Survivre aux repas de fin d’année quand on est végétarien

 

Même si le végétarien de 2018 n’est pas celui d’il  a quelques années (en terme de choix et de visibilité), il n’en demeure pas moins que les repas de famille restent majoritairement peuplé d’omnivore qui ont tous un avis plus ou moins sympathique sur le végétarisme en général et les végétariens en particulier.

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Alors, oui , la question se pose et se répète encore cette année : comment survivre aux repas de famille (certains se posent aussi la question tout court 😜 ) lorsque l’on est végétarien ?

1er obstacle : Annoncer que l’on est végétarien si vos hôtes ne le savent pas, et le ré-affirmer même s’ils le savent.

Car oui, le non-végétarien se pose beaucoup de questions sur notre cas. L’une d’entre elles étant : « Est-ce qu’il mange toujours végétarien, ou fait-il quelques exceptions pour les fêtes par exemple ? » ou bien « est-ce que le jambon ou le poisson c’est considérer comme interdit chez les veggie ? » Alors, on inspire un grand coup et on explique pour la millionième fois, comme si c’était la 1ère, et avec le sourire bien sur, que le végétarisme c’est un engagement de vie, pas un sport que l’on pratique assidûment mais que l’on peut laisser tomber si événement exceptionnel ou en cas de maladie… Également, le végétarisme s’applique effectivement à tous types d’animaux, à poils, sans poil, à plumes, à écailles et autres coquilles. C’est sans doute également le bon moment pour expliquer à notre hôte que le petit poisson rouge qui tourne sempiternellement dans son bocal n’est pas un ballon gonflé ou un jouet mais bel et bien un être vivant… La preuve ? Il est doté d’un système digestif (il mange et fait caca) et d’un appareil reproducteur (il fait crac crac). Je continue ou c’est bon ?😀

2ème obstacle : faire accepter à la maîtresse de maison que vous allez ramener votre plat qu’il n’y aura qu’à réchauffer, et que cela ne vous dérange pas, et que non, ce n’est pas la peine de vous faire quelque chose de spécial.

Alors, pour avoir tester, plusieurs possibilités s’offrent à vous : vous pouvez dire que vous allez manger ce qu’il y a, qui n’est pas issu donc de l’alimentation animale, pour ne pas déranger, ni mettre mal à l’aise, mais vous prenez le risque de vous retrouver à manger le toast du foie-gras en entrée et la jardinière de légumes en plat. Ce qui pourrait être pire, MAIS aussi nettement mieux.

2ème possibilité : Si vous laissez la maîtresse de maison vous préparer quelque chose de « spécial », vous prenez le risque de lui ajouter un stress supplémentaire au stress déjà engendré par la préparation du repas de Noël pour 12 personnes. Pas cool pour votre hôte…sans compter, qu’elle risque de vous faire une salade de thon, car « Mais le thon, c’est du poisson ! », et là , retour à l’obstacle n°1, explication, etc, etc.

3ème obstacle : le passage à table, ou comment devenir l’attraction du dîner, surtout si comme moi, tu adores être le centre d’intérêt !

Plusieurs versions possibles là encore : Soit les convives te connaissent et savent, soit ils te connaissent un peu ou pas et ne savent pas… d’ailleurs, ils peuvent aussi te connaître sans savoir, mais bon, on va pas tous se les faire ! 😜

Il y aura donc un moment, plus ou moins long, de flottement, ou ceux qui ne savent pas, soit vont mettre les pieds dans le plat, c’est le cas de le dire, par un « Ben ! Tu prends pas de foie gras ? » soit vont deviner, et subtilement te demander au bout d’un moment « Tu es végétarienne ? » avec la complicité dans le regard comme s’ils avaient percé un lourd secret de famille.

Tu devras donc expliquer ce choix, une nouvelle fois, et peut-être te justifier, car oui madame, selon les protagonistes de l’histoire, tu n’as pas le droit de manger ce que tu veux en 2018, non mais des fois, tu crois peut-être qu’on va te laisser faire ce que tu veux avec ton estomac ? Petite effrontée va ! Heureusement que je suis là , avec mes bons conseils pour te proposer quelques attitudes à adopter selon l’invité de la soirée. On peut, les classer en 4 catégories distinctes :

