Tuto zéro déchet: les emballages en cire d’abeille

Toujours dans une démarche de réductions des déchets, même si notre petite famille a  beaucoup progressée en quelques années, elle traîne encore de grosses lacunes !

L’une d’elle étant pour moi en cuisine, un gros point noir ( ou plutôt 3) : l’utilisation quotidienne (et oui, je cuisine, et EN PLUS, j’accommode les restes!) du trio infernal : papier alu + film alimentaire plastique + papier sulfu.

1er problème résolu depuis 1 mois : plus de sulfu, j’ai acheté une toile de cuisson SILPAT en silicone, et c’est juste génial. Ma seule erreur a été de n’en prendre qu’une, car j’ai souvent besoin de 2 plaques de cuisson dans le four, donc je vais en racheter une ce mois-ci, et ce sera réglé. Cela m’a coûté 11,50 euros ce qui peut sembler un peu cher, mais si on ramène au prix du papier cuisson, et au fait que vous ne créez plus de déchets, vous avez vite récupéré votre gain.

2ème problème plus contraignant : remplacer le film plastique (et le papier alu, mais que nous utilisons beaucoup moins).

Après quelques recherches sur le net, j’ai découvert les emballages en cire d’abeille, et je suis devenue fan.

C’est en fait, une pièce de tissu recouverte de cire d’abeille, qui permet de recouvrir les plats mais aussi d’emballer directement le produit alimentaire : morceau de fromage, fruit coupé, sandwich, etc. On peut même le congeler. Le tissu se réchauffe simplement entre les mains, et devient ainsi auto-adhésif.

Alors, bien entendu, partant du principe, que tout ce que je peux faire moi-même, JE LE FAIS, il était évident que je n’allais pas les acheter.

Vous avez donc le droit à un petit tuto simplissime :

1- Prenez un tissu en coton ou une matière non synthétique, qui résiste donc à la chaleur du four et couper vos rectangles ou carrés selon vos besoins. Pour ma part, j’ai fait 3 rectangles de 40x30cm, 2 rectangles de 30x20cm et 2 de 20x10cm. Coupez bien les petits fils qui dépassent, cela vous évitera de surfiler.

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2- Mettez votre tissu sur la plaque du four. Étalez sur votre pièce de tissu, des paillettes de cire d’abeille, de manière harmonieuse et enfournez pour 5mn à 100° environ. Je vous conseille de surveiller car ça va vite 🙂

3- Dès que vous sortez votre tissu, vérifiez que la cire est uniformément répartie (et complètement fondue bien sur) , et si ce n’est pas le cas, essayez d’imprégner avec la cire qui reste sur la plaque. Attention aux doigts : c’est chaud !

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Vous n’avez plus qu’à suspendre votre tissu pour le faire sécher, ce qui est très rapide.

Et voilà, pas plus compliqué que cela ! Vous avez maintenant de beaux emballages écolo et écono !

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Si vous n’êtes pas manuels, ou si cela vous semble trop compliqué, ou si vous n’avez pas le temps… Bref, si vous préférez les acheter, plusieurs sites proposent maintenant ce type d’emballages. Je ne les connais pas plus que ça, donc je vous en cite 3 que j’ai repéré au hasard : www.boutiquezerodechet.com, www.embalvert.com et www.sansbpa.com .

Ces emballages sont lavables à l’eau froide et au savon.

Alors tenté par ce DIY zéro déchet ?;)

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Quelques vérités sur l’anatomie féminine…

Je ne sais par où commencer…

Allez on y va : j’avais accueilli avec grand étonnement le blanchiment de l’anus il y a quelques années , avec stupeur la chirurgie esthétique du vagin, il y a peu , avec colère les paillettes pour vagin, l’année dernière,  mais là je suis restée cloué sur mon fessier justement, en apprenant ce matin via Facebook, que les sœurs Kardashian font la pub pour « le maquillage vaginal » ! Toute une gamme de cosmétique vaginale existe déjà, qui va du rouge à lèvres (non ce n’est pas une blague) hydratant, à l’enlumineur, en passant par le sérum fermeté…

anatomy-254120Et là, je vous avoue que j’ai eu comme un gros blanc : que pourrais-je expliquer à ma fille de 9 ans, qui n’a donc pas encore accès à ce genre d’informations (encore que, parfois je suis flippée d’entendre ce qu’ils se racontent à l’école!), quand elle aura connaissance de ce type de pratique et de ce qu’elles renvoient en terme d’image de la FEMME, aux femmes, et bien sur, aux hommes.

