Le jour où j’ai décidé d’arrêter de crier

Passé le choc des 40 ans (bilan- prise de conscience- remise en question), la décennie qui s’est amorcée depuis 4 ans pour moi, est, sans nul doute, celle de la maturité. Oui , je sais ça fait cliché ! Et pourtant… c’est vrai. Je n’ai jamais été aussi apaisée que maintenant. Plus mûre et plus sûre de moi, c’est évident. Moins peureuse de tout : de moi, des autres, de la vie, des imprévus, des accidents… Je vis « presque » au jour le jour, en tous cas j’essaye et je prends les choses au fur et à mesure. J’ai arrêté de tout anticiper.

Évidemment, j’ai beaucoup travaillé pour en arriver là !:)

Car non, ce n’est pas lorsque l’on se réveille fraîchement quarantenaire, que tout cela arrive à soi ! Pour ma part, la prise de conscience d’être à peu près à la moitié de ma vie (même si j’espère bien vivre 100 ans!) m’a permis de réfléchir, et de faire des choix, qui ont été les bons jusqu’à maintenant. L’un de ses choix, fut de trouver un « déstressant » ! Pour moi, ce fut la méditation. Une habitude, que je pratique chaque jour, depuis 3 ans maintenant, et qui a profondément modifié ma façon d’appréhender les autres, le monde et moi-même. Qui a aussi régler pas mal de problèmes physiologique.

J’ai fini par me sentir légitime sur cette planète . Et en cohérence. Mais c’est un travail de longue haleine. Et parfois encore l’incohérence me frappe de plein fouet.

Ainsi, lors d’un échange avec mes enfants, que j’ai jugé très violent il y a quelques semaines, où je me suis mise à hurler, parce que je n’ai pas su répondre autrement à un conflit, j’ai décidé, le jour même, que c’était la dernière fois que je criais ainsi. Sur mes enfants, évidemment, mais aussi d’une manière générale.

J’ai donc entrepris de chercher une aide, une méthode, quelque chose sur lequel me reposer pour avoir des bases, et surtout des outils à appliquer. Ce fut comme souvent à la bibliothèque que je trouvais la solution dans le livre « La discipline positive » de Jane Nelsen, livre, que j’ai dévoré en quelques jours. Attention, ne vous fiez pas au titre, qui est traduit de l’américain, et qui n’a pas exactement le même sens en français. En effet, pour moi éducation aurait été mieux choisi que discipline, qui a une connotation négative.

La-discipline-positive

Ce bouquin propose une méthode, qui pour faire court,  se base sur la bienveillance et la fermeté. Il donne de vrais outils, pour développer l’autonomie à tout âge de l’enfance (pas pour les ados, qui font l’objet d’un autre livre). Et qui dit autonomie, dit une partie des soucis qui s’envolent, car répéter 30 fois les mêmes choses chaque matins, de chaque jour d’école, ça use les parents, mais aussi les enfants. Pour ma part, je suis passé du jour au lendemain (si, si véritablement) des matins en retard, à courir et crier, à des départs pour l’école avec le sourire et en avance, s’il-vous-plait !

La méthode implique énormément d’échanges verbaux. Les punitions étant abrogées, il faut beaucoup discuter. Je dois dire, que les 4 premiers jours, je me sentais un peu perdue, lorsque d’habitude, je sortais un menaçant « Si tu ne fais pas tes devoirs, j’annule la télé du weekend ! ». Mais en moins d’une semaine, j’avais pris d’autres habitudes, et j’ai pris goût à ces discussions, avec mes enfants. Plusieurs phrases m’ont marquées et fait avancer dans le livre. L’une d’elles me rappelle chaque fois, que je suis en proie au doute, ce qui est essentiel : « Au final, que cherche-t-on à faire avec ses enfants ? Vivre en harmonie et dans la bienveillance, et passer du bon temps, non ? »