  • celui qui veut en savoir plus surtout sur l’organisation, car ça l’a quand même souvent effleuré cette histoire, et il n’est pas exclu qu’un jour il fasse le pas : « Mais alors, tu manges quoi pour remplacer la viande et le poisson ? » « Et pour les enfants ? Tu fais comment ? » « Et quand tu es invitée ? »  « Et tu ne te sens pas trop fatiguée ? ». Cet invité là est sans doute le plus facile et le plus intéressant, car on peut avoir une vraie discussion. Je t’en souhaite plein à la table de fête !
  • celui qui trouve ça comique, qui pense que tu vas craquer, et qui fait tout pour te tenter, car c’est bien connu, quand tu décides d’être végétarien, ce n’est rien d’autre qu’un régime et tu as tout le temps envie de manger de la viande, et tu en rêves la nuit, et parfois, on te retrouves avec un imper et des lunettes de soleil devant l’étal du boucher qui est obligé d’appeler les flics, quand tu refuses d’arrêter de te coller à la paroi de la vitrine ! Celui-là, t’abreuveras donc sans doute de « Allez ! Une p’tite cuisse de chapon ! Regarde moi ça comme c’est beau tout ce gras et cette chair bien musclée pleine de protéines ! Hein ? Sérieux, ça te donne pas envie ? Allez, allez ! Je dirais rien ! » Ai-je besoin de préciser que celui-là , fait parti des plus lourds ?
  • celui qui ressent au plus profond de son être, ton végétarisme comme une agression. « Et pour les chaussures ? Tu fais comment ? Tu te fais des sandales en laitue ? » «  Donc t’es végétarienne et tu bois de l’alcool et tu manges des chips ? Tu sais que c’est pas bon pour la santé, donc aucune cohérence, quoi ?! » C’est avec ce convive, que je me remercie de méditer depuis 2 ans maintenant, afin d’être capable de prendre le recul nécessaire et de tester la compassion universelle in vivo. Merci donc à moi mais aussi à toi, convive agressif.:)
  • celui à qui tu fais pitié ! Si, si, il y en a toujours un ou une (quand ils ne sont pas en groupe!) pour passer tout le raps à te dire : «  Mais, tu dois avoir faim ? Tu n’as rien mangé ! » « Tu veux que j’aille te préparer quelque chose d’autres ? » « C’est toi qui aura la plus grosse part de gâteau ! »

Heureusement, il y aura aussi tous les autres, les bienveillants, les positivement curieux, les indifférents, les tolérants…

Te voici donc armé, prêt ou en tous cas prévenu:) sur ce qui t’attend !

Mais, surtout, n’oublions pas que ces fêtes sont d’abord une occasion de partager, pas forcément un repas, mais un moment, une idée du plaisir d’être ensemble, pas juste un partage alimentaire !

Faites vous plaisir, savourez chaque moment avec vos proches et profitez de leur présence.

🎅TRÈS JOYEUSES FÊTES A VOUS!!!!🎄

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Les sablés de Noël

On continue notre tour de l’avent et des traditions de Noël, parce que, comment vous dire… Je ne m’en lasse pas ! Et oui, en grandissant j’ai perdu beaucoup plus d’âme d’enfant que je ne pensais… Snif… Mais s’il y a bien une période que j’aime dans l’année (hormis le froid Brrrrrrr!) c’est la période de l’avent ! Les lumières dans les rues, les couleurs, l’esprit de Noël, les yeux des enfants émerveillés, le vin chaud, l’odeur de fruits confits, de mandarine et de cannelle…. Mmmmmmmhhhh ! J’adore cette période ! Même en étant devenue végétarienne et consommatrice écolo-responsable , j’aime toujours autant ce moment. Peut-être même que je l’apprécie plus encore qu’avant.

Donc ce week-end c’était marathon sablés de Noël pour les schtroumpfs et moi-même.

Je vous donne donc ci-dessous la recette des Aussterchele ( ne me demandez pas pour la prononciation, j’ai fait espagnol 2ème langue!), les sablés de Noël traditionnels allemand, pour réaliser environ 4 plaques à pâtisserie de sablés .

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Le résultat du glaçage est très moyen visuellement (!), mais le but était surtout de passer un moment ensemble, de faire la pâtisserie, ce qu’ils adorent et au-delà de l’aspect visuel, euh… on a fini les sablés en 2 jours! Hihihi! Comment ça on était nombreux? Non, non juste les enfants et moi!

Il vous faut :

  • 3 œufs
  • 500 g de farine
  • 250 g de beurre mou
  • 250 g de sucre
  • le zeste d’un citron bio

1- Mettre le beurre mou dans le robot et commencez à battre.

2- Ajoutez les œufs et le sucre, et battez à vitesse moyenne pendant 10mn. Oui, oui 10mn et il faut bien respecter le temps indiqué !