 

Il me semble donc essentiel (et surtout cela va me soulager car là, je pense qu’on touche le fond en matière de glorification de la femme objet) de faire un petit point sur la femme, son anatomie, et les vérités et mensonges qui tournent autour, dans l’espoir de démystifier un peu la chose. 

 

1- Le sexe de la femme n’est pas identique d’une femme à l’autre

Comme le sexe de l’homme, par ailleurs, et comme toutes les parties du corps humain, dirons-nous. Certains ont les yeux marrons, d’autres de grandes oreilles, certaines des petits seins, d’autres de grandes mains, quelques uns sont noirs de peau, d’autres plutôt clairs, bref, plus de 7 milliards d’individus, et pas un identique à l’autre. Et bien il en est de même pour le sexe!

2- Un vagin, non, ce n’est pas sale

D’après Wikipédia, le vagin est «  un organe tubulaire musculomuqueux faisant partie du système reproducteur femelle de certains animaux tel que l’appareil reproducteur féminin. Chez les mammifères, il relie l’utérus à la vulve. »

De la même façon que les autres organes, et parties du corps, il est lavé, théoriquement, tous les jours, il bénéficie, théoriquement, de vêtements propres tous les jours, il n’y a donc aucune insinuation à faire sur une quelconque absence de propreté de cet organe, plus que sur un autre organe.

3- Les règles ne sentent pas mauvais

L’émission de sang qui s’écoule durant la période des menstruations féminines, n’a d’odeur que celle du sang, soit une odeur de fer assez prononcé. Par contre, l’utilisation, encore massive (par pitié mesdames, pour votre santé, renseignez vous sur les alternatives : coupe menstruelle, protège-slips lavables, etc.), des serviettes et autres tampons favorisent le développement des bactéries et peut créer certaines odeurs, en cas de port prolongé. Mais quoi qu’il en soit, ces odeurs ne dérangeront que la principale intéressée lors du change et en aucun cas, ne pourront être perceptible par collègue, voisin, ou ami. Arrêtons les mytos !

4- Une femme a des poils

Ah, si, si, je vous assure. Nous passons un temps dingue, à nous épiler en bas, en haut, au milieu, pour répondre à une certaine grille esthétique, mise en place depuis plusieurs dizaines d’années, et qui veut que le corps de la femme soit glabre et lisse. Mais au naturel, nous avons des poils. Parfois beaucoup. Sur le pubis, les aisselles, les jambes, le dessus de la lèvre, les bras, le ventre …Et encore une fois, ce n’est ni sale, ni puant. C’est tout ce qu’il y a de plus normal, et naturel.

5- En temps que femme, je ne considère pas détenir un mystère entre les cuisses

Pas plus que je ne pense être une sorcière capable d’envoûter les hommes en battant des cils, ni que le fait de secouer ma chevelure de gauche à droite, peut rendre quelqu’un fou, ni non plus, que mon corps, soit provocateur ou insultant envers qui que ce soit, au point qu’il doive être caché.

Mon sexe est merveilleux : il me permet d’uriner, d’avoir des rapports sexuels, de donner la vie, mais je ne le considère pas plus exceptionnel que mes yeux, qui me permettent de voir le sourire de mes enfants, mes jambes qui m’emmènent où je désires, ou mes poumons qui, sans effort conscient de ma part, me maintiennent en vie grâce à l’air inspiré.

Alors, du maquillage pour le vagin…. que dire, que penser, et surtout… que faire ? Et bien, ne pas l’acheter je pense, déjà ! Et arrêter de laisser une image si dégradante et erronée de la femme, ainsi véhiculée, en refusant de participer.

Allez, un petit Nina Simone me paraît ESS-EN-TIEL pour décontracter l’atmosphère et ce recentrer sur le fondamental 😉

Mon coin de ciel bleu au salon!

Sont-ce les jours qui raccourcissent ?

Sont-ce les 1ères fraîcheurs du matin ?

