Les sablés de Noël

On continue notre tour de l’avent et des traditions de Noël, parce que, comment vous dire… Je ne m’en lasse pas ! Et oui, en grandissant j’ai perdu beaucoup plus d’âme d’enfant que je ne pensais… Snif… Mais s’il y a bien une période que j’aime dans l’année (hormis le froid Brrrrrrr!) c’est la période de l’avent ! Les lumières dans les rues, les couleurs, l’esprit de Noël, les yeux des enfants émerveillés, le vin chaud, l’odeur de fruits confits, de mandarine et de cannelle…. Mmmmmmmhhhh ! J’adore cette période ! Même en étant devenue végétarienne et consommatrice écolo-responsable , j’aime toujours autant ce moment. Peut-être même que je l’apprécie plus encore qu’avant.

Donc ce week-end c’était marathon sablés de Noël pour les schtroumpfs et moi-même.

Je vous donne donc ci-dessous la recette des Aussterchele ( ne me demandez pas pour la prononciation, j’ai fait espagnol 2ème langue!), les sablés de Noël traditionnels allemand, pour réaliser environ 4 plaques à pâtisserie de sablés .

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Le résultat du glaçage est très moyen visuellement (!), mais le but était surtout de passer un moment ensemble, de faire la pâtisserie, ce qu’ils adorent et au-delà de l’aspect visuel, euh… on a fini les sablés en 2 jours! Hihihi! Comment ça on était nombreux? Non, non juste les enfants et moi!

Il vous faut :

  • 3 œufs
  • 500 g de farine
  • 250 g de beurre mou
  • 250 g de sucre
  • le zeste d’un citron bio

1- Mettre le beurre mou dans le robot et commencez à battre.

2- Ajoutez les œufs et le sucre, et battez à vitesse moyenne pendant 10mn. Oui, oui 10mn et il faut bien respecter le temps indiqué !

3- Ajoutez la farine et le zeste coupé en tout petits morceaux. Laissez refroidir au frigo au moins 1h. Si vous ne pouvez pas attendre, tant pis, mais la pâte est très collante donc ce n’est pas facile à manipuler.

4- Préchauffez le four à 150°.

5- Sortez la pâte et étalez au rouleau à pâtisserie sur ½ cm environ.

6- Il ne vous reste plus qu’à découper vos motifs à l’emporte-pièces, ce qui reste l’activité préféré des enfants.

7- Déposez au fur et à mesure vos sablés sur une feuille cuisson de style Stilpat et enfournez sur la plaque à pâtisserie pour 10mn. Si vous ne souhaitez pas les recouvrir de glaçage, n’oubliez pas de badigeonnez de jaune d’œuf ou de lait avant d’enfourner.

8- Une fois la cuisson terminée et vos sablés refroidis, vous pouvez passer au glaçage (encore un grand moment avec les marmots ! ) en mélangeant 300g de sucre glace + 1 blanc d’œuf + le jus du citron. Pour nous ce fut laborieux, mais on a bien rigolé !

Alors, tenté par ce moment à partager avec les enfants ? N’hésitez pas à me raconter ou à poster vos photos !

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Calendrier de l’avent DIY

Oh yes ! Cette année, je suis dans les temps pour faire mon propre calendrier de l’avent !

Ben c’est sur, que quand tu retires le travail de ton emploi du temps, il t’en reste plein, du temps. Donc, tu peux réfléchir, anticiper et faire tout simplement !

Voici donc, mon, ou plutôt mes calendriers de l’avent (et oui un par enfant, sinon c’est la déclaration de la 3ème guerre mondiale, si tu leur demande de partager… « non, mais attend, c’est pas parce que c’est bientôt Noël qu’il faudrait en plus, qu’on soit gentils, quoi ! Tu crois encore au père Noël ou quoi ? ») entièrement homemade, do it yourself, récup, écolo, écono, maison quoi !