A noter aussi, que ce livre s’adresse aux parents, mais aussi aux professeurs des écoles, avec une partie adaptée à leurs problématiques.

dscn7290-e1550397169674.jpg

Je ne peux que vous conseillez ce livre, qui a changé nos routines avec les enfants, et qui m’a apporté BEAUCOUP de douceur et de zénitude. Oui, quand on ne crie pas pendant plusieurs jours, on est forcément plus calme et serein. Bien sur, ce bouquin, ne correspondra pas à tout le monde et ne résoudra pas tous les cas , mais j’ai tellement souffert de m’énerver contre eux, et de ne pas être en cohérence, avec les valeurs que je leur donne (« lorsque tu as un souci avec une personne, il faut garder son calme, discuter, et que vous trouviez la meilleure solution pour tous les 2 » « Alors pourquoi toi, tu nous cries dessus sans discuter ? »), que je veux partager les solutions qui fonctionnent chez nous, si cela peut aider une famille, c’est déjà énorme.

Et chez vous, comment ça se passe la résolution de conflit ?

Publicités

Les sablés de Noël

On continue notre tour de l’avent et des traditions de Noël, parce que, comment vous dire… Je ne m’en lasse pas ! Et oui, en grandissant j’ai perdu beaucoup plus d’âme d’enfant que je ne pensais… Snif… Mais s’il y a bien une période que j’aime dans l’année (hormis le froid Brrrrrrr!) c’est la période de l’avent ! Les lumières dans les rues, les couleurs, l’esprit de Noël, les yeux des enfants émerveillés, le vin chaud, l’odeur de fruits confits, de mandarine et de cannelle…. Mmmmmmmhhhh ! J’adore cette période ! Même en étant devenue végétarienne et consommatrice écolo-responsable , j’aime toujours autant ce moment. Peut-être même que je l’apprécie plus encore qu’avant.

Donc ce week-end c’était marathon sablés de Noël pour les schtroumpfs et moi-même.

Je vous donne donc ci-dessous la recette des Aussterchele ( ne me demandez pas pour la prononciation, j’ai fait espagnol 2ème langue!), les sablés de Noël traditionnels allemand, pour réaliser environ 4 plaques à pâtisserie de sablés .

IMG_20181218_204033_454

Le résultat du glaçage est très moyen visuellement (!), mais le but était surtout de passer un moment ensemble, de faire la pâtisserie, ce qu’ils adorent et au-delà de l’aspect visuel, euh… on a fini les sablés en 2 jours! Hihihi! Comment ça on était nombreux? Non, non juste les enfants et moi!

Il vous faut :

  • 3 œufs
  • 500 g de farine
  • 250 g de beurre mou
  • 250 g de sucre
  • le zeste d’un citron bio

1- Mettre le beurre mou dans le robot et commencez à battre.

2- Ajoutez les œufs et le sucre, et battez à vitesse moyenne pendant 10mn. Oui, oui 10mn et il faut bien respecter le temps indiqué !

3- Ajoutez la farine et le zeste coupé en tout petits morceaux. Laissez refroidir au frigo au moins 1h. Si vous ne pouvez pas attendre, tant pis, mais la pâte est très collante donc ce n’est pas facile à manipuler.

4- Préchauffez le four à 150°.

5- Sortez la pâte et étalez au rouleau à pâtisserie sur ½ cm environ.

6- Il ne vous reste plus qu’à découper vos motifs à l’emporte-pièces, ce qui reste l’activité préféré des enfants.

7- Déposez au fur et à mesure vos sablés sur une feuille cuisson de style Stilpat et enfournez sur la plaque à pâtisserie pour 10mn. Si vous ne souhaitez pas les recouvrir de glaçage, n’oubliez pas de badigeonnez de jaune d’œuf ou de lait avant d’enfourner.

8- Une fois la cuisson terminée et vos sablés refroidis, vous pouvez passer au glaçage (encore un grand moment avec les marmots ! ) en mélangeant 300g de sucre glace + 1 blanc d’œuf + le jus du citron. Pour nous ce fut laborieux, mais on a bien rigolé !