Sont-ce mes ipomées qui s’amenuisent de jour en jour, sur la terrasse? 😦

Une furieuse envie d’apporter du soleil dans la maison m’étreint depuis quelques jours ! Qu’à cela ne tienne, j’ai donc décidé de repeindre, non pas une pièce mais un meuble, en bleu, je dirais d’inspiration marocaine, avec un super effet vieilli, dont je m’en vais vous dévoiler tous les secrets…. Mmmmmmhhhhhh, d’humeur mystérieuse, ce matin?

Tu l’auras donc rectifié de toi-même, ami lecteur, j’ai apporté, à défaut de soleil, au moins un coup de ciel bleu dans le salon. Je t’avoue que j’ai tenté le soleil en proposant à l’Homme de repeindre ce magnifique buffet indien en jaune , et je ne sais pourquoi il a refusé…

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Ça c’est mon meuble tout tristoune, avant mon intervention…

Ok, je te dis tout : j’avoue que j’ai déjà repeint le couloir en jaune (non, non, pas jaune pale ou blanc cassé avec une pointe de jaune, non: jaune- jaune… poussin, soleil, tournesol… JAUNE!) l’année dernière, ce qui est très joli, et a vraiment apporté un coup de peps à notre petite maisonnette. Mais depuis, j’ai tendance à voir tout en cette jolie couleur vitaminée, la déco, comme les vêtements. Je crois donc que l’Homme a un peu saturé pour le coup…

Donc, après avoir essuyé ce refus catégorique, je me suis rabattue sur ce magnifique bleu de TOLLENS, collection Couleur Plurielle, teinte Vibrante. Petite astuce en plus, je l’ai commandé sur le site Peinture-Destock, que j’ai découvert par hasard, et qui propose des peintures (et matériel) de marque, à des prix défiants toutes concurrence : 30,90€ les 2,5 litres chez Peinture-Destock, contre 43,90€ dans une enseigne très connue de bricolage.

Coucou c'est moi! Et le magnifique bleu de Tollens!
Coucou c’est moi! Et le magnifique bleu de Tollens!

1ere étape : le ponçage.

Oui, c’est chiant, oui, on a de la poussière partout, oui, mais il faut le faire !

Pour ma part j’ai utilisé une petite ponceuse électrique, mais vous pouvez tout aussi bien le faire au papier de verre . Dans le cas de mon meuble, qui était recouvert d’une épaisse couche de vernis foncé, c’était absolument impératif, afin de rendre cette couche plus mate et poreuse, pour que la peinture accroche.

2ème étape : peindre!

Après un bon dépoussiérage (ponçage oblige), j’ai attaqué directement la peinture, en ayant pris soin au préalable de couvrir au scotch de peintre la partie haute de mon meuble, que je souhaitais laisser brute. Laissez sécher le temps nécessaire.

3ème étape : Un p’tit coup de vieux !

J’ai utilisé 2 techniques pour vieillir le buffet : la cire et le ponçage.

J’avais une boite de Ma cire facile de Bondex, effet métallisé Wengé, depuis un bail, que je n’avais au final pas utilisé, car le rendu sur un mur blanc, n’était pas du tout concluant. Mais je dois dire, que sur ce bleu, c’est parfait.

Il faut prendre un tout petit peu de cire sur un chiffon non pelucheux, et étaler uniquement sur les arêtes du meuble, et toutes les parties sculptées. Allez-y vraiment par petites touches, en effleurant le meuble, surtout au début, pour pouvoir doser, et ne pas avoir la main trop lourde. Le but, n’étant pas de recouvrir, mais de donner un effet patiné. Ce qui est d’autant plus intéressant avec cet effet métallisé, c’est qu’il joue vraiment avec la lumière du jour.

2ème technique : le ponçage, cette fois au papier de verre, et une fois de plus par petites touches, et avec parcimonie. Je l’ai utilisé à nouveau sur les arêtes et les moulures.

D’une manière générale, lorsque l’on vieillit un meuble, pour un effet le plus naturel possible, on part du principe, que les parties « abîmées » par le temps sont les angles, les arêtes et les découpes. La teinte la plus claire sera toujours au centre des parties lisses.

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Et voilà le résultat : petite ambiance marocaine dans notre séjour, on se croirait à Chefchaouen, non?

Sommes-nous vraiment fait pour travailler?

J’ai arrêté de travailler. Il y a exactement 23 jours aujourd’hui.

Raison officielle ? Incompatibilité d’humeur avec la direction.