J’ai utilisé les sachets krafts que je récupère pour mes courses fruits et légumes, mais comme ils étaient bien trop grands, j’ai retaillé à grands renforts de scotch pour avoir la bonne taille. Le calendrier est donc composé de 20 sachets renfermant chacun 1 chocolat par jour et par enfant (sinon 3ème guerre, etc. tu as compris;)) , et de 4 enveloppes, de bon à utiliser :

  • 1 bon pour 1 sortie ciné en famille, avec le film de leur choix
  • 1 bon pour un dîner-goûter, quand ils veulent. Ils adorent ça, et moi ça me rappelle de bons souvenirs 🙂
  • 1 bon pour une soirée télé avec le programme de leur choix
  • et 1 bon pour un spectacle juste avant Noël : le cirque du Vietnam. Bon, là j’avoue je me fais plaisir aussi à moi 🙂 ! j’adore le cirque, mais il faut qu’il soit sans animaux, donc ça restreint le choix, même si ça a tendance à évoluer positivement. Donc la troupe se produisant à Cannes, pendant les vacances, j’ai sauté sur l’occasion, pour emmener toute la famille ! Vivement Décembre !!

J’ai donc terminé mes calendriers en imprimant des chiffres trouvés sur Pinterest (il y en a plein), que j’ai découpé et accroché avec des petites pinces à linges, que j’avais en stock.

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Quelques ficelles plus tard et voici mes jolis sachets. Qu’en pensez-vous ?

Et vous, c’est comment cette année le calendrier ? Acheté ? Fait maison ? N’hésitez pas à partager.

Le meilleur moelleux aux poires du monde!

Un gâteau à la fois moelleux et fondant… mmmh, pourquoi pas ?

Cela fait plusieurs fois que je fais cette recette et c’est toujours un gros succès… même chez ceux qui n’aiment pas les poires, à la base !

Idéal pour le goûter, c’est le moment de profiter des belles poires de l’année qui étalent leurs rondeurs chez les primeurs de nos régions.

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J’ai eu cette recette sur Marmiton, je vous la retranscrit ci-dessous :

INGREDIENTS :

4 belles poires

150g de farine

100g de sucre

2 œufs

10cl de lait

3 c. à s. d’huile

1 sachet de levure chimique

sel

Pour la finition :

80g de beurre

1 œuf

3 c. à s. de sucre en poudre

 

PREPARATION :

1- Dans un saladier, mettez le sucre, deux œufs et 1 pincée de sel. Fouettez le mélange jusqu’à ce que la préparation mousse et fasse un ruban.

2- Incorporez la farine et la levure puis délayez la pâte avec le lait et l’huile. Faites chauffer votre four à thermostat 6 (180°C).

3- Versez la moitié de la pâte dans un moule de 24 cm de diamètre, préalablement beurré et fariné.

4- Pelez et épépinez les poires, puis coupez-les en lamelles. Disposez ces lamelles sur la pâte au fur et à mesure, puis versez la seconde moitié de la pâte par-dessus.

5- Enfournez et faites cuire 30 min.

6- Préparez le mélange pour la finition. Faites fondre le beurre à feu doux.

7- Dans un saladier, fouettez l’œuf avec le sucre et, lorsque le mélange est parfaitement homogène, incorporez le beurre fondu.

8- Au bout des 30 min de cuisson, sortez le gâteau du four et versez cette préparation à la surface. Replacez le gâteau dans le four pendant 20 min.

 

Alors, qu’en dites vous de cette merveilleuse odeur, qui s’échappe du four ? Impossible de résister, alors régalez vous !

J’ai choisi la couleur

Aujourd’hui je me suis réveillée avec cette idée, tellement forte, que je ne sais pas comment je n’ai pas pu l’avoir avant, qu’il fallait que je vire le noir de ma vie ! Oui, le noir… qui envahit mon dressing.

Cela fait plusieurs mois que je ne m’habille plus en noir, car je trouve cela triste et en plus avec ma chevelure poivre et sel, assumée et souhaitée, je le rappelle, cela me va moins bien au teint. Je ne m’achète que très peu de vêtements depuis, ces dernières années, (après avoir été une vraie accroc au shopping, mais c’était dans une autre vie!) pour des raisons de vie plus saine, avec une consommation contrôlée, et j’ai décidée donc de ne plus jamais m’acheter de vêtements noirs.

Mais mon mode de vie, et de consommation, luttant contre le gaspillage, me posait ce problème de tous les vêtements noirs qui encombre mon dressing, et qui ont aussi une valeur affective pour certains, ou que je trouve simplement très jolis, sauf qu’ils sont en noirs, jusque là vous suivez ! J’avais donc du mal à savoir quoi en faire, et m’en séparer, tout en ne les portant plus.

