Survivre aux repas de fin d’année quand on est végétarien

 

Même si le végétarien de 2018 n’est pas celui d’il  a quelques années (en terme de choix et de visibilité), il n’en demeure pas moins que les repas de famille restent majoritairement peuplé d’omnivore qui ont tous un avis plus ou moins sympathique sur le végétarisme en général et les végétariens en particulier.

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Alors, oui , la question se pose et se répète encore cette année : comment survivre aux repas de famille (certains se posent aussi la question tout court 😜 ) lorsque l’on est végétarien ?

1er obstacle : Annoncer que l’on est végétarien si vos hôtes ne le savent pas, et le ré-affirmer même s’ils le savent.

Car oui, le non-végétarien se pose beaucoup de questions sur notre cas. L’une d’entre elles étant : « Est-ce qu’il mange toujours végétarien, ou fait-il quelques exceptions pour les fêtes par exemple ? » ou bien « est-ce que le jambon ou le poisson c’est considérer comme interdit chez les veggie ? » Alors, on inspire un grand coup et on explique pour la millionième fois, comme si c’était la 1ère, et avec le sourire bien sur, que le végétarisme c’est un engagement de vie, pas un sport que l’on pratique assidûment mais que l’on peut laisser tomber si événement exceptionnel ou en cas de maladie… Également, le végétarisme s’applique effectivement à tous types d’animaux, à poils, sans poil, à plumes, à écailles et autres coquilles. C’est sans doute également le bon moment pour expliquer à notre hôte que le petit poisson rouge qui tourne sempiternellement dans son bocal n’est pas un ballon gonflé ou un jouet mais bel et bien un être vivant… La preuve ? Il est doté d’un système digestif (il mange et fait caca) et d’un appareil reproducteur (il fait crac crac). Je continue ou c’est bon ?😀

2ème obstacle : faire accepter à la maîtresse de maison que vous allez ramener votre plat qu’il n’y aura qu’à réchauffer, et que cela ne vous dérange pas, et que non, ce n’est pas la peine de vous faire quelque chose de spécial.

Alors, pour avoir tester, plusieurs possibilités s’offrent à vous : vous pouvez dire que vous allez manger ce qu’il y a, qui n’est pas issu donc de l’alimentation animale, pour ne pas déranger, ni mettre mal à l’aise, mais vous prenez le risque de vous retrouver à manger le toast du foie-gras en entrée et la jardinière de légumes en plat. Ce qui pourrait être pire, MAIS aussi nettement mieux.

2ème possibilité : Si vous laissez la maîtresse de maison vous préparer quelque chose de « spécial », vous prenez le risque de lui ajouter un stress supplémentaire au stress déjà engendré par la préparation du repas de Noël pour 12 personnes. Pas cool pour votre hôte…sans compter, qu’elle risque de vous faire une salade de thon, car « Mais le thon, c’est du poisson ! », et là , retour à l’obstacle n°1, explication, etc, etc.

3ème obstacle : le passage à table, ou comment devenir l’attraction du dîner, surtout si comme moi, tu adores être le centre d’intérêt !

Plusieurs versions possibles là encore : Soit les convives te connaissent et savent, soit ils te connaissent un peu ou pas et ne savent pas… d’ailleurs, ils peuvent aussi te connaître sans savoir, mais bon, on va pas tous se les faire ! 😜

Il y aura donc un moment, plus ou moins long, de flottement, ou ceux qui ne savent pas, soit vont mettre les pieds dans le plat, c’est le cas de le dire, par un « Ben ! Tu prends pas de foie gras ? » soit vont deviner, et subtilement te demander au bout d’un moment « Tu es végétarienne ? » avec la complicité dans le regard comme s’ils avaient percé un lourd secret de famille.

