Les choses qui ne seront plus jamais pareilles une fois qu’on a des enfants: les toilettes!

Oui, désolé, ce n’est peut-être pas le moment idéal pour en parler, mais en même temps, y-a-t-il un moment propice à ce sujet délicat, et néanmoins crucial?

Parce que si vous aviez anticipé un tas de changements dans votre vie avant et après enfant, celle là, personnellement, je n’y avais même pas pensé. Les toilettes, c’est quand même le seul endroit où logiquement, jusqu’à ce que tu es des enfants en tous cas, tu vas seule, personne ne peut y aller à ta place , d’ailleurs, il n’y a pas de place, c’est conçu pour une personne et ça peut même devenir un refuge parfois… et bien, ça, jeune parent en devenir, c’était avant! Parce que une fois que le grumeau est là, sache que tu n’iras plus au toilettes avec cette insouciance qui te caractérisait jusqu’alors.

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  • Les 1ers mois: Outre les « suites de couches » qui t’apporteront leur lot, elles aussi, de surprises dont personne ne t’avait averti, et qui ne t’encourageront pas à pousser la porte des toilettes, tu oublieras ou te retiendras d’y aller, par manque de temps. Ne ris pas, tu verras… de la même façon, tu découvriras, effarée, qu’il est 18h00 et que tu n’as toujours pas eu le temps de te laver, que cela fait 3 jours que tu portes le même pull, et que tu ne te souviens plus de la dernière fois où tu t’es mis du parfum.
  • La période du pot: Avec la découverte de la propreté, non seulement, bébé découvre son pot, ce qu’il peut en faire (un chapeau en général, au début) mais aussi les toilettes… Et bien sache que tu ne seras plus seule aux toilettes, pendant trèèèèèèèèèès longtemps! De toute façon, soit tu laisses le grumeau rentrer avec toi et participer à sa façon (tu verras comme c’est étrange que finalement, ça ne te dérange pas plus que ça, qu’on te regarde faire ce que tu as à faire… ben oui, c’est ton enfant, quoi!) ou tu prends le risque de le laisser derrière la porte et de l’entendre pleurer-taper-tambouriner-gémir-geindre-répéter inlassablement « maman! maman! ». Ce qui ne m’est pas dans les meilleurs conditions, dans ce cas précis… Je me rappelle encore très bien, de cette fois, où ma princesse jouait par terre à mes pieds aux quilles, pendant que je tenais sur mes genoux, le chevalier qui se mordait les doigts en me bavant dessus, à cause d’une poussée dentaire, et je me disais: « C’est quand même assez loin, de se que l’on m’avait vendu… »
  • Et finalement, l’autonomie! Et là, vous vous dites ô joie, ô bonheur! A y est! Y vont me foutre la paix! Et bien, que nenni, que nenni! Parce que si comme moi, vous avez les toilettes dans la salle de bain, sachez que chaque fois, que vous irez aux toilettes (ou votre mari, ou le frère, ou la sœur, peu importe) c’est précisément à ce moment là, que vos enfants auront une envie méga urgente, pressante, impossible à retenir, un mal de bide intolérable, « je ne peux plus me retenir, maman! il faut ABSOLUMENT que j’aille MAINTENANT aux toilettes ».

Ahhhhhhhhh…… Ca donne envie, n’est-ce-pas?

Bon, pour que vous ne partiez pas en courant, je vais vous dire aussi que finalement, vous supporterez tout cela et vous en rirez même parfois. Et vous découvrirez que vous pouvez même avoir de grandes conversations avec votre conjoint sur le caca-pipi! Pas le votre, cette fois, mais  celui de vos enfants! « Et il a fait à quelle heure? et c’était de quelle couleur? Plutôt mou? dur? Combien de fois?  » Mais ça, c’est encore une autre histoire… 😉

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Les choses qui ne seront plus jamais pareilles une fois qu’on a des enfants: sortir de chez soi… et même rentrer!

Sortie de bébé!

Encore un de ces trucs que l’on ne peut imaginer tant qu’on n’a pas d’enfant. Et en effet, comment imaginer… imaginer que sortir de chez soi, peu importe la raison, peut devenir quasiment une angoisse, un fardeau, tant l’ampleur de la tache parait parfois écrasante!

Pour mieux expliquer, il convient de distinguer 2 catégories: la sortie avec bb, et la sortie avec les plus grands.

Dans le 1er cas, il faut comprendre que quitter le domicile avec un bébé, que ce soit pour une visite chez le pédiatre, dans la famille, ou simplement faire un tour au parc, implique de prendre avec soi la moitié de la maison et de le faire rentrer dans le fameux sac à langer et accessoirement la poussette. Entre les couches, le paquet de lingettes, la couverture au cas où il fait froid, le brumisateur au cas où il fait chaud, (dans le même package chaleur, on ajoutera la crème solaire, les lunettes, la casquette!), les mouchoirs, le bavoir, le biberon, les boites-dosettes de lait (oui, même s’il n’y a qu’un bib à prévoir, on prendra quand même double dose au cas où on renverse!), la bouteille d’eau (léger avantage de la maman qui allaite dans ce cas, et qui part donc un peu moins chargé!), le gel antiseptique pour les mains de papa ou maman qui va préparer le bib, le doudou, la tototte, le carnet de santé si visite au pédiatre… et bien vous êtes déjà bien alourdi avec ce kit de survie du parent en goguette!