Et ce matin… un éclair de lucidité, venu de je ne sais où, m’a ouvert les yeux, aussi clair que l’eau d’une rivière, que la neige des hauts sommets, aussi évident que Will Smith sera toujours l’unique Pince of Bel Air et que mon chien sera toujours hystérique à la vue de ses croquettes, je devais vider mes placards des vêtements noirs qui les encombrent.

Alors, 2 choses découlent de cette (r)évolution domestique et spirituelle:

  • Petit 1 : je désencombre ma vie pour aller à l’essentiel et me concentrer sur le vrai et l’important. Je dois donc aussi désencombrer mon intérieur. Et cela ne se fait pas sans réflexions, interrogations et hésitations…
  • Petit 2 : je suis mon envie de couleurs, de soleil, de joie, et en cela le noir, n’est plus admis 🙂

Souvenez vous, ceux qui me suivent, et j’informe les nouveaux lecteurs [Soyez les bienvenus;) ] que j’ai repeint mon couloir, ainsi que la moitié de la cuisine en jaune canari, et mon buffet marron foncé est passé au bleu marocain il y a quelques semaines : c’est ici si ça vous intéresse !

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Aujourd’hui donc, je passe , une grande étape en quittant le noir, et je vois bien entendu, comme vous le voyez;) une symbolique forte.

Pourquoi rester dans l’ombre ? Pourquoi ne pas choisir la couleur et son dynamisme ? Pourquoi ne pas choisir la lumière ? Pourquoi ne pas décider d’être heureux ?

Alors, je sais que certains me diront, que ce n’est pas facile, et que ce n’est pas donné à tout le monde. Et bien… je suis tout à fait d’accord ! Oui, ce n’est pas facile. Oui, il y a des bases, à peu près communes à tous, qui facilite d’aller vers le bonheur : avoir un toit sur ta tête, à manger tous les jours et être en bonne santé.

Mais, certains vont avoir la capacité de trouver cette voie de la quiétude, et d’autres non, indépendamment de leur richesse matérielle et de leur état physique.

C’est que la recherche de ce bonheur passe aussi par une volonté. Volonté que je n’avais pas, il y a quelques années. J’ai connu des périodes très noires dans mon existence. Qu’elles me concernent ou qu’elles concernent mes proches, les addictions, la maladie, la dépression, le deuil ont fait ou font toujours partie de ma vie . Comme tout le monde. Et bien sur, la joie, les rires, l’amour, les victoires m’accompagnent aussi.

Mais aujourd’hui, j’ai assez de recul, parce que j’ai décidé de prendre ce recul sur moi, sur la vie, grâce à différentes méthodes.

Aujourd’hui, je me sens plus forte, parce que j’ai choisi de m’en sortir et de ne pas me laisser glisser.

Aujourd’hui, je suis plus armée, parce que j’ai mené des batailles, et j’en ai perdu beaucoup, mais j’ai appris à me battre.

Aujourd’hui, j’ai choisi d’aller vers la joie et le bonheur.

Ce que je veux transmette par ce post, c’est que le bonheur n’est pas inné, n’est pas un dû, et que tout le monde peut l’obtenir. C’est à chacun d’entre nous d’aller chercher son bonheur et de se retrousser les manches pour l’obtenir :

  • faire parfois le vide autour de soi, de tout ce qui est toxique (les addictions, mais aussi parfois les personnes)
  • de ne pas se soucier de ce que les autres vont penser, parce que c’est SA vie que l’on vit, pas celle du voisin
  • changer ses habitudes (débrancher la TV pour lire, se balader avec les gamins au lieu de faire le ménage…)
  • voir ses amis, appeler sa famille, devenir bénévole, partager des moments avec d’autres.
  • Etc, etc.

La vie est courte, profitez, profitez braves gens, souriez, et mettez de la couleur dans votre garde-robe ! C’est le week-end, je vous le souhaite ensoleillé, quoi qu’en dise la météo, le soleil est en VOUS ! 🌞🌞🌞

Tout ça pour un porridge…

Je n’en ai pas encore parlé car je me laisse encore quelques semaines pour avoir un bon retour d’expérience, à vous faire partager, mais cela fait 2 semaines que j’ai commencé un programme de musculation quotidien. Ce qui est une petite révolution en soit, ne pratiquant plus AUCUN, oui m’sieurs dames, AUCUN sport depuis 6 ans si je compte bien, dernier souvenir qu’une époque où je courrais. Je ne compte pas la danse, que j’ai repris entre temps puis laissé à nouveau tomber, car au-delà du bien-être qu’elle m’apporte, elle ne me fait ni suer, ni souffrir (en terme musculaire!) comme peut le faire ce que j’appelle sport.