Tu devras donc expliquer ce choix, une nouvelle fois, et peut-être te justifier, car oui madame, selon les protagonistes de l’histoire, tu n’as pas le droit de manger ce que tu veux en 2018, non mais des fois, tu crois peut-être qu’on va te laisser faire ce que tu veux avec ton estomac ? Petite effrontée va ! Heureusement que je suis là , avec mes bons conseils pour te proposer quelques attitudes à adopter selon l’invité de la soirée. On peut, les classer en 4 catégories distinctes :

  • celui qui veut en savoir plus surtout sur l’organisation, car ça l’a quand même souvent effleuré cette histoire, et il n’est pas exclu qu’un jour il fasse le pas : « Mais alors, tu manges quoi pour remplacer la viande et le poisson ? » « Et pour les enfants ? Tu fais comment ? » « Et quand tu es invitée ? »  « Et tu ne te sens pas trop fatiguée ? ». Cet invité là est sans doute le plus facile et le plus intéressant, car on peut avoir une vraie discussion. Je t’en souhaite plein à la table de fête !
  • celui qui trouve ça comique, qui pense que tu vas craquer, et qui fait tout pour te tenter, car c’est bien connu, quand tu décides d’être végétarien, ce n’est rien d’autre qu’un régime et tu as tout le temps envie de manger de la viande, et tu en rêves la nuit, et parfois, on te retrouves avec un imper et des lunettes de soleil devant l’étal du boucher qui est obligé d’appeler les flics, quand tu refuses d’arrêter de te coller à la paroi de la vitrine ! Celui-là, t’abreuveras donc sans doute de « Allez ! Une p’tite cuisse de chapon ! Regarde moi ça comme c’est beau tout ce gras et cette chair bien musclée pleine de protéines ! Hein ? Sérieux, ça te donne pas envie ? Allez, allez ! Je dirais rien ! » Ai-je besoin de préciser que celui-là , fait parti des plus lourds ?
  • celui qui ressent au plus profond de son être, ton végétarisme comme une agression. « Et pour les chaussures ? Tu fais comment ? Tu te fais des sandales en laitue ? » «  Donc t’es végétarienne et tu bois de l’alcool et tu manges des chips ? Tu sais que c’est pas bon pour la santé, donc aucune cohérence, quoi ?! » C’est avec ce convive, que je me remercie de méditer depuis 2 ans maintenant, afin d’être capable de prendre le recul nécessaire et de tester la compassion universelle in vivo. Merci donc à moi mais aussi à toi, convive agressif.:)
  • celui à qui tu fais pitié ! Si, si, il y en a toujours un ou une (quand ils ne sont pas en groupe!) pour passer tout le raps à te dire : «  Mais, tu dois avoir faim ? Tu n’as rien mangé ! » « Tu veux que j’aille te préparer quelque chose d’autres ? » « C’est toi qui aura la plus grosse part de gâteau ! »

Heureusement, il y aura aussi tous les autres, les bienveillants, les positivement curieux, les indifférents, les tolérants…

Te voici donc armé, prêt ou en tous cas prévenu:) sur ce qui t’attend !

Mais, surtout, n’oublions pas que ces fêtes sont d’abord une occasion de partager, pas forcément un repas, mais un moment, une idée du plaisir d’être ensemble, pas juste un partage alimentaire !

Faites vous plaisir, savourez chaque moment avec vos proches et profitez de leur présence.

🎅TRÈS JOYEUSES FÊTES A VOUS!!!!🎄

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Ma p’tite mayonnaise light !

Le printemps est à nos portes, les oiseaux s’encanaillent, les bulbes explosent et moi, j’ai des envies de crudités ! Du chou-fleur, des champignons de Paris, de la carotte, du céleri, et même du fenouil !

Alors, pour les petits apéro gourmands et toniques qui s’annoncent, voici une sauce mayonnaise légère et goûteuse, que vous pourrez agrémenter à votre sauce;)

OK, elle est mauvaise, trèèèèèèès mauvaise, celle-là…

 

Il vous faut :

  • 1 jaune d’œuf
  • 1 c. à c. de moutarde
  • de l’huile d’olive
  • 1 yaourt nature (ou du fromage blanc)
  • du sel
  • selon vos envies : curry, ciboulette, oignon haché, ail, tabasco, basilic…

1- Mélangez le jaune d’œuf et la moutarde.

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2- Ajoutez un filet d’huile d’olive en continu et mélangez au fouet. Si votre bol « tourne » et que vous n’avez pas d’autre paire de main sous la main (Ohlala ! Elle est encore plus mauvaise que la précédente!) pour vous aider, posez un torchon plié sous votre bol, et il se tiendra tranquille;)

3- Lorsque vous avez obtenu, à peu près 1/3 de la quantité désirée de mayo, ajoutez le yaourt et mélangez bien.

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4- Salez à votre guise, et ajoutez l’épice ou l’herbe choisie.