3- Ajoutez la farine et le zeste coupé en tout petits morceaux. Laissez refroidir au frigo au moins 1h. Si vous ne pouvez pas attendre, tant pis, mais la pâte est très collante donc ce n’est pas facile à manipuler.

4- Préchauffez le four à 150°.

5- Sortez la pâte et étalez au rouleau à pâtisserie sur ½ cm environ.

6- Il ne vous reste plus qu’à découper vos motifs à l’emporte-pièces, ce qui reste l’activité préféré des enfants.

7- Déposez au fur et à mesure vos sablés sur une feuille cuisson de style Stilpat et enfournez sur la plaque à pâtisserie pour 10mn. Si vous ne souhaitez pas les recouvrir de glaçage, n’oubliez pas de badigeonnez de jaune d’œuf ou de lait avant d’enfourner.

8- Une fois la cuisson terminée et vos sablés refroidis, vous pouvez passer au glaçage (encore un grand moment avec les marmots ! ) en mélangeant 300g de sucre glace + 1 blanc d’œuf + le jus du citron. Pour nous ce fut laborieux, mais on a bien rigolé !

Alors, tenté par ce moment à partager avec les enfants ? N’hésitez pas à me raconter ou à poster vos photos !

Elle est arrivée ce matin!

J’avais cru l’entrevoir ce matin en préparant le petit déjeuner de ma fille, mais je me suis dit que je n’étais simplement pas bien réveillée et comme je venais de sortir le pot de moutarde du frigo, pour faire son chocolat chaud, je n’ai pas cherché plus loin que cette explication: ça se tenait.

Puis, il y a eu le départ en voiture avec les enfants, où un petit agacement, oh, pas grand chose, juste une envie de dire des gros mots (oh, zut! c’était quoi la résolution n°4?) qui est venue me chatouiller la langue, parce que l’Homme n’avait pas remit les sièges auto dans ma voiture après avoir ramené du matériel … Bref, une petite rage que j’ai ravalée sans broncher en me tordant en 4 pour accrocher les bitoniaux dans les bonnes attaches, avec les enfants qui courraient tout autour de la voiture en hurlant « C’est quand qu’on y va! C’est trop long! « ….

 

C’est plus tard dans la matinée, quand après avoir acheté la galette (enfin les galettes: 1 pomme pour les enfants, 1 frangipane pour l’Homme et une brioche pour moi!) que j’ai vraiment eu un doute… J’ai sorti le carton de décoration de Noël et j’ai commencé à ranger soigneusement en emballant les petites pièces fragile en verre, en faisant attention de bien plier les guirlandes pour qu’elles ne s’emmêle pas, en mettant les boules dans des boites selon leur couleur… et en prenant un papier d’emballage, j’ai cassé une petite décoration en verre! Une adorable petite cloche à dessert renfermant une part de fraisier tout aussi adorable… une exquise et si fragile petite décoration… et là, j’ai eu une petite envie de pleurer! Bon sang, aucun doute, cette fois-ci: elle était bien là, elle montrait enfin son visage, celui de l’ennemie , celui que je n’avais pas vu depuis janvier dernier, qui ne me manquait pas du tout, mais qui devait pourtant revenir comme à chaque fois, j’ai nommé, la grande, la majestueuse: DEPRIME POST FÊTES!

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Comme pour bien me montrer qu’elle gérait la situation et qu’il était inutile de fuir, elle a fait s’assombrir le ciel jusque là bleu, caché le soleil derrière un voile de nuage et un frisson m’a parcouru le dos.

J’ai donc terminé de déshabiller le pauvre sapin, qui lui aussi a eu un frisson (si, je l’ai vu!), rangé les paillettes, lumières et chaleur diverses dans mon gros carton, je suis monté au grenier et l’ai déposé avec précaution, tel un vieil ami, en lui disant: « A l’année prochaine…. surtout ne prend pas froid pas l’humidité… »