Ce qui est alors frappant pour le nouveau parent, c’est que la sortie rimera désormais avec : prévoir (oui, même si ça ne rime pas!). Préparer ce kit de sortie, ne se fait pas en 2 mn, donc quand chéri d’amour osera vous dire: “Tiens! Si on allait se balader ?”, vous ne le regarderez plus du même regard amoureux du-temps-d’avant, celui où vous vous imaginiez flânant dans les rues de Paris, allant boire un apéro dans un bistro et peut-être un ciné avant de rentrer main dans la main à la nuit tombée… Ah non, là, vous vous direz plutôt: “Mais, il me veut du mal ou quoi? J’ai pas dormi plus de 4 h en 48 heures, bb vient de s’endormir, notre appart ressemble à une salle de concert après un festival de rock, et il veut que je prépare la VALISE pour aller se BALADER!!!!”

NB: le kit a tendance à s’alléger à partir du 2ème enfant….on s’autorise un peu plus de nonchalance…

NB N°2: Peu importe que vous sortiez pour 1 heure ou pour 1 journée, le kit s’imposera à vous de la même façon!

Abordons maintenant la 2ème catégorie: la sortie avec les plus grands (catégorie dans laquelle je suis actuellement…).

Bien sur, le kit de sortie s’allège considérablement une fois que vous avez dépassé l’age des biberons, des couches, et que vos enfants peuvent manger à peu près de tout… Mais alors, un autre problème s’impose à vous, c’est que l’enfant ayant acquis plus d’indépendance et de caractère, naturellement il s’impose et s’oppose! Et cela passe par tant de manifestations diverses et variées, que sortir de la maison prendra alors beaucoup plus de temps qu’on ne l’aura estimé à la base!

Entre les “Pas maintenant, je joue!” et les “non, j’ai pas envie!”, les “j’arrive pas à mettre mon manteau” et les “je veux mettre mes chaussures bleues, pas les rouges!”, les “Attends! Je prends ma voiture Flash McQueen!” et les “Elle est où ma fée Clochette?”, les “J’ai pas fini de manger ma brioche!” et les “Je veux de l’eau!”, sans compter les “J’ai envie de faire pipi…”, une fois bien sur, que vous avez terminé de lui mettre l’anorak, l’écharpe, le bonnet et les moufles… et bien, il m’arrive très fréquemment d’avoir cette image de moi en train de tirer de toutes mes forces toute la famille, qui s’agrippe à tout ce qu’elle peut trouver pour résister… Ajoutez à cela, le stress de l’heure qui tourne lorsqu’il s’agit du départ pour l’école, ou pour prendre un train ou pour arriver à une heure précise à n’importe quel rendez-vous… Aie, aie, aie!

Je ne vous parlerez pas des retours, car vous allez penser que j’en rajoute, mais sachez seulement que revenir de l’école et demandez à des enfants excités et fatigués d’enlever leurs manteaux, leurs chaussures et d’aller se laver les mains, peut demander beaucoup plus de temps et de patience, que vous ne l’imaginez 😉

Les choses qui ne seront plus jamais pareilles une fois qu’on a des enfants: Les repas.

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Je n’ai pas encore fait le compte, mais le nombre de fois où je me lève durant un repas avec mes enfants est assez impressionnant. Les raisons en sont variées mais redondantes. En voici quelques unes au hasard: les couverts qui tombent, la chaise qui n’est pas bien installée au bord de la table, le petit qui avale son assiette et réclame donc le dessert alors que vous n’avez pas encore eu la chance de mettre quelconque morceau de quoi que ce soit dans votre bouche… et une fois que vous lui ramenez son dessert ET que vous vous asseyez (sinon, c’est pas drôle), la grande vous dit: « Moi aussi, j’ai fini, je veux mon dessert! » Allez hop, c’est reparti pour un tour vers le frigo!