Alors, tenté par ce moment à partager avec les enfants ? N’hésitez pas à me raconter ou à poster vos photos !

L’épuisant métier d’arbitre

Infirmière, animatrice, enseignante, mannequin cobaye coiffure, mannequin cobaye maquillage, nurse, cuisinière, organisatrice en événementiel, femme de ménage, GO, chauffeur de taxi, garde du corps, PDG de sa petite entreprise, coach, coiffeuse, pharmacienne-apprentie-chimiste, psychologue, clown (NDLR : Liste non exhaustive).

Lorsque tu deviens maman, tu ne t’attends pas forcément à exercer tous ces métiers, et pourtant…

IMG_20181130_110228_000

L’une des professions pour laquelle je ne m’étais pas préparé est celle d’ARBITRE. Et croyez moi je le regrette ! Si j’avais été prévenu, (pourtant je ne suis pas fille unique, mais de l’autre côté de la barrière, je ne me rendais pas compte…) j’aurais été faire un petit stage avec l’équipe de France, un bon coaching et hop! j’aurais été préparé, armé… J’aurais eu quelques bases, je ne me serais pas laissé déborder, et surtout, JE NE M’ÉNERVERAIS PAS AUTANT ! Heureusement que je médite, je vous le dis…parce que c’est une vraie épreuve pour les nerfs !

1er round : Ça commence dès le petit-déjeuner, avec le petit-grand de 7 ans qui arrive et ne dit pas bonjour à sa sœur presque-déjà-ado(OH MON DIEU)-de 9 ans, qui s’empresse évidemment de lui asséner un BON-JOUR ! claquant et chantant, et se racle la gorge, de manière à lui faire bien comprendre, qu’il n’a pas les codes de vie en société. Là commence, donc mon 1er coup de sifflet ma 1ère intervention, après avoir laissé l’occasion de se rattraper, et dès que je commence à attendre le 1er « Mais laisse moi tranquille, qu’est-ce que tu me veux ? ». Avec calme et diplomatie, j’explique au petit malpoli, que lorsqu’on entre quelque part, on dit Bonjour, car c’est une règle de vie en société, et de politesse, et cela annonce, que l’on vient en ami, que l’on est de bonne humeur, et en plus ça lance une BONNE JOURNEE à tout le monde, etc. S’en suit généralement une jérémiade, sur le fait que lui est fatigué, que c’est pas difficile à comprendre, et qu’il allait le dire, si on lui avait laissé le temps….

OK… Tout va bien, on retourne dans la salle de bains finir de dé-Picassoter (Pour ceux, qui ne comprennent, le sketch obligatoire de Florence Foresti est ICI).

2ème round : La salle de bains. Le moment ou je commence à entendre des éclats de voix, est celui où la presqu’ado monopolise la brosse à cheveux depuis environ 10mn (pour brosser toujours la même mèche) et que son frère vient de lui dire de se dépêcher, et qu’elle l’a bien sur envoyer balader. Allez, cette fois, je sors mon petit carton jaune, j’interviens en force, en prenant la brosse des mains de ma fille, après avoir tenté de parlementer bien sur, car je suis une adulte responsable et une maman bienveillante, mais quand même, ça commence à me gonfler à m’échauffer un peu les oreilles.