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Je me suis renseignée sur cette déprime et j’ai constatée que beaucoup de personnes la vivent. Par contre, l’analyse faite pas la plupart ne me convient pas vraiment: une excitation intense au moment de la préparation des fêtes, et puis finalement une déception face à Noël et Nouvel An qu’on avait imaginé extraordinaire et qui se révèle finalement moyen… Bah, non, pour moi jusqu’à hier, tout était génial! Je veux dire que depuis la préparation, qui est effectivement un moment de grand plaisir et de bonheur de A à Z, jusqu’à ce que je range le sapin (enfin plutôt les décos!) en passant par les fêtes en elles mêmes, tout est génial. Cette année d’autant plus que nous avons fêté Noël pour la 1ère fois à 4, au calme, la magie de Noël a vraiment opérée, et j’ai pleinement profité de chaque instant. Alors…. voici mon explication, qui vaut ce qu’elle vaut: je suis toujours aussi excitée qu’une enfant durant la période des fêtes (et chez moi, ça peut commencer en Novembre, sans problème!) mais si j’ai les yeux d’une enfant pour Noël, j’ai le regard d’une centenaire à la fin des vacances: la grisaille, les mois de janvier et février intermmmmmminables (avant d’arriver à une nouvelle excitation : les plantations du printemps!) , la reprise et sa routine, les kilos en trop (Aïe! Aïe! Aïe!) et tout une année avant de retrouver mon carton de décoration, abandonné seul dans la poussière du grenier…et surtout, le manque de projet. Car oui, cette période de fêtes, c’est un projet que l’on gère en vrai professionnel:

  • De combien d’argent dispose t-on? : Directeur financier
  • Qui sera présent?: Attachée de presse
  • Quel cadeaux ?: Acheteur
  • Quel code couleur pour le sapin et la table? Décoratrice d’intérieur
  • Quel menu? : Top Chef/ Sommelier
  • Quel playlist pour le réveillon?: David Guetta!

La solution pour y échapper finalement serait de se créer très rapidement un nouveau projet… mmmmmhhhhhh…. « Chéri, c’est quoi la prochaine fête sur le calendrier? St Valentin? … ça tombe bien: Faut qu’on parle! « 

Notre 1er Noël à 4…

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Lorsque vous vivez à plus de 900 km de la famille la plus proche, les réunions familiales sont plutôt sporadiques. Noël est donc LE moment le plus adéquate est logique pour se retrouver.

C’est donc « en toute logique », que nous avons passé les 5 dernières années à effectuer le même rituel, comme des milliers de famille « expatriés » (même si nous vivons en France à nouveau!): Nous avons acheté nos billets (d’avion ou de train) 2 mois à l’avance, en se disant que ça serait moins cher, longuement  hésité sur les billets Non-échangeable-non-remboursable, que nous avons finalement pris avec un nœud au ventre, en pensant au pire, en cas d’annulation inopinée, et nous nous sommes quand même demandé s’il n’y avait pas une erreur sur le prix exorbitant qui nous était facturés pour 4 places en seconde classe. Non? C’est normal? tout le monde part au même moment, alors vous en profites pour gonfler les prix? Ah, bon, d’accord…

J’ai ensuite Nous avons ensuite préparé les valises et sacs devant permettre à 2 adultes et 2 enfants de rester propre ou du moins présentable (!) durant une quinzaine de jours dans un minimum de contenants… Fastoche!

Le jour du grand voyage étant arrivé, nous nous sommes levés à l’aube (bah oui, on a pris les places les moins chères!) armés de nos paquetages, tels des militaires en mission, et avons pris place dans notre wagon. 5 heures durant, nous avons déballés moult artifices (magazines, coloriages, jeux de cartes, bonbons…)  afin d’occuper 2 enfants n’ayant pas 8 ans à eux deux. A la 11ème partie de 7 familles, je suis allée crier dans les toilettes, j’ai eu hâte d’arriver…

Notre périple accomplit, nous avons pu commencer notre marathon famillesque, où les règles sont simples: voir un maximum de personnes en un minimum de temps. Ce qui implique une grande organisation, une solide composition physique et un estomac à toute épreuve. En effet, nous enchainons les kilomètres en voiture afin de quadriller le périmètre, selon un schéma plus ou moins organisé, qui nous mènera du cassoulet de tata Josette au couscous de mamie Rita, en passant par le gateau chez le cousin Gaston, qui aura pour l’occasion invité la nièce du petit fils de sa tante, qui nous a vu bébé et qui veut voir si on a toujours les joues pleine de taches de rousseur!

A la fin de ces vacances,  après avoir englouti plus de nourriture qu’il n’en faut pour nourrir une famille de 4 personnes pour 3 mois, parcouru 700 km en restant dans la même région et embrassés plus de personnes que n’en compte notre village du Sud, une conclusion s’impose : Que ça fait du bien de revoir la famille… mais combien c’est épuisant!