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Pour nous aujourd’hui, c’est ciboulette ! Je m’en suis servie pour faire un céleri rémoulade donc light, et le résultat est vraiment très bon.

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Feuilleté tressé aux poivrons et fromage de chèvre

Vous allez me dire que ce n’est pas vraiment de saison les poivrons, et que ça ne me ressemble pas, de ne pas respecter le cycle des saisons… Et je vous répondrai que vous avez parfaitement raison, mais que la fourmi que je suis parfois, à anticiper l’arrivée de l’hiver, et a fait ses petits bocaux de légumes cet été! C’est ainsi que je peux vous livrer cette recette de feuilleté tressé aux poivrons, mais que vous pouvez adapter à d’autres garnitures: thon sauce tomate, saumon épinards, jambon champignon,… les variantes sont infinies.

Il vous faudra donc:

  • 1 pate feuilleté
  • 1 oignon
  • 2 poivrons
  • quelques olives noires dénoyautées
  • 1 buche de chèvre

1- Préchauffez le four à 180°

2- Faites revenir les oignons dans de l’huile d’olive, ajoutez y les poivrons et les olives, 1/2 verre d’eau et laissez cuire sur feu doux une petite dizaine de minutes.

2- Déroulez votre pate feuilletée, et garnissez-là de votre préparation afin de former une sorte d’ovale. Déposez des morceaux de buche de chèvre coupées, sur le dessus.

3- Découpez ensuite votre pâte en lanières, en forme de soleil!DSCN4307

4- Rabattez ensuite vos lanières, un côté puis l’autre pour « tresser » votre feuilleté.

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5- Dorer le tout avec un jaune d’oeuf et enfournez pour 25mn environ.

Bon appétit! DSCN4317

Les choses qui ne seront plus jamais pareilles une fois qu’on a des enfants: Les repas.

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Je n’ai pas encore fait le compte, mais le nombre de fois où je me lève durant un repas avec mes enfants est assez impressionnant. Les raisons en sont variées mais redondantes. En voici quelques unes au hasard: les couverts qui tombent, la chaise qui n’est pas bien installée au bord de la table, le petit qui avale son assiette et réclame donc le dessert alors que vous n’avez pas encore eu la chance de mettre quelconque morceau de quoi que ce soit dans votre bouche… et une fois que vous lui ramenez son dessert ET que vous vous asseyez (sinon, c’est pas drôle), la grande vous dit: « Moi aussi, j’ai fini, je veux mon dessert! » Allez hop, c’est reparti pour un tour vers le frigo!

Essayiez de parler avec votre conjoint et le repas tourne vite en combat de catch. Invariablement, dès que je parle que j’essaie de parler à leur père, mes enfants essaient de nous dire un tas de choses absolument plus passionnantes les unes que les autres, en élevant la voix proportionnellement à la notre, créant ainsi une cacophonie véritablement insupportable… Donc, soit vous vous énervez, criez sur tout le monde (les enfants pour qu’ils se taisent et le mari pour qu’il vous entende!) et finissez le repas renfrogné, soit vous acceptez tant bien que mal de ne plus parler à votre moitié durant les repas, si ce n’est pour relancer la conversation de vos enfants, sur un ton neutre et léger… Du style: « Maman! Il a mis de la saucisse dans son nez! » Moi: « Ah oui… As-tu vu chéri? il a mis de la saucisse dans son nez. »

Ah oui, également, j’allais oublié: le repas avec les enfants vous fera oublier une partie de vos bonnes manières. Pour ma part: ne pas parler la bouche pleine. Oui, c’est juste logique: intervenir par la voix de manière autoritaire et surtout rapide ,quand le moins sage des 2 (non, ne cherchez pas, c’est variable) s’apprête à lancer sa cuillère de soupe dans son verre d’eau pour voir si ça devient du jus d’orange, et que vous venez de vous enfourner un grand morceau de pain dans la bouche, ne vous laisse pas vraiment le choix… Et vous vous transformez donc lentement mais sûrement au fil des repas en Schrek … enfin Fiona tant qu’à faire!

Dernier point, entraîné par ce brouhaha et cette ambiance électrique, vous avez tendance à avaler votre repas en 5mn chrono. Ce qui permet de rentabiliser le temps, certes, mais est très mauvais pour votre digestion…

Sur ce… bon appétit!