3ème round : Dans le couloir. Ce fameux moment où tu es pile à l’heure pour le départ à l’école, et tu te dis « Génial, on est dans les temps, pas de stress », et 10mn plus tard, tu n’es toujours pas sorti de ce couloir car…

  • Mais pousse toi du miroir, je me vois pas !
  • Mamaaaaaaaaaaaaaan, il veut pas se pousseeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeer !
  • S’il te plait, pousse toi un peu, tu vois bien que tu gènes ta sœur.
  • Mais qu’est-ce qu’elle a elle ? Elle voit bien que j’ai pas fini de mettre mon écharpe !
  • Ne lui parle pas comme ça .
  • Mamaaaaaaaaaaaaaaan, elle m’a écrasé le pied !
  • Ah non, ça suffit! La violence n’a jamais rien réglé, excuse toi tout de suite.
  • Mes chaussures, elles sont toutes sales maintenant !
  • Oups, j’ai oublié de prendre mes billes !
  • Ouais bah, d’ailleurs tu m’as pas rendu les 2 calots que je t’ai prêté à la récré hier ! Rends les moi maintenant!
  • Non, y’a pas le temps, on verra ça ce soir.
  • Maiiiiiiiiiiiiis, c’est mes billes !
  • Oui, mais là, on va être en retard.
  • Bien sur, parce que c’est lui, et que ça a toujours été votre CHOU-CHOU !
  • Non, nous n’avons pas de chouchou, mais là ON VA ETRE EN RETARD!
  • Etc, etc.

C’est donc, à ce moment là, que je commence à sortir mon carton rouge mes menaces terrifiantes : « Attention, sinon, je décale l’heure du dessin animé du week-end de 15 mn ! » ou pire «  OK, tu as gagné : tu mettras la table ce soir! », et c’est souvent à ce moment là aussi, que manteaux sur le dos, clés de maison sur la serrure, sacs en bandoulière, l’un des 2 me dit « Maman, j’ai envie de faire la grosse commission… ». Ok, cette info, n’a rien à voir avec le thème de l’arbitrage, mais je trouve ça tellement drôle (sauf au moment où ils me le disent bien sur), j’ai parfois l’impression de vivre dans une bande dessinée de Mademoiselle Caroline !

Voilà, et ceci n’est qu’un aperçu, vous l’aurez compris de ce merveilleux rôle d’arbitre, dont on hérite en tant que parent d’au moins 2 enfants. Je n’ose imaginer lorsqu’ils sont 3… Bon, après enquête, mes copines de 3 me disent que ça revient au même, car le conflit est toujours au final entre 2 enfants, pas les 3 en même temps.

Et chez vous, ça se passe comment l’arbitrage ? Sortez vous souvent les cartons rouges ? Et pour les plus âgés, les ados ? C’est toujours pareil ? Pire ? mieux ?

Allez courage, on lâche rien, et on essaye de rester zen…

Calendrier de l’avent DIY

Oh yes ! Cette année, je suis dans les temps pour faire mon propre calendrier de l’avent !

Ben c’est sur, que quand tu retires le travail de ton emploi du temps, il t’en reste plein, du temps. Donc, tu peux réfléchir, anticiper et faire tout simplement !

Voici donc, mon, ou plutôt mes calendriers de l’avent (et oui un par enfant, sinon c’est la déclaration de la 3ème guerre mondiale, si tu leur demande de partager… « non, mais attend, c’est pas parce que c’est bientôt Noël qu’il faudrait en plus, qu’on soit gentils, quoi ! Tu crois encore au père Noël ou quoi ? ») entièrement homemade, do it yourself, récup, écolo, écono, maison quoi !

J’ai utilisé les sachets krafts que je récupère pour mes courses fruits et légumes, mais comme ils étaient bien trop grands, j’ai retaillé à grands renforts de scotch pour avoir la bonne taille. Le calendrier est donc composé de 20 sachets renfermant chacun 1 chocolat par jour et par enfant (sinon 3ème guerre, etc. tu as compris;)) , et de 4 enveloppes, de bon à utiliser :

  • 1 bon pour 1 sortie ciné en famille, avec le film de leur choix
  • 1 bon pour un dîner-goûter, quand ils veulent. Ils adorent ça, et moi ça me rappelle de bons souvenirs 🙂
  • 1 bon pour une soirée télé avec le programme de leur choix
  • et 1 bon pour un spectacle juste avant Noël : le cirque du Vietnam. Bon, là j’avoue je me fais plaisir aussi à moi 🙂 ! j’adore le cirque, mais il faut qu’il soit sans animaux, donc ça restreint le choix, même si ça a tendance à évoluer positivement. Donc la troupe se produisant à Cannes, pendant les vacances, j’ai sauté sur l’occasion, pour emmener toute la famille ! Vivement Décembre !!