Alors, nous avons décidé que cette année et pour la 1ère fois donc, nous allions resté chez nous, à Noël et donc à 4. Et ce fut, c’est, un vrai bonheur de pouvoir vivre ce 1er Noël de notre famille en prenant le temps et en accordant du sens à chaque détail: la table du repas décorée, l’apéro avec les enfants et les questions de veille de Noël où l’imagination se mêle à l’excitation « moi si je me lève pour faire pipi, et que je tombe sur le père Noël, je vais fermer les yeux, car il ne veut pas qu’on le voit! », le repas, la préparation des carottes et des clémentines sous le sapin pour le père Noël et ses rennes, les petits chaussons posés avec soin, le dessin animé tous les 4 dans le canapé et sous un plaid en mangeant des chocolats après s’être brossé les dents (!), le chevalier qui succombe au sommeil en 1er et qu’il faut coucher comme un bb, l’installation à 1h du matin des cadeaux, en bloquant la respiration pour ne pas faire de bruit, le réveil à 6h50 « Venez voir, le père Noël est passé!!!! » le déballage, la surprise, les « Oh! », les « Ah! », la matinée à les aider à monter des Legos, la journée en pyjama pour au moins d’eux d’entre nous , etc.

Je garderai en  mémoire chaque image de ce Noël tendre avec la satisfaction purement égoïste que leur bonheur n’a appartenu qu’à nous durant au moins ces dernières 24h00…

 

Les ronds de Saint Nicolas ou mon désastre patissier de la semaine

Ronds de St Nicolas

En ouvrant les yeux, ce matin, j’ai eu une sueur: “quelle jour sommes nous? Ai-je laissé passer St Nicolas? Vais-je encore me mordre les doigts ?” Ouf, nous sommes le 4, St Nicolas, c’est le 6 donc dimanche, donc: TOUT VA BIEN!

“Mais quel est cet engouement autour de St Nicolas?” vous dites-vous.

Et bien, tout d’abord St Nicolas, c’est un souvenir d’enfance: dans mon Pas-de-Calais natal, je me souviens, qu’enfant, la tradition était que les filles donnaient des cartes postales aux garçons qu’elles aimaient bien à la St Nicolas. Ce qui venait en retour des cartes que nous avions, nous mêmes reçues des garçons, à la Ste Catherine (le 25 novembre). Cet échange de cartes, se passait dès le matin, lors de l’arrivée à l’école, et se poursuivait à chaque récréation et inter-cours. Ce qui faisait de ces journées, des petites parenthèses tellement agréables. On pouvait bien avoir une interro de maths, ce jour-là, rien ne pouvait venir perturber l’excitation ambiante! D’autant plus, que la journée se finissait en apothéose, avec la bataille d’œufs à la sortie des cours! Cette bataille complètement anarchique était, bien sur, réservé aux “grands” du collège, pas à ceux de l’école primaire. Cela reste en tous cas, des souvenirs d’une tradition, que je pensais dans mon esprit d’enfant, à l’époque, “interplanétaire” et que j’ai découvert, régionale, des années après…

Mais, ce n’est pas pour cela, que je me suis réveillée, quasi en transe, ce matin, et non, je n’ai pas décidé d’organiser une bataille d’oeufs « provençale » à la sortie de l’école! En plein plan vigipirate en plus, je risquerai de passer quelques heures en garde à vue!

Donc, l’origine de mon excitation est… Tadam!  les ronds de St Nicolas! Youpi!

Alors, « c’est quoi ça? », me direz-vous. Et bien, c’est un biscuit, spécialité de ma ville de naissance, Calais, et qui se prépare chez tous les boulangers de la ville durant la période , et jusqu’à Noël environ. Et c’est méga trop bon! Malheureusement, habitant maintenant, à plus de 1000km de Calais, je suis sevrée de ce petit plaisir… J’ai bien essayé de convaincre ma mère de m’en envoyer par colis, mais à priori, je n’ai pas été très … convaincante! Si, si, maman, il y a des vérités qu’il faut savoir affronter! 😉

Cette année, j’ai donc décidé de faire mes ronds de St Nicolas, toute seule comme une grande.

J’ai suivie cette recette trouvée sur le net:

Pour une trentaine de ronds de Saint Nicolas (diamètre 7cm)

Ingrédients :

– 220g de poudre d’amandes
– 215g de sucre glace
– 2 oeufs
– 1 c. à c. de compote de pomme
– 90g de farine

Pour la glace royale:

200 g de sucre glace et 1 blanc d’oeuf.