Véritable raison ? Mmmmhhhhh, difficile de synthétiser en une phrase, il y a beaucoup de raisons, mais si je dis que je n’y trouve pas mon compte, je me rapproche pas mal de la réalité.

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J’ai toujours travailler depuis la fin de mes études, soit depuis … OH PUNAISE ! 22 ans ! J’ai dû me tromper,  je suis pourtant encore très jeune, attends…. 43 ans,  mon âge super jeune– 21 ans,  âge à partir du quel j’ai commencé à bosser = 22 ans… Et merde !

Bref, je disais donc que j’ai toujours travaillé depuis la fin de mes études, jusqu’à aujourd’hui. Je n’ai pas connu de période de chômage, je n’ai jamais été inscrite ni à l’ANPE (oui, je viens de te dire que j’ai 43 ans!), ni au Pôle Emploi. J’ai fait une pause maternité de 4 ans, avec 2 enfants en bas age, durant laquelle, j’ai eu le douloureux sentiment (physique et psychologique) de travailler 4 fois plus que lorsque j’étais salariée, tout en ne touchant pas un radis.

J’ai toujours eu de la chance, dans mes rencontres professionnelles, même si j’ai aussi bossé avec des imbéciles.

J’ai pris des risques en partant bosser à l’étranger (et plus d’une fois!), mais cela a enrichi ma vie.

J’ai eu des jobs très intéressants , et quelques uns, profondément ennuyeux.

Mais le sentiment qui me reste, si je dois faire un bilan à l’instant présent, c’est que je n’ai jamais réussi à être passionné par un travail.

  • Me suis-je trompé dans mon choix de carrière ? Il me semble souvent que j’aurais pu m’épanouir dans un travail proche de mes centres d’intérêt. Mais finalement, si l’un de mes plaisirs était devenu MON travail, ne m’en serais-je pas lassé ?
  • En ai-je trop attendu ? On nous vend, dès l’enfance, le travail et l’épanouissement personnel, à coups de « Il faut que tu travailles bien à l’école, pour avoir un bon métier/ pour faire ce qu’il te plait . » Mais je n’ai jamais trouvé ce lien dont on vante les mérites ! Je n’ai pas réussi à partir le matin, en me disant « Youpi ! » et à me forcer à rentrer à la maison le soir, parce que mon job me passionnait à ce point… Désolé, mais seule, en couple ou en famille, rentrer le soir, a toujours été un plaisir pour moi, et une libération. Comme si ma vraie vie pouvait enfin commencer.
  • Suis je normale ? Et oui, la question se pose là ! Je remarque que les discours changent quand même, depuis une dizaine d’années. On a quitté l’aire de la croissance, du libéralisme glorieux, où la réussite passait forcément par le travail, le pouvoir, l’argent, pour entrer doucement, dans une aire de réflexion sur le bonheur. Et c’est une bonne chose. Alors à la question, suis-je normale, je peux répondre, oui je me sens tout à fait normale, mais souvent (et depuis longtemps ) différente.

Je vous entend murmurer au fond là-bas, derrière votre écran : « Elle a pété un câble ? C’est bien beau son histoire, mais on fait comment pour vivre, si on travaille pas ? »

Oui, c’est juste, avoir de l’argent n’achète pas le bonheur, mais ne pas en avoir peut-être un gros problème. Ma réflexion n’est donc pas de savoir si on ne devrait pas tous arrêter de travailler, mais surtout de se demander si le travail nous rend heureux ? Et si la réponde est non, ne pourrait-on pas envisager de réduire notre temps au travail ? Ne pourrait-on pas consommer moins, ou différemment pour alléger son budget et se permettre de travailler moins ?

Sérieusement, vous n’en rêvez pas de ce temps pour vous ? Mais pourquoi on ne pourrait pas imaginer ? Certains parlent du revenu universel… être payé pour subvenir à ses besoins, sans travailler et être heureux ? Vivre enfin pour soi , lire, se balader, s’asseoir face à la mer, parler avec ses enfants sans se soucier du temps qui file, dessiner, faire du sport, écouter de la musique, jouer aux cartes, jardiner, faire la sieste, méditer, rêver, réfléchir …

Je vous entends encore marmonner derrière vos tablettes ! « Et comment on va le payer ce revenu universel, hein ? » Rappelez vous, c’était il y a très peu de temps : les banques se sont effondrées, et en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, on a trouvé des milliards pour les sauver… L’argent est là, ce n’est qu’une question de choix politique.