J’ai donc terminé mes calendriers en imprimant des chiffres trouvés sur Pinterest (il y en a plein), que j’ai découpé et accroché avec des petites pinces à linges, que j’avais en stock.

IMG_20181123_181504_596

Quelques ficelles plus tard et voici mes jolis sachets. Qu’en pensez-vous ?

Et vous, c’est comment cette année le calendrier ? Acheté ? Fait maison ? N’hésitez pas à partager.

Les meilleurs DIY pour Halloween, à faire avec les enfants

Le temps presse et même si la météo n’est pas vraiment de saison (ici en Provence, on a pas encore rangé les robes d’été 🙂 ), on est à moins de 10 jours d’Halloween!

Alors, chez nous on a prévu des petits DIY avec les enfants, pendant les vacances, mais plutôt en fin de semaine. Je n’aurais pas le temps de faire les articles avant la fête. Voici donc un pèle-mêle des meilleurs DIY à faire avec les grumeaux (ou pas d’ailleurs!), trouvé sur Pinterest. Bonnes horribles créations!

DECO:

cartonnage chatchauve souriscitrouille n&bcouronne natureFantômes suspendusfantomesfeuilles d'automneGraffitis montresPhotophoresPorteSucettes fantomes

 

GOURMANDISES

Apero tonusBiscuits momiesFruits d'HalloweenMeringuesPizza fantomesSaucisses momies

 

MAQUILLAGE:

maquillage citrouilleMaquillage Dia de les muertosmaquillage jackmaquillage squelettemaquillage sorcièremaquillage vampire

Des genoux monstrueusement raccommodés!

C’est en rangeant les vêtements des loulous que la vérité me sauta au visage: il manquait des pantalons aux 2 monstres, et autant la disparition des pulls et autres gilets (l’an passé mon fils a quand même réussi à « oublier » 6 pulls-gilets à l’école et au centre..si, si , six!) bien qu’elle m’agace, peut s’expliquer, mais les pantalons, là je m’inquiète!

Donc, après inspection des lieux stratégiques (dessous de lit-fond de panier à linge- dernière étagère du fond où l’on met les trucs dont on n’a pas besoin), j’ai compris que les disparus étaient en fait sur la pile de linge à repriser que j’ai savamment alimentée au fil des derniers mois semaines jours.

Honte sur moi, enfer et damnation, il ne me restait plus qu’à sortir la boite à couture et aller piquer quelques idées sur Pinterest.

Voici le résultat pour 4 pantalons sur 6 , mais j’ai des excuses: toute la famille est malade. Enfin pas moi, évidemment, mais mes 3 enfants 2 enfants et l’Homme.

DSCN6633 (2)

DSCN6634 (2)

Je suis contente du résultat et les loulous aussi. Manquerait plus qu’ils trouent leur pantalon exprès! 🙂

 

La douloureuse charge mentale

 