Préparation :

Préchauffer le four à 200°C.
– Mélanger ensemble tous les ingrédients et pétrir.
– Mettre la boule de pâte au frais pendant une heure.
– Sur un plan de travail fariné, étaler la pâte sur environ 3mm.
– Faire des ronds à l’emporte pièce.
– Disposer sur une plaque à pâtisserie recouverte de papier cuisson.
–  Enfourner 7 minutes.
– Laisser refroidir.

– Faire le glaçage (glace royale) en mélangeant le sucre glace et le blanc d’oeuf et en réservez un peu.
– Avec une poche à douille (ou un sac congélo coupé au coin), recouvrez le biscuit de glacage, le + simple étant de tracer les contour et de remplir ensuite (comme un coloriage!)
– Laisser sécher.
–Ajoutez du colorant rouge au glacage que vous avez mis de côté, et tracez le N de Nicolas, à la poche à douille.

Ca a l’air plutôt simple… alors que s’est -il passé pour arriver à ce désastre dans ma cuisine!!!!

Tout d’abord, j’ai eu un mal fou à étaler ma pâte, car elle était très collante. J’ai du ajouter de la farine, beaucoup de farine, et diviser la pâte en plusieurs morceaux. Je pense que la prochaine fois, je mettrai au moins 2 h au frigo.

Ensuite, j’ai trop étalé , résultat mes biscuits étaient un peu trop fins, ce qui en soi, n’est pas un souci, sauf que du coup, j’en ai fait plus que prévu et je n’ai pas réussi à faire tout mes glaçages. J’ai donc refait en catastrophe, une glace royale, mais là, le sort s’acharne décidemment, je constate que je n’ai plus assez de sucre glace! J’ai donc obtenue un 2ème glaçage trop liquide…

Bon, j’ai bien galéré, mais au final, le résultat niveau goût et texture n’est pas trop mal. Je n’ai pas vraiment retrouver le goût des ronds de mon enfance (la prochaine fois, j’ajouterais de l’extrait d’amande), mais c’est quand même bon 🙂

La fée volanchiante!

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Retour de vacances, retrouvaille avec mon cher PC, et me re-voici sur le blog! Alors, tout d’abord permettez moi de vous souhaiter une merveilleuse année 2015 pleine d’amour et d’enfants sages (si, si!).

Et qui dit enfants sages, dit papa Noël les bras chargés de cadeaux. Et parmi ces cadeaux, cette année se trouvait pour notre princesse la fameuse, la merveilleuse, la tant convoitée, j’ai nommée: LA FEE VOLANTE! « Waooooooooooh! » murmure la foule impressionnée….

Alors, laissez moi vous dire ce que MOI j’en pense de la fée rebaptisée fée volanchiante!

Tout d’abord, ça commence par une lettre au père Noël faite début décembre, avec une liste  assez raisonnable mais comprenant 2 jouets, pour moi, dénués d’intérêt éducatif ou ludique, à savoir une sirène Splashtoys dans un aquarium et notre fameuse fée volanchiante. Après avoir tenté de faire diversion et d’orienter ma princesse vers d’autres « horizons », elle me lâche mi-décembre: « Oh maman! si le papa Noël ne peut me rapporter qu’un seul jouet, j’espère que ce sera la fée! Je la veux tellement! » ………………………………….OK! La princesse: 1 point/ Moi: 0 .

Nous voilà donc parti en quête de la fameuse fée. 12 décembre, tout va bien, pas de problème, il reste du temps. 1er site internet: plus de stock. 2ème site: Indisponible. Ok, on va direct sur Amazon. Et là: réapprovisionnement en cours! Le choc: si Amazon n’a plus de stock, vous pouvez être sur que le MONDE n’a plus de stock! Fébrilement, la main tremblante, je file sur EBay, une goutte de sueur sur la tempe. Evidemment, je trouve une armée de fée, pour la plupart des contrefaçons, mais aussi des vraies… mais à des prix exorbitants! Et je me surprends à penser: « oui, mais il me la faut! « alors qu’une semaine avant je tenais le discours inverse à l’homme qui lui me demandait de me souvenir de mes demandes de jouets de petite fille et de ma joie en les recevant…. Incroyable… Après avoir fait une étude poussée de toutes les annonces du site, je finis par trouver une fée neuve à un particulier à un prix raisonnable.

Je vous passe, la Poste qui s’est trompée, à envoyer la fée en Champagne au lieu des ch’tis, et moi qui ai encore eu des sueurs devant le site Colissimo… la si désirée fée est finalement arrivée sous le sapin le matin du 25.

Bien sur, joie et bonheur dans les yeux de ma princesse: quelle plus belle récompense?