Cette reprise d’une activité physique, me fait grand bien, et passé les 1ers jours de (GRANDE) souffrance notamment en terme de courbatures, je me sens aujourd’hui après 2 semaines, en super forme, avec une belle énergie, et tout logiquement, mon corps et mon esprit vont à la recherche de simplicité et de bien-être. Ce bien-être, passe évidemment aussi par une alimentation équilibrée. J’ai donc eu envie de changer de petit-déjeuner et de laisser tomber mes tartines au beurre confiture pour un PDJ plus vitaminé. Les photos alléchantes de mes collègues sur Instagram m’ont donc amené à acheter du porridge, nourriture Ô combien bénéfique à l’organisme, mais dont je n’avais pas gardé le meilleur souvenir la première et dernière fois (c’est dire!) que j’en avais mangé, soit, d’après mes souvenirs, lors de mes 2 ans de vie à Londres, soit il y a très longtemps !

Je me suis donc fait un super bol de fruits de saison, 2 carrés de chocolat en petits morceaux, et le fameux porridge que j’ai fait chauffé avec du lait végétal à part et que j’ai ensuite joliment disposé dans mon super bol. J’ai pris soin de prendre cette sublime photo d’artiste (oui, je sais c’est pas encore ça, mais j’y travaille!) de ce magnifique petit déj, afin de montrer au monde entier (enfin à mes quelques abonnés Instagram…) que moi aussi je passe dans la catégorie « Attention, ici on mange équilibré du matin au soir … et on aime ça ! »

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Je me suis donc installé à table, le soleil brillait dans le jardin, les mésanges picoraient les graines au distributeur, je pensais déjà à ma prochaine séances de pompes, c’était un début de journée parfait, quand j’ai introduit le porridge dans ma bouche… AH MER… ! C’est toujours aussi dégueulasse en fait ! Je ne veux froisser personne, et en plus sachez-le, je suis fille et petite-fille de restaurateur, donc complètement habituée depuis l’enfance, à goûter, tester, découvrir, toutes sortes de nourriture plus ou moins exotique. Dans ma famille, nous sommes des warriors de la bouffe ! En comparaison, l’Homme ne mange que ce qu’il a déjà goûté, que ce qu’il aime, et que ce qui a une apparence acceptable sur une échelle de valeurs que lui seul connaît et cela lui va bien. Ce qui nous valu de grandes prises de tête discussions, lorsque nous avons décidé de vivre ensemble… Mais ceci est une autre histoire 🙂

Donc, pour en revenir à mon fameux porridge, c’est un fait : JE DÉTESTE LE PORRIDGE. Ok, là vous vous dites « Était-il nécessaire de faire un post pour nous annoncer cela ? ». Je répondrais pour vous : Absolument pas, tout le monde s’en fout, et vous avez bien raison ! Non, l’objet de ce post, et que je me suis retrouvé quelques instants dans une situation de … désarroi. Comprenez-moi : je reprends le sport, je pète le feu, j’ai l’impression d’avoir un physique de bombasse, je « rentre » dans la communauté des « Ouais, je m’entretiens, je fais un peu de muscu quoi, comme tout le monde ! », je poste même mon porridge sur Insta, et là ! PATATRA ! Tout s’écroule, je déteste le porridge, et c’est comme si j’avais menti au monde entier (oui toujours les quelques abonnés de mon compte…Oh ça va hein!), comme si, on allait se rendre compte que je suis pas une sportive, que je ne peux pas faire parti de ces gens là, comme si j’avais triché, comme si… comme si… comme si j’avais voulu vivre la vie de quelqu’un d’autre en fait.

FLASHBACK: Je me suis revue dans la cour du lycée, avec mes Converses rouge au pied, ma veste en jean et ma timidité handicapante, en train de mentir pour « faire parti de » ou « plaire à »: «  Tu as écouté le dernier ACDC ? » Moi : « Ouais j’adore, trop cool. »

Petit aparté pour les moins de 20 ans : Oui, à l’époque on disait Trop cool, et non pas Trop bien.