Les choses étaient plus simple quand j’étais maman au foyer… L’Homme travaillait et ramenait un salaire, je travaillais mais ne ramenais pas de salaire (c’est ça une maman au foyer!), il était normal et allait de soi pour nous 2 que je m’occupe de toute la gestion de la maison, la famille , notre vie, quoi.
Et cela ne m’a jamais posé de problème, durant ce laps de temps relativement long (4 ans quand même).
Pour autant, j’ai eu des épisodes d’épuisement, où je sentais le burn-out maternel montrait le bout de son nez et mettre son pied dans la porte, quand j’essayais de lutter de toute mes forces (celles qui me restaient…)pour le chasser. Mais jamais je n’ai remis en question la répartition des tâches ou pensait que l’Homme aurait pu prendre des choses en charge.
Cela se passait avec cette simplicité aussi, parce que j’avais arrêté de travailler de mon propre chef. J’ai décidé d’arrêter mon emploi salarié et de m’occuper de ma famille parce que j’étais épuisée par 2 accouchements, un déménagement à l’étranger et une prise de poste dans ledit pays, tout ça en l’espace de 18 mois. Et j’ai estimé, et je continue à le penser que j’ai eu beaucoup de chance de pouvoir prendre cette décision, sans trop me préoccuper de l’aspect financier, et avec le soutien de l’Homme. Le décalage entre ce que l’on imagine de la vie de maman au foyer et la réalité peut ensuite s’avérer source d’angoisses et déceptions (et fera sans doute l’objet d’un autre article), mais en tous cas, le choix que j’ai fait à ce moment-là de ma vie était réfléchi et me satisfaisait pleinement.

Et c’est avec la même conviction de faire le bon choix, que 4 ans plus tard, j’ai décidé, toujours avec le soutien bienveillant de l’Homme, de reprendre un travail. Ce que 18 mois plus tard, je ne regrette absolument pas. J’insiste sur ce point car c’est important de bien comprendre que dans les 2 décisions, j’étais responsable, initiatrice et déterminée par rapport à mes choix. On ne m’a pas forcé, j’ai choisi seule.
Et lorsque j’ai enfin trouvé le job qui me convenait, j’ai su que la répartition des tâches allait demandé beaucoup d’organisation, de volonté et serais soumis à quelques couacs au début.
… Effectivement !
Le problème qui se pose aujourd’hui n’est pas tant la question de qui fait quoi, mais plutôt « Qui y pense ? ». Et j’ai découvert il y a peu, que ce problème qui touche de nombreuses femmes a un nom : la charge mentale.
Alors, ça veut dire quoi, exactement ?
Voici comment la chercheuse Nicole Brais explique ce terme : « ce travail de gestion, d’organisation et de planification qui est à la fois intangible, incontournable et constant, et qui a pour objectifs la satisfaction des besoins de chacun et la bonne marche de la résidence. ».
Je vous invite à lire la BD d’Emma Fallait demander , qui résume avec justesse ce phénomène.

la-charge-mentale-le-syndrome-des-femmes-epuisees-de-tout-gerer
Concrètement, si l’Homme prend en charge une bonne partie des tâches ménagères et/ou parentales, il n’en demeure pas moins, que je me sens en permanence responsable du foyer au sens large.

Faire la liste des courses et ne rien oublier, faire les courses, et les ranger/ penser aux repas de toute la semaine et préparer les repas/ passer en revue les placards des enfants à chaque changement de saison, et prévoir quels vêtements il faut racheter, et dans quel ordre de priorité, parce que « Ah oui, on est dimanche, il a sport mardi, mais plus de survêt qui lui va ! » / se renseigner sur les activités périscolaires qu’ils vont faire, recalculer le budget pour voir si ça rentre dans les cases, faire les inscriptions, aménager le planning pour pouvoir les déposer/ récupérer, acheter les instruments/accessoires ou tenues adéquates/ faire les inscriptions des enfants à la cantine- au centre aéré, ce qui veut dire pour chaque vacances, soit tous les 1 mois et demi/ penser à vérifier les vaccins des enfants et du chien/ répondre aux invitations d’anniversaire et acheter les cadeaux/ prévoir et tenir le budget/ penser au cadeaux d’anniversaire et de Noël, les acheter, les emballer, et les cacher/ prévoir des pièces pour la petite souris des dents/ vérifier les devoirs des enfants, et leur faire faire, signer le cahier de liaison chaque soir/ savoir la date à laquelle il faut ramener les livres à la bibliothèque, et les ramener/ mettre des bières au frigo pour l’apéro de vendredi (si,si ça aussi!)/ faire la déclaration d’impôts, taxe d’habitation, taxe foncière dans les délais et les payer/ anticiper les lessives à lancer absolument si on veut que notre petit dernier n’aille pas à l’école en slip, et les lancer…
Liste non exhaustive, vous l’aurez compris, extensible à souhait, et sans point final … jamais…