Mais l’histoire n’est pas finie. Après une après-midi, que dis-je… 2 heures tout au plus, et après plusieurs chutes, car il faut le dire, c’est absolument IMPOSSIBLER de faire voler cette f…. fée au dessus de sa main ou de quoi que ce soit d’autres! Bref, après 2 heures disais-je, la fée ne veut plus voler…Elles reste fixée sur son joli socle et fait un désespérant « BZZZZZZZZZ », sans bouger une aile… Aaaaaaaaahhhhhh! Angoisse, horreur, malheur!

Je me suis  donc engagée auprès de la princesse à réparer la fée mais au retour de vacances , donc ce weekend. Promesse faite, promesse (à moitié) tenue! C’est donc armée de mon mini tournevis que j’ai dévissé les 16 mini vis de la chiante… 2 heures d’opération, aucune connaissance de base en électronique ou en fonctionnement de jouet quelconque, j’ai désossée la bête et… et j’ai trouvé! Après un remontage périlleux, la fée affaiblie par cette opération à « corps » ouvert n’avait plus de batterie. J’ai donc du la laisser se reposer un peu et j’attends de pouvoir tester l’efficacité de ma réanimation! Ca ne résous pas le problème de savoir comment la faire tenir en lévitation, mais au moins, on aura tout essayer!

Le pain d’épice pour ceux qui n’aiment pas le pain d’épice!

Chaque fois que je parle de pain d’épice, j’entends autour de moi: « Ah moi j’aime pas ça! » et en fait, je dois dire que moi même..; je ne suis pas une grande fan. Il me reste toutefois des souvenirs d’enfance d’une tranche de pain d’épice tartinée de beurre, qui était loin d’être désagréable. Bref, que l’on aime ou pas le pain d’épice, je fais cette recette depuis quelques années, qui semble réconcilier tout le monde: ceux qui aiment, et surtout ceux qui n’aiment (a priori) pas et qui me disent que c’est la 1ère fois qu’ils apprécient un pain d’épice! Ouais, trop forte, je sais…

Au pire, si vous n’aimez VRAIMENT pas 😉 vous pouvez faire comme nous, des bonhommes à accrocher dans le sapin. Les enfants adorent la partie décoration à réaliser au chocolat fondu ou avec un glaçage au sucre glace.

Voici donc la recette:

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Vous aurez besoin de 350 g de farine, 1 sachet de levure, 170 g de cassonade, 2 c. à c. de mélange 4 épices, 100g de beurre mou, 1 œuf et 100g de miel.

1- Mélangez les ingrédients secs.

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2- Ajoutez le beurre, l’œuf et le miel. Si vous avez un robot….laissez le faire! Sinon, les petits vont adorer pétrir tout ça avec les doigts (propres bien entendu!).

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3- Quand vous arrivez à former une belle boule, étalez au rouleau sur un plan fariné. L’épaisseur est selon les goûts et selon biscuits désirés. Nous avons fait un assortiment. Attention à surveiller la cuisson, les plus fins cuisant plus vite que les plus épais (CQFD!)

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4- Confectionnez vos bonhommes et déposez les sur la plaque à pâtisserie recouverte d’un papier cuisson. Ca marche aussi avec des cœurs, des étoiles, des sapins, etc ;). Si vous prévoyez d’utiliser vos bonhommes comme décoration, n’oubliez pas , armé d’une paille, de faire un trou dans la tête du malheureux!

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5- Enfournez dans un four préchauffé à 160° pendant 8 à 10 mn. Dès que les bonhommes sont dorés, vous pouvez les retirer. A titre indicatif, nous avons fait 3 fournées d’épaisseurs différentes avec les quantités indiquées.

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6- Pour la partir déco, vous pouvez faire fondre un petit bol de chocolat noir et un de chocolat blanc, ou préparer un glaçage en mélangeant progressivement un blanc d’œuf avec du sucre glace. Le tout pouvant être appliqué au pinceau. Prévoir un pinceau par bol et par enfant sera judicieux et évitera bien des énervements. Voili, voiloù…

Les mini-smarties que vous ferez tenir en les collant avec du choco peuvent faire de jolis boutons colorés.

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Ils ne vous restent plus qu’à passer un ruban ou un morceau de bolduc dans le trou et c’est fini!

Le plus rigolo, c’est qu’au fil des jours, (je me souviens l’an passé) vous voyez les décorations se couvrir de trace de dents, que laissent de mystérieuses petites souris… Encore un mystère de Noël…

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Photophores minute

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Encore un petit bricolage de Noël à faire avec les enfants. Ultra rapide, ultra simple, pour un joli résultat cocoon:  Que demande le peuple? des explications et des photos? et bien les voici!

