Tranche de vie ordinaire d’une maman au bord de la crise de nerfs !

« Maman, j’arrive plus à me rendormir : j’ai trop mal au dos »

La phrase a résonné plusieurs fois, dans ma tête, avant que j’arrive à attraper l’iphone, pour vérifier l’heure. 4H30. C’est bien ce que je pensais… il est tôt… très tôt, et pourtant, cette phrase qui résonne encore, me laisse penser que la journée est en train de commencer pour moi !

Ok, je rassemble mes quelques neurones en éveil pour faire un bilan rapide, sans réveiller l’Homme, sans allumer la lumière, et sans passer à côté d’une urgence : La princesse a des brûlures quand elle urine depuis 2 jours + pas de fièvre + pas de pleurs + mal au dos = CYSTITE, sans aucun doute.

Elle passera le reste de la nuit entre nous et demain matin, à l’ouverture on est devant le cabinet du médecin.

Évidemment, je ne me suis pas rendormie, entre la princesse qui n’arrêtait pas de bouger, la culpabilité de mon impuissance à la guérir (oui, je n’ai jamais rêvé d’être médecin, mais c’est toujours comme un échec quand je vais en voir un pour mes enfants… ), le stress de la matinée à venir, etc.

Je passe sur la course  de la préparation pour être à 9h00 pile devant le cabinet, avec la malade, qui se plie en 2 pour marcher, qui assène des « Ahhhhhhhh ! » toutes les 10 mn, qui bougonne, qui se plaint et qui donc, me stresse (Rooooolalalala ! Ho-rrible, je suis vraiment horrible!), et le chevalier, qui ne comprend pas que je vienne le lever « comme pour aller à l’école », pour arriver directement à notre entrée dans la salle d’attente du médecin à 9H00 PILE, fière de mon timing et relativement confiante, et mon visage qui s’est décomposé en quelques secondes en comptant 1, 2, 3…..8 ! 8 personnes déjà installées, 8 personnes malades, 8 personnes assises sur les chaises inconfortables de cette salle d’attente, qui venait de se refermer sur moi comme un piège ! Je ne sais d’ailleurs, si mon visage était réellement décomposé, mais 2 personnes (vieilles personnes !) m’ont offert leur chaises, en insistant sur « asseyez vous avec le petit », comme si c’était lui le souffrant. Je pense qu’ils ont du s’apercevoir de leur erreur et qu’il pétait la forme, quand (au bout d’une heure quand même) il a commencé à chanter tout haut, du Frero de la Vega et qu’il a déclaré en éclatant de rire : « Oh ? ! J’ai pété ! »

Bien sur, il faisait trop chaud ; bien sur, nous étions serrés ; bien sur, il a fallu enlever les manteaux, les snoods, les caser sous un bras, tout en maintenant mon fils sur les genoux, et en donnant ses feutres et son cahier de dessin à la princesse ; bien sur, il fallait chuchoter ; bien sur, il y a un moment où les enfants, n’en peuvent plus ; bien sur, ma fille m’a demandé un peu trop fort à l’oreille « Pourquoi la dame, elle est toute rouge ? » ; bien sur, j’ai voulu fuir 1000 fois ; et bien sur, nous sommes restés…

Nous sommes donc finalement entrés, en 9ème position, dans le cabinet du docteur, à 10h45. J’ai annoncé les symptômes, elle a confirmé la cystite, n’a ni ausculté, ni pesé, ni même parler à ma princesse, elle s’est contenté de rédiger une ordonnance, et lorsque je lui ai tendu le carnet de santé, elle m’a demandé : « Vous voulez que je le remplisse ? » « Non, j’aimerais, si tant est que vous ayez une perforatrice, préparer la fin du carnaval, avec vous. Pouvez vous donc, svp, en faire des petits confettis ? »

Bien sur, je ne pouvais pas lui répondre cela, donc, j’ai poliment, dit « Oui, s’il-vous-plait. »…J’ai payé et nous sommes sortis. Ahhhhhh de soulagement, me direz-vous ? Mmmmmhhhhh…. oui, mais en fait non. Car la bougresse m’a demandé d’aller faire illico presto une analyse d’urine avant de commencer les précieux antibiotiques. Nous voilà donc parti vers le laboratoire d’analyse, après avoir remis les manteaux, les snoods, rattrapé le chevalier par la capuche, qui tel un lion retenu en cage, avait soif de liberté et de course effrénée sur le trottoir bordant la route nationale, et expliqué à la princesse que « Non, une analyse d’urine, ça ne fait pas mal, il faut juste faire pipi dans un petit gobelet » et séché ses larmes parce que « Mais, si j’arrive pas à faire dans le gobeleeeeeeeeeeeeeeeeeet !!!!! »

