ? tu t’es brossé les dents ?

Allez, les enfants, c’est l’heure, allez, les enfants, c’est l’heure, allez, les enfants, c’est l’heure…

Non, on ne prend pas le sabre Dark Vador à l’école, non, on ne prend pas le sabre Dark Vador à l’école, non, on ne prend pas le sabre Dark Vador à l’école…

Le livre de la bibliothèque non plus, c’est pas à nous ! Le livre de la bibliothèque non plus, c’est pas à nous ! Le livre de la bibliothèque non plus, c’est pas à nous !

Mets tes chaussures stp, mets tes chaussures stp, mets tes chaussures stp…

Gamin, rapporte les chaussures ! Gamin, rapporte les chaussures ! Gamin, rapporte les chaussures !

Princesse, tu vas où ?Princesse, tu vas où ?Princesse, tu vas où ?

On n’a plus le temps de faire un dessin !, on n’a plus le temps de faire un dessin ,on n’a plus le temps de faire un dessin …

Fais tes lacets, fais tes lacets, fais tes lacets…

Gamin, arrête de mordre mes chaussettes, tu me fais mal ! ,Gamin, arrête de mordre mes chaussettes, tu me fais mal ! ,Gamin, arrête de mordre mes chaussettes, tu me fais mal !

Met ta veste, met ta veste, met ta veste…

Il est où ton sac ? Il est où ton sac ? Il est où ton sac ?

C’est bon ? On est prêts ? ,C’est bon ? On est prêts ? ,C’est bon ? On est prêts ?

Non, on ne rapporte pas de pomme à la maîtresse, non, on ne rapporte pas de pomme à la maîtresse, non, on ne rapporte pas de pomme à la maîtresse…

Une orange ? Non plus !, Une orange ? Non plus !, Une orange ? Non plus !

On va être en retard, on va être en retard, on va être en retard…

Oui, dis lui au revoir… rapidement stp…oui, dis lui au revoir… rapidement stp…oui, dis lui au revoir… rapidement stp…

Allez on y va ! Allez on y va ! Allez on y va !

Empêche le chien de sortir ! Empêche le chien de sortir ! Empêche le chien de sortir !

Gamin ! Au pied ! Gamin ! Au pied ! Gamin ! Au pied !

Allez ! Allez ! Allez !

Il est où ton doudou? il est ton doudou? il est où ton doudou?

Arrête de pleurer, je vais le chercher, arrête de pleurer, je vais le chercher, arrête de pleurer, je vais le chercher…

Vas-y, monte dans la voiture, Vas-y, monte dans la voiture, Vas-y, monte dans la voiture…

On est en retard, on est en retard, on est en retard…

A ce soir, mon cœur. Amuse toi bien, apprend bien et passe une bonne journée. Je t’aime.

Et ça, c’est la seule phrase, que je n’ai pas besoin de répéter 3 fois, car il me plaît à penser, que c’est la seule phrase qu’ils écoutent vraiment, qu’ils enregistrent du 1er coup et qu’ils gardent pour toute la journée 🙂

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Les jours qu’on voudrait gommer…

Encore un de ces jours, où la patience me manque.

Encore un de ces jours, où je n’ai pas assez dormi, parce que j’ai du me lever 3 fois, pour gérer une couette tombée, un cauchemar, plus ou moins avéré, ou un pipi inattendu, et qu’à chaque interruption, je mettrais 1 heure à retrouver le sommeil.

Encore un de ces jours, où je n’arrive plus à faire passer mes enfants avant.

Encore un de ces jours, où je n’ai pas eu la force de continuer à répéter « Mets tes chaussures », une onzième fois, sans m’énerver.

Encore un de ces jours, où je crie.

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Encore un de ces jours, où je stresse en entendant leurs chamailleries dans la chambre, qui s’amplifient.

Encore un de ces jours, où je culpabilise, en me disant que je ne suis pas une bonne mère, que les autres sont plus abouties que moi, et que mes enfants ne méritent pas ça.

Encore un de ces jours, où j’ai le sentiment d’avoir tout gâché, et de devoir recommencer à 0.

Et pourtant…. il y a des jours, où je suis si calme.

Il y a des jours, où je n’élève pas la voix.

Il y a des jours, où je répète inlassablement, stoïquement et avec persuasion « Mets tes chaussures ».

Il y a des jours, où je prends le temps d’organiser une activité avec mes enfants.