Il vous faudra donc du papier calque, du Scotch, des feutres et des petites bougies led. C’est le plus gros investissement (environ 1 euro la led)  mais après vous pouvez les ré-utiliser à gogo.

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Faites découper aux enfants, sur la largeur, des bandes de papier calque d’environ 10cm.

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Demander leur ensuite de dessiner un décor de Noël, ou selon l’âge… ce qu’ils peuvent! A 3 ans et demi, mon chevalier a bien du mal à décoller des bonhommes pour l’instant, donc pour lui ce fut bonhomme! L’important étant bien entendu que nos enfants s’expriment, musclent leurs petits doigts, coordonnent leurs mouvements, affinent leur préhension fine,  que l’on trouvent ça MA-GNI-FI-QUE et que l’on voient cette petite lueur de fierté dans leurs yeux, n’est-ce-pas? 😉

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Ils ne restent plus qu’à scotcher les 2 parties pour former un cylindre et votre photophore est prêt.

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Let it snow! Let it snow! Let it snow!

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Cette semaine la neige est arrivée sur les sommets et pour la fêter, on a continué nos bricolages de Noël, avec ces adorables boules de neiges!

On a donc récupéré les bocaux à confitures, des tonnes de paillettes, de la glycérine liquide (en pharmacie), le pistolet à joint silicone de l’homme et on a fouillé dans les jouets des enfants pour sélectionner les petites babioles à coller. Et des petites babioles, dans une chambre d’enfant…. ça ne manque pas! Entre les surprises Kinder, les figurines diverses et variés, les Playmobil et autres personnages, c’est la cour des miracles made in Toyland!

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C’est donc ainsi que les figurines de la Reine des Neiges (décor du dernier gâteau d’anniversaire de la princesse) et 2 innocents petits loups furent choisis pour se retrouver dans un décor de neige et de paillettes.

Nous avons donc simplement collé les personnages sur les couvercles avec du joint silicone pour être sure que cela adhère même dans l’eau, mais vous pouvez tout à fait le faire avec une bonne colle. Temps de séchage: 12h mini.

Ensuite, nous avons rempli les bocaux avec des petites billes de polystyrène, des confettis flocons de neige en plastique (décor de table) et des paillettes enveuxtuenvoilà!

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Nous avons recouvert le tout de glycérine liquide et d’eau. Une fois que l’on est certain de l’étanchéité, on peut ajouter de la super glue sur tout l’intérieur du couvercle.

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Alors, l’expérience, me permet maintenant de donner ces conseils précieux, si vous vous lancez dans ce DIY:

1- Les billes de polystyrène: c’est pas une bonne idée 😦 car malheureusement, elles restent à la surface, ce qui n’est pas moche en soi, mais …inutile!

2- N’hésitez pas à mettre de la paillette. J’ai volontairement « freiné » les enfants sur la quantité, sauf que le chevalier a profité d’un moment d’inattention pour vider, dans un des bocaux, plus de la moitié du pot de paillettes vertes, et au final… et bien, c’est la boule qui fait le plus bel effet! Donc, soyez généreux sur le bling-bling!

3- Pour ralentir la chute des décors, on met de la glycérine. Il faut mettre au moins moitié eau- moitié glycérine. Nous avons mis 1/3 glycérine, 2/3 eau, et ce n’est pas suffisant.

4- Préférez des bocaux lisses (miel, légumes, etc.) plutôt que des bocaux à facettes (confitures). C’est plus joli à regarder… forcément.

5- Si vous peignez les couvercles, parce qu’ils ne sont pas d’une jolie couleur (ce que j’ai fait pour 2 couvercles), faites le avant le collage et l’assemblage pour ne pas être gêné par le personnage et ne pas mettre de peinture sur le verre du bocal.

Voilà pour les petits conseils. Et malgré nos « tâtonnements », nous sommes très fiers de nos boules de neige 🙂

Verdict de l’activité: les 2 enfants ont bien aimés, moi aussi et au final, c’est peut-être la 1ère fois que nous sommes tous les 3 ravis du résultat. Sans compter le temps de séchage, cela nous a pris 30mn, sans cris, sans stress (si, si, promis). Bon, allez un petit bémol: après aspirateur obligatoire, parce que la paillette, c’est plutôt volatile 🙂

Donc, encore une petite activité bien sympa à réaliser avec les lutins!

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