Essayiez de parler avec votre conjoint et le repas tourne vite en combat de catch. Invariablement, dès que je parle que j’essaie de parler à leur père, mes enfants essaient de nous dire un tas de choses absolument plus passionnantes les unes que les autres, en élevant la voix proportionnellement à la notre, créant ainsi une cacophonie véritablement insupportable… Donc, soit vous vous énervez, criez sur tout le monde (les enfants pour qu’ils se taisent et le mari pour qu’il vous entende!) et finissez le repas renfrogné, soit vous acceptez tant bien que mal de ne plus parler à votre moitié durant les repas, si ce n’est pour relancer la conversation de vos enfants, sur un ton neutre et léger… Du style: « Maman! Il a mis de la saucisse dans son nez! » Moi: « Ah oui… As-tu vu chéri? il a mis de la saucisse dans son nez. »

Ah oui, également, j’allais oublié: le repas avec les enfants vous fera oublier une partie de vos bonnes manières. Pour ma part: ne pas parler la bouche pleine. Oui, c’est juste logique: intervenir par la voix de manière autoritaire et surtout rapide ,quand le moins sage des 2 (non, ne cherchez pas, c’est variable) s’apprête à lancer sa cuillère de soupe dans son verre d’eau pour voir si ça devient du jus d’orange, et que vous venez de vous enfourner un grand morceau de pain dans la bouche, ne vous laisse pas vraiment le choix… Et vous vous transformez donc lentement mais sûrement au fil des repas en Schrek … enfin Fiona tant qu’à faire!

Dernier point, entraîné par ce brouhaha et cette ambiance électrique, vous avez tendance à avaler votre repas en 5mn chrono. Ce qui permet de rentabiliser le temps, certes, mais est très mauvais pour votre digestion…

Sur ce… bon appétit!

Les choses qui ne seront plus jamais pareilles une fois qu’on a des enfants: Le sommeil.

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Loin de moi l’idée de voir le mal partout, mais la maternité m’a ouvert les yeux sur une vérité que SEULS les parents connaissent: avoir un enfant, ça bouleverse la vie en tous points de vue, et pour toujours. Et pire que cette découverte, il y a autour de cette révélation, une espèce de graaaaaande conspiration parentale, qui fait qu’on signe une sorte de pacte tacite avec les autres parents qui implique, qu’on ne doit rien révéler du GRAND SECRET!  Bon, les choses changent, les langues se délient: on a le droit de se plaindre, de dire que c’est pas facile, qu’on a parfois envie de partir en courant… Mais ça prend quand même du temps et ça demande souvent du courage d’oser dire certaines évidences …

Ce soir, j’ai décidé de tout balancer! Allez hop, amis non-initiés aux joies de la parentalité, parents en devenir, ce soir, je commence pour vous la liste des choses qui ne seront plus jamais (JAMAIS!) les mêmes après les enfants!

1- Le sommeil

Oui, on m’avait dit. Oui, j’y ai pas cru. « Personne ne peut accepter de passer plusieurs nuits blanches d’affilée, donc c’est juste qu’ils exagèrent! » … J’avais pas compris que ce n’est pas une question d’acceptation ou non, c’est juste que t’as pas le choix, alors tu fais! Après les premiers mois, où tu te réveilles parce qu’il faut nourrir bébé, tu crois que ça va aller mieux, et bien non! Parce qu’alors entres dans une loooooongue période de réveils répétés dus aux maladies diverses et variés, poussées dentaires, cauchemars, tototte ou doudou perdu, accident de pipi (Ah… changer un enfant+ un lit en plein milieu de la nuit en faisant attention de ne pas réveiller l’autre ou les autres, l’accompagner aux toilettes, le recoucher…. autant dire que pour retrouver le sommeil, c’est l’angoisse!) angoisses nocturnes, chutes impromptues du lit (si, si, même avec une barrière!), les envies soudaines de boire de l’eau, de retourner faire pipi etc. Sans compter, qu’après quelques années, lorsqu’ils sont capable de venir seuls dans la chambre parentale, vous ouvrez les yeux face à un minipousse à 5cm de votre visage… Ah bah, faut pas être cardiaque! Evidemment, il finira la nuit avec vous, parce que dormir dans le lit parental c’est quand même vachement mieux! Y a tellement plus de place! Sauf que vous, votre place vous ne l’aurez plus. Parce que proportionnellement vous me direz « un enfant, ça prend pas tant de place que ça ». Ah mais oui, madame! mais le problème c’est que ça bouge un enfant, qu’il dorme ou pas d’ailleurs! Et ça pousse maman avec ses bras dans la tête, et un coup de pied dans les lombaires, hop! et paf! un coup de crane juste sous le nez! Résultat, il se pourrait très bien que ce soit vous, que l’on retrouve au petit matin dans le lit d’enfant. Si, si… ne dites jamais… « jamais! »

Quoi qu’il en soit, même durant les nuits les plus calmes, votre sommeil aura ,de toute évidence, était conditionné pour être en semi- éveil permanent. Donc, même aux moments les plus paisibles, vous ne dormirez plus jamais de la même façon… JAMAIS.

Et je n’aborde même pas le passage par l’adolescence, puisque je n’y suis pas encore (Ouf!), et les heures interminables d’attente parce qu’on a finalement donné la permission de 23h00 et qu’on a depuis, passé le film en boucle dans sa tête: « drogue, sexe et alcool en toute liberté! »

Espérant ne pas vous avoir effrayé, j’aborderai le prochain point très prochainement: Le repas. Ah, encore un grand moment!