Le passage par le laboratoire s’est relativement bien passé, si ce n’est que mon chevalier a lâché devant tout le monde, un joyeux : « Alors ? T’as bien pissé ? » à sa sœur…No comment …

Re-manteaux, re-snoods, re-départ vers notre dernière destination, avant le retour maison : La pharmacie ! Et, ce que je pensais être la fin salvatrice, fut en fait, l’apothéose de cette merveilleuse et si ordinaire matinée de maman…

Pas trop de monde, pas trop d’attente, pour une fois, j’ai tout ce qu’il faut (la bonne carte vitale, celle où il y a les enfants, la carte mutuelle de la bonne année…), tout s’annonce bien. Et pourtant…

La pharmacienne me demande quel age a ma fille, avec un sourcil levé, genre « Y A UN PROBLEME » et en regardant son écran, dubitative. « 6 ans et demi » puis devant le silence et son sourcil qui ne redescendait pas , j’ai osé un « Il y a un problème ?»

Alors, oui, il y avait un problème : le médecin a prescrit un antibio en comprimés, alors qu’il existe le même en sirop, qui est plus adapté donc pour une enfant de 6 ans et demi. J’ai donc expliqué que, en effet, le médecin m’a demandé si la princesse, avait déjà pris des comprimés, ce à quoi j’ai répondu par l’affirmative, et le médecin a donc spécifiquement noté sur l’ordonnance, le fameux antibiotique en comprimés.

« Vous vous rendez compte ? Si il y a un souci ? C’est le pharmacien qui prend ! »

neuroleptique

J’avoue que je n’ai pas compris tout de suite, ce qui se passait… Le souci était que le pharmacien ne voulait pas me donner l’antibio en comprimé, mais en sirop. A priori, je m’en fiche un peu, mais quand j’ai demandé si c’était exactement la même composition, les 2 employés (oui, elles se sont mis à 2 sur LE dossier),ne voulaient pas me répondre, et regardaient leur écran en prenant un air inspiré, et grave. J’ai répété la question, et on a finit par me dire : « Non, ce n’est pas la même composition. »

Alors, si le médecin a spécifié, après m’avoir demandé si ma fille était capable d’avaler des comprimés, que le traitement devait être sous forme de comprimés, et bien… qu’on me donne des comprimés ! Je ne vois pas où est le problème ?

« Madame : le médecin prescrit, mais le pharmacien DELIVRE ! »

Mmmmmmhhhh…. oui, et donc ?

«  Si votre fille avale de travers, vous vous retournerez contre nous, et pas contre le médecin ! Donc, nous pouvons tout simplement, décider ne pas vous donner les comprimés ! »

MAIS QUELLE HISTOIRE POUR DES P****** DE COMPRIMES ! Et vindidious ! (juron de mon terroir!) est-ce que les médecins, les pharmaciens, les infirmières, les sages-femmes, les chirurgiens, ORL, kinés et autres praticiens, allez enfin vous mettre d’accord et arrêtez de vous tirer dans les pattes ? Je ne compte plus le nombre de fois, où l’un et l’autre spécialiste du monde médical, se sont contredit, allant parfois jusqu’à remettre en question l’avis du collègue.

C’est une guéguerre qui me fait penser à des écoliers, et qui me laisse perplexe. Comme je l’ai dit à la charmante pharmacienne, perso, je n’ai aucune formation médical, ni même scientifique. Alors, que dois je faire ? Me fier au médecin, qui me prescrit un médicament, ou à la pharmacienne, qui ne veut pas me le donner ? Ou, bien… je fais le poirier et je commence à marcher sur la tête ? Non ? OK.

Résultat final : je suis sortie de la pharmacie, AVEC les comprimés (j’ai gagné!) et avec mes enfants criant et gesticulant au bout de chacune de mes mains (j’ai perdu…), je me suis arrêté un peu plus loin, dans la rue, hirsute, pour les disputer (j’ai perdu….), et j’ai menacé ma fille de lui donner une fessée si elle ne se calmait pas, moi, qui ne lève jamais la main sur eux (perdu, perdu, perdu, perdu….)

Nous sommes rentrés à midi pile, lessivés, épuisés, avec une envie de taper dans un punching-ball, de boire une bière et de crier très fort toute une série de gros mots bien choisis ! Bon, je n’ai fait aucun des 3, j’ai donné le traitement à ma princesse et lui ai fait chauffé une bouillotte pour son ventre, j’ai préparé le repas, et j’ai embrassé mon chevalier quand il m’a apporté le dessin qu’il venait de faire pour moi… Ouf ! J’ai finalement tout gagné 😉

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