Ma conclusion, est donc que si on travaillait moins, le travail n’occuperait plus autant de place dans nos vies (en temps bien sur, mais aussi en prise de tête et en stress), aurait moins d’impact sur notre santé (fatigue, stress…), nous serions plus dispo et à l’écoute de nos proches, et de nous-mêmes : nous serions sans doute plus heureux… en tous cas, plus apaisés, moins stressés, ce qui est déjà en soi, un pas vers le bonheur.

On veut des coquelicots, mais aussi des pissenlits, des boutons d’or et des ombelles !

 

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De retour après de loooongs mois d’absence, travail et vie à 100 à l’heure oblige ( mais ça va changer: bientôt un post pour vous en parler justement : je suis en décroissance d’activité!).  Vous m’avez beaucoup manqué, j’ose secrètement espéré que moi aussi un petit peu … 😉

Me revoici donc, remontée à bloc, plus écolo que jamais et pleine de nouveaux projets !

Et pour repartir sur le bon pied, je voulais vous parler, de l’appel : Nous voulons des coquelicots, lancé il y a 2 jours par Fabrice Nicolino (c’est le monsieur là sur la photo),

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reporter engagé dans la lutte écologique entre autres choses (son blog si ça vous intéresse de jeter un coup d’œil : planète sans visa) .

Alors c’est quoi « Nous voulons des coquelicots » ?

C’est un appel pour l’interdiction de tous les pesticides.

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais grosso modo, on entend beaucoup parler dans les médias des lois qui vont être votées pour l’interdiction du glyphosate par exemple, on suit les débats de plus ou moins près, et puis on nous annonce que Bruxelles, ou tartempion a finalement décidé que l’on pouvait continuer à empoisonner les gens encore 5 ans sans souci, et nous on fait quoi ? Ben rien… On reçoit la nouvelle, on en parle quelques heures ou quelques jours dans notre cercle d’intimes, et puis on passe à autre chose… Et pourquoi, on passe à autre chose ? Parce qu’on est pris par nos vies (enfants, travail, couple, argent, famille c’est déjà une mini-entreprise à gérer!), parce qu’on ne peut se résoudre à penser que les politiques, et les puissants qui gèrent le monde nous soumettraient à un tel danger si c’était réellement aussi terrible (tssss, tssss, tssss….), et surtout, parce qu’en dehors du fait de ne pas utiliser ces produits, et faire sa part personnel d’écologie dans sa vie de tous les jours (de juste faire le tri, à utiliser un lombri-composteur, chacun à la mesure de ce qu’il peut), ON NE SAIT PAS COMMENT AGIR !

Vers qui se tourner ? A qui se plaindre ? Que faire et avec qui ?

Et bien, c’est exactement pour cela, que l’appel Nous voulons des coquelicots m’a frappé hier soir, par hasard, en surfant sur le net. Ce sont des gens comme vous, comme nous, qui ne savent plus à qui s’adresser pour qu’on les entendent, qui en ont marre de voir des lois votées contre toute logique, sens moral et civique, et qui veulent changer les choses.

Personnellement si les dernières présidentielles, m’ont ouvert les yeux sur une chose, c’est bien sur le fait que la politique ne peut plus rien pour nous (trop loin de nos vies, de la réalité, et trop englué dans le pouvoir et l’argent), c’est à NOUS de changer le monde. Et si on ne peut pas changer le monde, mais qu’on arrive déjà à changer nos habitudes, à faire évoluer nos façons de faire, celle de notre famille, de nos proches, et moins proches, c’est déjà énorme.

Donc, on fait quoi , avec « Nous voulons des coquelicots » ?

Déjà, on va signer l’appel tout de suite ! C’est ici . A l’heure où j’écris cet article, 09h16 vendredi 14 septembre 2018, nous en sommes précieusement à 84082 signataires (en 2 jours, c’est pas mal!) et l’objectif est fixé à 160 000. Si on se disait qu’on les atteint avant la fin du weekend ?

Et après ?

Après, on agit ENSEMBLE.

L’appel s’engage pour une durée de 24 mois. Nous allons construire ensemble et au fur et à mesure le mouvement, mais déjà le 1er rassemblement se fera vendredi 5 octobre à 18h30, et se répétera chaque 1er vendredi du mois.