Non, je n’ai jamais écouté le dernier ACDC, et à priori je n’accroche pas vraiment.

Mais qui m’a demandé d’aimer ACDC ou le porridge ? Personne. Alors pourquoi est-ce que l’on devrait se forcer à aimer tel ou telle chose ? Et surtout, pourquoi ne pourrait-on pas être ami avec cette personne, ou appartenir à ce groupe de gens, sans aimer ou partager les mêmes passions ?

Vivre sa vie, et ne pas se soucier de ce que pensent les autres, de leur jugement, de leur différence de goût et de manière de penser. Pouvoir s’extraire du conformisme, admettre que l’on est différent et oser l’assumer, se définir comme unique et ne pas en avoir peur. Vivre sa vie, pas celle du voisin, ou de la collègue, juste SA vie, celle qui vous correspond, qui vous va, celle que l’on décide.

Voici vers quoi je tends depuis un moment et je me sens de plus en plus en paix avec ces aspirations… mais personne n’est à l’abri d’une rechute, surtout lorsqu’il est question de porridge !:)

Pain japonais Hokkaido, grâce à la méthode Tangzhong

Adepte de la préparation des pains au lait et autres brioches, c’est avec beaucoup de curiosité que j’ai découvert l’Hokkaido, pain au lait japonais, que l’on réalise avec la méthode du tangzhong. Kesako ? Suivez moi, je vous explique tout !

Le tangzhong permet d’obtenir une pâte levée tout à fait exceptionnelle. C’est un mélange d’eau et de farine que l’on délaye et que l’on fait chauffer à 65° . Pas de panique, je vois déjà vos bouilles déçues et vos cris plaintifs : « Mais Môa, j’ai pas de thermomèèèèèèètre ! Boooooooouuuuuhhhhh ! ».

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Le Tangzhong
Donc on se calme, moi NON PLUS, j’ai pas de thermomètre. Dès que le mélange commence à ressembler à une crème pâtissière, on enlève du feu, et surtout on ne fait pas bouillir, c’est aussi simple que ça.

Je me suis inspirée de la recette de C’est ma fournée, je vous mets ma version de recette :

INGRÉDIENTS

POUR LE TANGZHONG :

  • 20g de farine
  • 100g d’eau

POUR L’HOKKAIDO :

  • 350g de farine (perso je fais toujours un mélange farine blanche et farine semi-complète)
  • 55g de sucre
  • 5g de sel
  • 1 gros œuf à température ambiante
  • 110g de lait demi écrémé légèrement tiède
  • 5g de levure de boulanger sèche
  • 30g de beurre mou
  • 100g de tangzhong (à température ambiante si possible)

Le tangzhong se prépare la veille, en délayant donc dans une casserole la farine et l’eau, puis en faisant chauffer à 65°, en remuant sans cesse et jusqu’à obtenir la consistance d’une crème pâtissière.

Le mettre ensuite au frigo recouvert, pour la nuit.

Pour réaliser le pain au lait, verser tous les ingrédients dans la cuve du robot dans l’ordre indiqué(ou dans un grand saladier) et pétrissez 10mn à la plus petite vitesse. La pâte est extrêmement collante, c’est normal.

Verser votre pâte dans un grand saladier type pyrex et couvrez là d’un linge humide. Enfournez pour 1h30 environ en fonction étuve de votre four, ou à côté d’un radiateur. La pâte est lourde, elle ne montera donc pas facilement sans une source de chaleur proche.

Lorsque la pâte a doublée de volume, diviser la en 4 ou 5 pâtons de taille égale sur un plan fariné.

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A l’aide d’un rouleau, étalez le 1er pâton comme suit :

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Puis rabattez le haut et le bas…

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Tournez-le sur le côté, étalez à nouveau et roulez le rectangle afin de former un petit ballot de pâte.

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Faites de même avec les autres pâtons et mettez les côte à côte dans votre moule à cake.

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Remettez votre moule en étuve, pour refaire gonfler.

Sortez votre étuve au bout d’une heure, et préchauffer le four à 180°.

Pendant ce temps, badigeonner votre pain avec un mélange jaune d’œuf + 2 c. à s. de lait. C’est le moment d’ajouter des graines si vous le souhaitez. Pour ma part, j’ai fait un pain nature et un aux graines de sésame.

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Enfournez 10mn à 180° puis 20mn à 160°.

Et voilà!