Il y a 10 ans, le tabou du burn out maternel s’est clairement fissuré, et on s’est senti sinon capable, mais au moins en droit d’en parler, et d’échanger sans se sentir « une mauvaise mère ». Aujourd’hui on parle de la charge mentale, (même si le terme existe depuis plus de 30 ans) et on découvre tout à coup qu’on n’est pas la seule à vivre cela… Combien de temps encore, pour qu’on se sente vraiment à égalité ? Au boulot ? Dans son couple ? Dans sa famille ? Dans la rue ?

Et vous, quel constat faites-vous dans votre famille ? Comment gérez vous la répartition des taches et cette charge mentale ? Avez-vous réussi à trouver un équilibre?

Halloween pour les maman préssées!

Dernier week-end avant Halloween, forcément on est dans l’ambiance quand on a 2 monstres, 2 suceurs de sang et d’énergie, 2 diablotins de 7 ans et 5 ans . Et comme cette année, j’ai repris le travail, la déco fut achetée, à défaut d’être traditionnellement réalisée par nos mimines. Toutefois, culpabilitédemamanquiareprisletravail je leur devais quand même de faire une petite activité rapide (évidemment, multipliez le temps que vous auriez mis seul par le nombre d’enfant que vous gérez durant l’activité : « Nan, c’est moi qui colle les yeux ! » « Maman, regarde, il mange la peinture, Beurk ! »).

Ce sont donc de magnifique chauve souris en boite à œufs, qui décorent maintenant notre intérieur !

Quelques photos de la réalisation très simple :

Puis, j’ai embarqué les marmots dans la réalisation d’œufs mimosa- araignée, sauf que à défaut d’olives noires,  je n’avais plus que des olives vertes, et que du coup, au final, nos araignées ressemblent plus à des tortues ! Peu importe, voilà ce à quoi nous voulions oeuf-araignee: arriver (Ici sur Pinterest):

 

 

 

Et voici ce que nous avons réalisé :

Des tortues, je vous dis! J’adore cet anticonformisme familial !

Enfin, pour le goûter, nous avons fait des sablés au chocolat « Momies » : Les enfants ont adoré les réaliser et les manger !

img_5264

Recette des sablés momie :

Vous aurez besoin de :

-125 g de sucre + 1 sachet de sucre vanillé

-200 g de farine

-1 c. à s. de cacao en poudre

-1 œuf

-125 g de beurre en morceau

-des billes de chocolat

1- Mélangez tous les ingrédients en commençant par la cuillère en bois, puis en finissant à la main.

2- Formez une boule que vous mettrez une heure minimum au réfrigérateur dans un récipient fermé ou recouvert.

3- Étalez votre boule sur un plan fariné, et découpez vos formes, à l’aide d’un emporte pièce Bonhomme (comme ceux que l’on utilise à Noël).

4- Enfournez à four chaud 180° pour 10 mn. Une fois cuit, faites refroidir complètement vos sablés.

5- Pour réaliser la « momification », faites fondre une plaque de chocolat blanc pâtissier au bain-marie. Trempez une fourchette dans le chocolat et « secouez » de gauche à droite rapidement sur vos bonhommes. Collez les yeux immédiatement avant que le chocolat ne sèche (ici des billes de chocolat).

img_5262

Et voilà !

 

Occuper ses enfants grippés: décoration d’œufs et autres peinturlurades!

Une enfant malade + un jour de congés non-prévu pour la garder = des activités manuelles !