Le mouvement espère ainsi mobiliser comme une sorte de Téléthon anti-pesticides mensuel à l’échelle de nos villes et villages, les acteurs que nous sommes de notre vie quotidienne. A vous d’imaginer des rencontres conviviales, des apéros participatifs, un cours de danse en plein air, un atelier recup, que sais-je? tout ce qui pourra créer du lien et de l’échange et qui mobilisera autour de l’interdiction des pesticides. Vous pouvez proposer vos idées sur le site, via un petit formulaire à remplir.

Encore une fois, n’attendons plus, c’est à NOUS de changer le cours des choses.

Wouh, je viens de regarder à nouveau le compteur on en est à 84326 signataires ! Allez les enfants, on se bouge, on va le signer cet appel ! GO, GO, GO ! (Je vous l’ai dit, en cette rentrée 2018, je suis au taquet!)

Dernière petite chose,vous pouvez promouvoir l’appel, en en parlant bien sur autour de vous, mais aussi en insérant le logo sur vos profils de réseaux sociaux, en achetant des autocollants pour en mettre plein partout sur vos bureaux, voitures, boites aux lettres, cartables des enfants (si, si, vous avez le droit, même s’ils ne sont pas d’accord parce que « Des fois, c’est quand même maman qui décide !  Hein ? Papa aussi ? Oui, papa aussi… des fois ! »), etc. Retrouvez tout cela sur les outils du site ici.

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10 idées pour une Saint valentin entièrement gratuite!

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Il y a 2 ans je vous donnais 10 idées de cadeau pour la St Valentin, à réaliser vous-mêmes (vive mes petits doigts créatifs), et bien cette année, parce que j’ai encore évolué dans ma démarche de bonheur (oui je médite quoi!), je vous propose 10 idées pour faire plaisir à  son amoureuse ou amoureux sans dépenser 1 sou!

1- Ecrire sur un miroir au rouge à lèvres (ça marche aussi avec le crayon khôl ) le nombre de jours ensemble, genre « 4958 jours de bonheur avec toi! ». Ne vous prenez pas la tête avec la calculette, allez plutôt ici .

2- Lui faire un massage, sans rentrer dans le cliché pénombre-musique-douce-huile-nuisette (parce qu’après la journée de taf, les devoirs, le repas et le coucher des marmots, clairement on est crevé!) mais juste prendre 10 mn pour lui masser la tête ou ôter ses chaussons et lui masser les pieds, c’est une petite attention pleine de douceur qu’elle ou il appréciera.

3- Envoyez lui un texto d’amour (je n’ai pas dit sexto, mais après c’est vous qui voyez!), alors que vous êtes dans la même pièce que lui.

4- Faites tourner en boucle vos plus belles photos de couple sur votre pc, histoire de se rappeler de jolis souvenirs, ou des vacances.

5- Glissez des petits mots doux dans ses affaires (pare-brise de sa voiture, vêtements pliés, poches de pantalon, chaussures, sous l’oreiller…). Il pourra même les découvrir quelques jours après, effet œufs-de-Pâques-oubliés-dans-le-jardin, qu’on retrouve à moitié fondu 1 mois après!

6- Poser une journée de congé, tous les 2, en semaine, pendant que le reste du monde travaille et que les enfants sont à l’école, déjeuner ensemble (pique-nique si possible… oui je vis dans le Sud, je suis pas objective côté météo!), et faire une ballade tous les 2 ou un ciné ou… ce que vous voulez!

7- Préparer un plat ensemble. Évitez de préparer le repas du soir en semaine, qui est forcément automatique, rapide et qui ne laisse pas le temps à l’impro et au partage, mais essayez de préparer, par exemple durant le weekend, un dessert, ou du pain, ou un plat spécial pour vous (souvenir, ou tradition pour l’un ou l’autre), sans stress de temps.

8- Ecrivez un mot d’amour et glissez le dans un ballon gonflé sur lequel vous écrirez au feutre: « A éclater! » ou un truc du genre!

9- Invitez votre amoureuse ou amoureux à danser. Oui, là dans la salle de bains ou dans le couloir, on s’en fiche, juste là, lancez la chanson que vous voulez sur votre smartphone, prenez ses mains, rapprochez vous et dansez… mmmmmhhhh, ça fait du bien, hein?