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Alors, vous sentez la bonne odeur qui s’échappe de la cuisine ? MMMMmmmmhhhhhh !

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« Les enfants! Le goûter est prêt ! »

Confiture de gigérine (pastèque à confiture) au sirop d’agave

 

Comme l’indique le titre, j’ai donc testé 2 nouveautés en une recette: la confiture sans sucre, au sirop d’agave, et la pastèque à confiture, également appelée gigérine, gingérine, citre ou encore mereville. C’est une courge à chair vert clair, qui ne pousse à ma connaissance qu’en Provence, et dont la récolte s’effectue en octobre. Lorsque mon AMAP m’a proposé la pastèque à 1€ le kilo, j’ai dit BANCO !IMG_20181025_151047_991[1]

 

 

C’est donc avec courage que je me suis attaqué à un montre de 7,4kg, qui m’a donné au final 19 pots de confiture.

 

Comme je le disais, je voulais faire des confitures sans sucre, et je me suis donc inspiré de la recette de Marie Chioca, du blog Saines Gourmandises.

Ce que je n’avais pas prévu, c’est que la confiture de gigérine, se cuit en 3 fois, et qu’il faut laisser 24h de macération au préalable, dans le sucre…

Bref, j’ai donc bidouillé un mélange de recette (celle au sirop d’agave, et celle traditionnelle de gigérine), pour arriver, à un résultat plus que convenable.

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Je vous explique tout …

Pour 7gk de gigérine, j’ai eu besoin de :

  • 1kg de sucre roux
  • 350ml (ou 500g) de sirop d’agave
  • 12g d’agar-agar
  • Pour parfumer : 1 branche de romarin, 1 branche de menthe, un mélange 4 épices.

J’ai décidé de faire 3 versions différentes (nature, romarin/4 épices et à la menthe), rien ne vous empêche de varier les goûts. Les versions « traditionnelles » de cette confiture la propose avec orange et/ou citron et/ou vanille.

J’ai volontairement omis les agrumes, puisque c’était mon 1er test de cette confiture, je voulais le goût … basique, le plus pur. Et honnêtement je ne suis pas déçue, si j’en refais, je ne suis pas certaine de mettre de l’orange ou du citron.

1- Après avoir enlevé la peau, épépiné (c’est la partie la plus pénible) et coupé en cube la courge, j’ai donc divisé en 3 bassines, et saupoudré de sucre, puis laissé au repos toute une nuit.

2- Le lendemain, j’ai cuit mes 3 confitures séparément toujours durant 1h, puis j’ai laissé refroidir.IMG_20181025_151256_441[1]

Dans 1 confiture j’ai glissé une branche de romarin frais, et ½ c. à café de mélange 4 épices, et dans une autre confiture, j’ai ajouté la branche de menthe fraîche.

3- Une fois mes confitures froides, j’ai recuit chacune 30mn, et leur ai ajouté dès le début de cuisson 4g d’agar-agar (préalablement délayé dans un peu d’eau froide) chacune, soit 12g au total. Ceci a pour effet de pallier au manque de sucre qui a un effet gélifiant sur la confiture. Le sirop d’agave, ne produisant pas cet effet, il faut être astucieux !

4- Après avoir fait refroidir à nouveau mes confitures, je les ai recuit 30mn une dernière fois, et j’ai ajouté hors du feu les 500g de sirop d’agave (si vous aimez la confiture bien sucré, je vous conseille de mettre plus de sirop, 800g me paraît bien), réparti entre les 3 bassines.

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5- Vous pouvez maintenant remplir vos pots, (n’oubliez pas de retirer les branches de romarin et menthe avant!) avec la confiture brûlante (attention les doigts!),les retourner et ne plus y toucher plus jusqu’à ce qu’ils soient refroidis.

Alors question esthétique, je trouve que la couleur de cette confiture est vraiment belle dans les tons jaune miel, et au niveau du goût, c’est très délicat, pas fort en goût (d’où l’ajout des agrumes et vanille conseillé par les anciens), mais on retrouve une odeur et un goût de melon/courgette qui se serait marié avec une gelée de pomme ! Ben oui, c’est ce qu’elle m’évoque, cette confiture ancienne :).

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En tous cas, un régal sur une tartine beurrée, ou avec des crêpes !