Cela faisait bien longtemps que nous ne nous étions retrouvées ma fille et moi à la maison un mercredi tout entier. C’est donc en toute logique que je lui ai consacré cette journée en privilégiant son bien-être et ses envies : lasagnes végétarienne à sa demande et crêpes pour le goûter, et bien sur petites activités manuelles pour son plus grand plaisir.

Complètement hors saison, ( disons qu’on est très en avance… ou très en retard), nous avons préparé des œufs décorés.

Comment vider les œufs :

Il suffit de percer délicatement votre œuf de part et d’autre de son extrémité (avec un pic à brochette en métal, c’est parfait), et de souffler dans l’un des trous pour faire sortir l’œuf (que vous récupérerez dans un bol évidemment).

IMG_5081.jpg

Je vous fais grâce de la photo de moi en train de souffler dans les œufs, le glaire qui coule et mes joues cramoisis: AB-SO-LU-MENT IMMONDE!

Vous passerez ensuite les coquilles sous un filet d’eau pour les rincer et éviter qu’il ne reste de l’oeuf dessus, et vous les laisserez sécher.

Concernant les blancs et jaunes, si vous ne les utilisez pas immédiatement, il est bien sur, hors de question de les jeter (de grâce!) vous pouvez donc les congeler pour une future utilisation.

Vous prendrez alors soin de les battre en omelette et d’ajouter un peu de sel ou un peu de sucre selon la future utilisation. Ce n’est pas obligatoire, mais cela évitera que votre mixture devienne granuleuse à la décongélation. N’oubliez pas de noter sur votre récipient le nombre d’œufs et ce que vous avez ajouté (sel ou sucre), cela évitera les mauvaises surprises 😉

Revenons donc à notre décorations d’œufs. J’ai trouvé beaucoup d’exemples de modèles sur la bible Pinterest, et le choix de ma 7 ans s’est porté sur la famille Barbapapa. Voici donc le résultat à la peinture acrylique et finition aux crayons Pocsa. La finesse des  finitions sera bien sur proportionnelle à l’âge de l’enfant 😉

img_5108

Je vous conseille, de faire la peinture en 2 temps : peindre le haut et laisser sécher dans un coquetier ou une boite à œufs, puis peindre le bas. Ceci n’est pas toujours évident, car les enfants ne sont pas patients, et attendre que l’oeuf séche peut s’avérer vraiment difficile pour eux, selon l’âge. Prévoyez dans ce cas, une petite activité pour les faire patienter. Et comme je suis une maman tellement organisée et super sympathique (!), je vous dévoile quelques mini activités peinturluresques (SI ! CA EXISTE!) que nous avons donc testés et qui ont beaucoup plus à ma louloute.

  • L’arbre en boutons :

Peignez rapidement en noir quelques branches partant d’un tronc principal.

img_5103

 

 

Une fois sec, proposez à l’enfant de tremper un pinceau à pochoir (rond et à poil dur) dans une ou plusieurs couleurs de peinture, et de l’appliquer tels des boutons de fleurs, près à éclore.

 

 

 

  • L’arbre feuille :

Après avoir divisé votre feuille en 2 et peint une moitié en noir et l’autre en dégradé de la couleur que vous voulez (cette partie pouvant bien entendu être réalisé par l’enfant selon son âge), demandez à l’enfant de peindre une grande feuille. img_5098Appliquez la feuille sur le dessin et pressez délicatement pour faire un bel effet nervuré.

Ma grande a ensuite voulu décorer son arbre-feuille, car la forme lui faisait penser à un sapin de Noël. Pourquoi pas ?

 

img_5105

 

  • L’aquarium à doigt :

L’activité dont le rendu est le plus réussi pour moi.

Faites tremper les petits doigts dans différentes couleurs de peinture et appliquer les empreintes sur toute la feuille. Laissez sécher quelques minutes, le temps d’aller se récurer les mains par exemple…

Une fois sec, avec un feutre fin noir, demandez à l’enfant de dessiner des nageoires, des yeux, et une queue de poisson à chaque empreinte pour créer un aquarium multicolore.img_5161