10- Faites des projets pour l’année à venir. Un bloc notes, une tasse de café ou de thé, tous les 2 confortablement installés dans le canapé, et écrivez tout ce que vous voulez faire avec cette personne durant l’année: le voyage dont vous parlez depuis longtemps, pourquoi pas cette année? changer la déco du salon? se lancer un défi de lire 5 livres chacun, et pourquoi pas les mêmes pour pouvoir en parler ensemble? aller faire du sport (ou de la danse, ou de la méditation, etc. ) tous les 2, une fois par semaine? prendre une babysitter 1 fois par mois, et se faire un ciné?  Faire des projets, c’est envisager sa vie avec l’autre pour les jours à venir, c’est la plus belle preuve de votre amour…

Je me suis inspiré de plusieurs sites pour faire ce post, et j’ai eu un coup de cœur pour celui de Julie, Make you Happy, que je vous invite à découvrir. Bonne lecture!

 

Joli Kimono d’été!! Le tuto!

Les jours qui rallongent, les arbres qui bourgeonnent, le mimosa au top de sa forme, et un 1er déjeuner en terrasse avec les collègues cette semaine: c’est sur l’hiver s’éloigne petit à petit!

Une furieuse envie de ressortir les robes à bretelles, et les tongs (mais on va se calmer un peu bien sur…) alors pour patienter une petite couturette simplissime mais qui, au demeurant, fait son petit effet: la veste de kimono d’été.

J’ai pris le tuto de Filoute ici, et j’ai acheté le tissu et le galon à pompon chez Ma petite Mercerie. 

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Grosse satisfaction quand j’ai fait le défilé devant les enfants, ma 8 ans et demi s’est exclamée: « Maman, si les gens qui travaillent dans les magasins voit ça, ils vont te demander d’en faire 40000 pour les vendre! »Hihi! Oui, je sais c’est peu de chose, mais ça me fait plaisir, alors je prends 🙂

Je n’ai plus qu’une hâte : (oui qu’il fasse assez chaud pour le mettre, mais ce n’est pas ça!), c’est d’en faire un 2ème dans un joli coupon de tissu africain, avec un effet complètement différent mais super sympa aussi. Dans ce style là:

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Des genoux monstrueusement raccommodés!

C’est en rangeant les vêtements des loulous que la vérité me sauta au visage: il manquait des pantalons aux 2 monstres, et autant la disparition des pulls et autres gilets (l’an passé mon fils a quand même réussi à « oublier » 6 pulls-gilets à l’école et au centre..si, si , six!) bien qu’elle m’agace, peut s’expliquer, mais les pantalons, là je m’inquiète!

Donc, après inspection des lieux stratégiques (dessous de lit-fond de panier à linge- dernière étagère du fond où l’on met les trucs dont on n’a pas besoin), j’ai compris que les disparus étaient en fait sur la pile de linge à repriser que j’ai savamment alimentée au fil des derniers mois semaines jours.

Honte sur moi, enfer et damnation, il ne me restait plus qu’à sortir la boite à couture et aller piquer quelques idées sur Pinterest.

Voici le résultat pour 4 pantalons sur 6 , mais j’ai des excuses: toute la famille est malade. Enfin pas moi, évidemment, mais mes 3 enfants 2 enfants et l’Homme.

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Je suis contente du résultat et les loulous aussi. Manquerait plus qu’ils trouent leur pantalon exprès! 🙂

 

Ma vie en 50 nuances de Grey…

Je me souviens de ce film fascinant sur lequel j’étais tombé par hasard, sur Arte : Good Hair, de l’acteur comique Chris Rock, et qui traite de la complexité pour les femmes blacks, de l’entretien de leur chevelure, et au-delà de ça, du besoin de transformer leur chevelure. NB : j’en parle mal, c’est un très bon documentaire, allez le voir !

Je me souviens avoir eu cette réflexion sur l’importance de la chevelure dans l’affirmation de soi. Certes tu ne choisis pas ta nature de cheveux (et je sais de quoi je parle en digne héritière du cheveu-fin-plat-mou), mais tu peux décider d’en faire une arme, une carapace, une provocation, ou encore une curiosité. Bref, tu peux choisir d’affirmer, de t’affirmer à travers tes tifs !
Se raser la tête, décider de ne plus se coiffer pour avoir des dreadlocks, refuser de se teindre les cheveux, lorsque les cheveux blancs commencent à arriver, arborer une coupe afro… sont autant de symboles d’assurance et de déclaration de qui l’on est.