Il y a des jours, où je fais des têtes de clowns, jusqu’à ce qu’ils me supplient d’arrêter parce que « NAN ! Arrête ! Maman! C’est tellement drôle que j’arrive plus à respirer !!!!! »

Il y a des jours, où l’on mange dans le calme, en parlant de la journée à l’école.

Il y a des jours, où je n’envoie pas dans la chambre, lorsqu’une crise se déclare, et où je prends l’enfant dans mes bras pour le calmer doucement en le berçant.

Il y a des jours, où l’on danse tous les 3, comme des fous.

Il y a des jours, où je leur lis une histoire entière en faisant les voix de tous les personnages.

Il y a des jours, où je propose de faire un jeu/une activité/un gâteau, avant qu’ils ne demandent.

Alors, aujourd’hui, à la sortie de l’école, j’irais vous chercher avec le chien, pour vous faire plaisir.

Pour le goûter, ce sera gâteau au chocolat, pour vous faire du plaisir.

On restera un moment à jouer et papoter, dans le jardin, avant d’aller à la douche, pour vous faire plaisir.

Si vraiment vous insistez… on zappera la douche ! Pour vous faire plaisir.

On finira les coloriages de Pâques ensemble, pour vous faire plaisir.

On mettra le dessin, un peu plus longtemps, pour vous faire plaisir.

On mangera une pizza, pour vous faire plaisir.

Avant d’aller se coucher, on fera un câlin dans mon lit, pour vous faire plaisir.

Et je mettrai mon nez dans vos chevelures, je respirerai très fort, l’odeur de vos crânes chauds… et je serai bien… on sera bien.

Gateau léger-sucré à la noisette

Une petite envie de douceur sucré s’est emparé de mes papilles, hier, après le déjeuner…

Me voici donc parti pour un gâteau à la noisette tout léger et délicieusement sucré !

Il vous faut donc :

  • 100 g de poudre de noisettes
  • 100 g de beurre mou
  • 130 g de sucre
  • 75 g de farine
  • 4 blancs d ‘œufs

1- Mélangez les blancs en neige de préférence au robot, avec le sucre.

2- Ajoutez, sans arrêter le robot, la poudre de noisette, la farine et le beurre mou.

3- Versez la préparation dans un moule à manqué beurré et fariné.

4- Mettre au four chaud (200°) pour 15 minutes. Puis, baissez à 150° et laissez à nouveau 15mn.

Vous pouvez le démouler une fois refroidi. Je l’ai servi avec une confiture pomme-4 épices maison, c’était juste excellent !

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Le cookie ou la petite douceur nait d’une erreur.

Quand dans les années 30, la cuisinière d’un restaurant du Massachussetts, prépara des biscuits en pensant que le chocolat fondrait avec le reste des ingrédients, elle était sans doute loin d’imaginer que son biscuit rond, né donc dune erreur,  connaitrait un tel succès!

Voici ma recette inratable et rapide pour un gouter de vacances parfait 😉

Il vous faut:

  • 220 g de farine
  • 100 g de beurre
  • 100 g de chocolat dessert
  • 100 g de sucre
  • 100 g de cassonade
  • 1 oeuf
  • 1/2 c. à c. de bicarbonate
  • 1 pincée de sel
  • 3 gouttes d’arome alimentaire naturel de caramel

1- Mélangez le beurre mou et les 2 sucres.

2- Ajoutez la farine, l’oeuf, le bicarbonate, le sel et l’arome caramel.

3- Ajoutez enfin le chocolat que vous aurez coupé grossièrement au couteau.

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4- Sur une plaque de cuisson, recouverte de papier sulfurisé, formez des petits tas de pate à l’aide de 2 cuillères. Espacez les suffisamment, pour qu’ils ne se collent pas durant la cuisson. Pour repère, vous en faites environ 12 par plaque. Et avec, cette quantité de pâte, j’ai pu faire 2 fournées. Soit… 24 cookies! Bravo, y’en a 2 qui suivent au fond 😉

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5-Enfournez dans un four chaud pour 15 mn (pas plus, les cookies durcissent en refroidissant) à 180°.

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Vous pouvez varier les parfums en mettant du chocolat blanc à la place du noir, ou en ajoutant 2 pincées de cannelle par exemple. Egalement l’ajout d’un fruit (pomme, poire, banane…) coupé en petit cube, rend le cookie encore plus moelleux.