Les meilleurs DIY pour Halloween, à faire avec les enfants

Le temps presse et même si la météo n’est pas vraiment de saison (ici en Provence, on a pas encore rangé les robes d’été 🙂 ), on est à moins de 10 jours d’Halloween!

Alors, chez nous on a prévu des petits DIY avec les enfants, pendant les vacances, mais plutôt en fin de semaine. Je n’aurais pas le temps de faire les articles avant la fête. Voici donc un pèle-mêle des meilleurs DIY à faire avec les grumeaux (ou pas d’ailleurs!), trouvé sur Pinterest. Bonnes horribles créations!

DECO:

cartonnage chatchauve souriscitrouille n&bcouronne natureFantômes suspendusfantomesfeuilles d'automneGraffitis montresPhotophoresPorteSucettes fantomes

 

GOURMANDISES

Apero tonusBiscuits momiesFruits d'HalloweenMeringuesPizza fantomesSaucisses momies

 

MAQUILLAGE:

maquillage citrouilleMaquillage Dia de les muertosmaquillage jackmaquillage squelettemaquillage sorcièremaquillage vampire

Le STRESS de la mammo!

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Parce que j’ai des antécédents familiaux et personnels (surpoids, 1er enfant après 30 ans, etc.), je suis en catégorie « risque élevé » niveau cancer du sein, mention « ça fait grave flipper hein ? »

J’ai ainsi l’extrême privilège depuis mes 35 ans d’avoir ma petite mammographie régulière.

J’en suis donc à ma 3ème (ouais une habituée, quoi!), et celle-ci étant passé et bien passée, je m’en vais te conter, toi novice, de la mammo ou moins novice, mais qui flippe toujours autant, ce moment de bonheur intense, que toute femme doit connaître tôt ou tard. Si, si j’insiste mesdames, ça fait flipper, c’est pas agréable mais il faut le faire, c’est primordial. Si petit problème, il y a, plus tôt petit problème est débusqué, meilleur tes chances de guérison sont. Toi, tout compris ?

Allez je t’explique !

C’est donc pleine d’une belle assurance, parce que « Eh dis donc, ça va être ma 3ème, donc, steuplé, je sais komment k’sa se passe ! », que j’ai pris rendez-vous 1 mois et demi plus tôt , suite à une visite de contrôle chez la gynéco (encore un de ces moments de plaisir féminin…)

« Pas avant 1 mois et demi ? ? Ah…. bon, ben c’est pas grave, je prends de toute façon… »

Et dans ma tête, je savais déjà que le stress commencerait d’autant plus tôt que le rendez-vous était d’autant plus loin… Mais que faire ?

Rien, alors on attend…

Donc, clairement, pour ma part, le gros stress commence 1 semaine avant. Je passe de « j’espère que tout ira bien » à « JE VEUX PAS MOURIR MAINTENANT ! » en quelques heures, avec toute une panoplie de « si ça m’arrive, je vais me battre comme une lionne » , « j’écrirai un livre pour les enfants », « il faut que je fasse ma carte de donneur », « j’attendrai pas de perdre mes cheveux, je me rase avant ma 1ère chimio » et le fameux « Si j’m’en sors, je me fais tatouer SURVIVOR sur le bras »

J’arrive donc prête à m’enfuir à toutes jambes, pleine de courage, à l’accueil du cabinet, où après enregistrement, on me demande de patienter dans la « salle des mammos ».

Déjà pourquoi séparer les « mammos », des autres radios, on a l’impression d’être en quarantaine !

Je me retrouve donc à patienter avec d’autres femmes, seules ou accompagnées de leur maris dans une salle d’attente minuscule. Tout est fait pour que tu sois mal à l’aise ou quoi ?

J’essaie de deviner sur les visages les histoires. Toutes ces femmes sont plus âgées que moi. Vraiment plus âgées. La plus jeune a au moins 55 ans. Que pense-t-elle de moi ? Partage-t-elle mes inquiétudes ? Essaient-elles, elles aussi, de deviner mon parcours, mon histoire ? De sentir ma peur ? Si nous ne parlons pas, et restons dans notre bulle, aucune n’est hostile en tous cas, et je vois plutôt des visages cherchant à sourire. Pour mieux combattre l’angoisse ? Je ne saurais dire.

« Mme CHEVALIERDELALUNA ? »

« OUI ! C’est moi ! »

Je me lève comme si j’avais été réveillé en pleine nuit.