Je me souviens que jeune adolescente, j’avais 3 « projets capillaire » à réaliser dans ma vie (oui, j’étais futile à l’époque! :))
Number 1: avoir une coupe à la garçonne . Fait ! Durant mes années londoniennes, je suis passé d’un carré court à une garçonne, avec aussi, un changement du blond au noir corbeau, ce dernier choix de couleur n’ayant pas été le meilleur de mes choix !
Number 2 : Avoir des dreadlocks. Je considère les dreadlocks comme l’aboutissement ultime du « Faites comme vous voulez, moi, c’est ainsi, que je désire vivre ma vie. » . C’est l’affirmation ultime du refus de rentrer dans le moule, et qui demande du courage que malheureusement, je n’ai pas eu… Après euh… je n’entame que la 2ème partie de ma vie, rien n’est perdu ! (Ahaha, je vois déjà l’Homme qui sue en lisant ces lignes!)
Number 3 : Acceptez lorsque les cheveux blancs arrivent, de laisser la neige envahir la surface ! Et c’est donc ce que je vis depuis 1 an environ.

Je me souviens de mon 1er cheveu blanc, vers 25 ans. J’avais toujours cette admiration pour ces femmes tellement classes aux cheveux gris ou blanc, mais à 25 ans, j’étais juste dégoutée ! Encore en construction professionnelle, personnelle, trop de choix, d’envies pour être posé, et ressembler à ces femmes que j’admirais, mais qui étaient des femmes avec un grand F! Je ne voulais pas de ce cheveu blanc, là maintenant tout de suite !

Je me souviens des litres de flacons de coloration qui sont passés sur mes cheveux, de leur picotements sur ma tête au début, de leur odeur trop forte, qui pique le nez et les yeux, du réveil programmé sur 30mn, et des magazines lus sur le rebord de la baignoire en attendant que ça passe…enfin ça c’est quand tu n’es pas maman/épouse, parce qu’après bien sur, lire un magazine 30mn sur le rebord de la baignoire, c’est un luxe que tu pleures d’avoir perdu, et tu te retrouves donc avec ta colo sur la caboche en train de passer l’aspirateur, tout en ramassant la serviette mouillée du petit dernier, abandonnée, on ne sait pourquoi au milieu du salon, et en te frayant un chemin du bout des tongs à travers les constructions de Lego de la plus grande !

Je me souviens de tout ce temps perdu, et de cette inquiétude inlassablement de retour chaque mois : « Mince, ça se voit là ! Faut que je fasse mes racines… »

Et puis je me souviens d’en avoir parlé un peu, comme ça, à l’Homme, d’avoir cherché des articles sur le Net, de mettre dit « Hey! cet été, c’est la mode du gris pour les cheveux ! », d’avoir réfléchi à pourquoi je me colorais vraiment les cheveux…

Je me souviens de mettre décidé. « Je ne veux plus colorer mes cheveux. En tous cas, je ne veux plus coloré mes cheveux pour cacher mes cheveux blancs.  Je veux exister telle que je suis, et telle que je me vois belle. Je ne veux plus me colorer les cheveux, pour donner à la société, aux autres, une image de moi qu’ils désirent avoir. J’ai 42 ans, je me sens belle, je me sens jeune, je me sens plus sure de moi, que je n’ai jamais été dans ma vie, j’ai des cheveux blancs, qui racontent qui je suis, qui me font un halo de douceur autour du visage, et qui correspondent à ce que je veux montrer aux autres. »

Je me souviens de la peur de l’Homme : « Mais c’est un renoncement à prendre soin de toi, ou quoi ? »

Je me souviens de l’étonnement de l’entourage amis-famille, version bienveillante : « Oh ! tu t’es fait des mèches grises, ça te va super bien ! » et version malveillante : « Tu t’es coupé les cheveux ? Mais ! tu n’as pas fait de couleur ? ? ? » … jalousie, quand tu nous tiens;)

Je me souviens surtout que depuis cette décision, chaque mois, j’ai vu dans le miroir la méche, puisque pour l’instant, il s’agit d’une grande mèche , s’agrandir, pousser et prendre sa place autour de mon visage, et que je me suis sentie plus forte à chaque fois, car je me suis sentie OSER être MOI.