«Enlevez le haut s’il vous plait et placez vous face à la machine »

J’imagine, ces mêmes mots répétées depuis 9h00 du matin, chaque jour de la semaine… Sérieux, elle doit en avoir marre de nous voir à moitié à poil, l’autre moitié flippée !

« Alors depuis que vous êtes venu, il y a eu quelques petits changements dans le cabinet. »

Ah bon….

« Je vais vous expliquer en même temps que nous procédons.  Nous avons donc une nouvelle machine, qui prend des plans de coupe, ce qui permet de ne plus avoir à prendre les plans obliques, car nous avons une vision, plus panoramique du sein, et bla bla bla bla bla… »

Fait-elle cela pour me détendre, me dis-je ? Je n’en sais rien, toujours est-il que je lui réponds «  Ah génial, ça donne une meilleure lecture du résultat alors ? », alors que j’ai envie de lui dire « Lâche moi, je m’en fous grave, je veux juste me rhabiller et rentre chez moi pour me cacher sous ma couette, pour entrer en hibernation et ne plus parler à personne, juste attendre que le cancer me tue, et là , vous serez bien content, hein ! » Oh merde, je crois que je perds pied !

Après plusieurs plans de coupe donc ! Et autres écrabouillages super sympa de nénés, je retourne en salle d’attente toujours aussi minuscule, et avec d’autres gens, mais aussi des gens qui étaient là au début.

Une des patientes est appelée par la directrice du cabinet (c’est elle qui donne le verdict, la grande prêtresse de la mammo, que tu as envie d’embrasser à la fin de la consultation, quand elle dit « Non c’est super, tout va bien ! »), et alors que j’essaie de me concentrer sur un magazine féminin, d’une haute portée intellectuelle, en relisant pour la 8ème fois la même phrase, j’entends alors qu’elle est à coté de la porte quelques phrases « Il faut que l’on fasse une biopsie » « ça ne doit pas vous inquiéter » « c’est juste quelqu’un qu’on ne connaît pas, à qui on va demander ses papiers », « pour moi, je suis sure, que ce n’est rien d’important ».

Et là, je commence à partir … je me vois à la place de la patiente, je n’entends plus ce que la prêtresse de la mammo me dit, tout tourne autour de moi, je suis comme dans un mauvais film, ça va trop vite, je vois ces lèvres bouger, mais je ne comprends ce qu’elle me dit, ça bourdonne, ça tangue, ça… « MADAME CHEVALIERDELALUNA ? » « OUI !!!! »J’ai crié, je vous assure que j’ai crié… Honte, moment de solitude, envie de me cacher sous mon magazine féminin à haute portée intellectuelle…

M’y voici donc chez la prêtresse ! « Vous pouvez vous dévêtir ici, et vous allongez, on va faire une écho! »

OH PUNAISE ! Dans ma tête s’il y a besoin d’une écho, c’est pas bon signe. Si tout va bien sur la mammo , t’as pas besoin d’écho !

Je suis presque contente de m’allonger, tellement mes jambes ne me portent plus.

« Alors comment ça va depuis la dernière fois ? Pas de douleurs ? Pas de sensations inhabituelles ? Vous avez vu qu’on a un nouveau matériel plus perfectionné ? »

« Dépêche, je vais faire un malaise dans ton cabinet ! Oui ,c’est super. Bravo.»

Et là, après quelques secondes de silence in-ter-mi-na-ble, elle prononce la formule magique : «  Bon ben c’est parfait, tout va bien ! »

OOOOOOOOUUUUUUUUUFFFFFFFFFFFFF !

Ok, ça paraît très con de se mettre dans des états pareils après coup, mais honnêtement, quel accompagnement psychologique propose-t-on si on nous annonce qu’il faut « vérifier » ou « inspecter » ou « analyser » ou « surveiller »cette petite grosseur ? Et ne pourrait-on faire en sorte que les rendez-vous soient moins espacés dans le temps ? Mettre en confiance, accompagner, préparer… C’est peu mais c’est aussi beaucoup.

Je dédie cet article à toutes celles qui ont vécu cette angoisse, à toutes celles, à qui on a dit qu’il fallait vérifier, analyser, inspecter, surveiller, à toutes celles qui se battent en ce moment, à toutes celles qui doivent le faire mais qui n’osent pas, à toutes celles qui vont devoir le faire, et à toutes les autres, aussi . Go girls !