Je fais ma crise!

Traiter de la crise de la quarantaine avec humour… en voilà un joli sujet ! Enfin, joli… sacré sujet surtout, parce que « joli », la crise… de la quarantaine en plus… rien n’est moins sur !

J’ai lu sur un blog, que la crise de la quarantaine était avant tout une crise professionnelle. On a passé à peu près 20 ans à construire notre carrière, arrive le bilan de milieu de vie (encore que, aujourd’hui, le milieu de vie se situe plutôt vers 50 ans, non ? ), et paf ! On se prend en pleine tête, les questions existentielles : « Est-ce que c’est ça que je voulais faire de ma vie professionnelle ? » « Où sont mes rêves de gosse ? D’ado ? » « Et est-ce que je vais faire ça jusqu’à la retraite ? »

Alors, pour moi, qui suis en pleine recherche de boulot, qui n’est pas travaillé (dans une entreprise, je précise, pour les non-initiés, qui s’imaginerait qu’être à la disposition de la famille 24/24 ,ou maman au foyer si vous préférez, n’est pas un travail) depuis 3 ans, les questions sont encore plus angoissantes !

1- Est-ce que c’est ça que je voulais faire de ma vie professionnelle ?

Euh…. concrètement, je n’ai pas de vie professionnelle depuis 3 ans, puisque maman au foyer n’est ni sanctionné par un diplôme, ni par une formation, je n’ai pas de collègue (encore que, les mamans de l ‘école peuvent faire office!), pas de chef, pas de salaire, pas de CP, pas de repos, pas d’heure de prise de poste, ni de fin de poste, pas de pause café… Ah si je fais des pauses Nespresso !

2- Où sont mes rêves de gosse ? D’ado ?

Quand j’étais môme, je voulais être fermière, un peu plus tard, infirmière… je ne sais pas trop si c’est juste les mots en …firm… ou …ferm… qui me plaisent ! Quoi qu’il en soit, j’aurais fait une excellente fermière, j’en suis certaine, infirmière, je suis plus sceptique, vu mon incapacité à déstresser !

3- Et est-ce que je vais faire ça jusqu’à la retraite ?

Mmmmmmmhhhhhhh….. Oui, mais non ! D’une part, arrive un moment où le manque de reconnaissance du métier de maman au foyer est assez étouffant, de la part des proches (« A table ! J’ai fait un bœuf Marengo accompagné d’un gratin dauphinois, des petits navets caramélisés, une salade de mâche, sauce vinaigrette balsamique, huile de noix, et des éclairs pistache chocolat aux éclats de noisettes torréfiées et tout ça, je l’ai fait moi-même bien sur ! » «  Oh non ! Encore ! On peut pas manger des pizzas ? ») ou des étrangers (« Ah ouais ? T’es mère au foyer ? Tu regardes les Feux de l’amour alors ? »). Ensuite, je ne suis pas certaine, que cela est encore un sens lorsque les petits ne sont plus si petits…

Donc, crise professionnelle, certes, mais clairement il n’y a pas que ça.

inquarantaine_small

J’ai pourtant abordé la quarantaine avec joie et sérénité. Je l’accueillais les bras ouverts et les mains tendues. Autant la trentaine fut un cap difficile, des mois avant et des mois après (pas de chéri, pas d’enfants, à Paris, dans le stress, la pollution, et la grisaille!), autant la quarantaine avait tout pour être épanouissante (un homme, 2 enfants, un potager au grand air et au soleil !) .

J’avais en tête qu’avoir 40 ans rimerait pour moi avec sérénité, sagesse, joie de vivre et apaisement. Et tout doucement, sans faire de bruit, la crise s’est infiltrée au fil des semaines, des mois jusqu’à mes 41 ans, il y a 1 mois, où j’ai clairement pu dire que oui, je suis en crise !

Comment expliquer à quoi ça ressemble ? Et bien, ça serait un peu comme une crise d’ado mais avec de l’argent, ça c’est le point positif, mais les seins qui commencent à tomber et ça c’est le point négatif ! Ça donne une humeur qui se ballade à chaque instant sur des montagnes russes : en gros tu ris aux éclats, devant Foresti, tu as envie de boire de la bière tout le temps, tu songes sérieusement à te racheter des Docs Martens rouges, comme quand tu avais 15 ans, et tu pleures comme une madeleine, parce que tu viens d’entendre Kendji à la radio « Oh mon dieu, laissez les moi ! Les beaux yeux de la mâmâ ! ». C’est ridicule… Et tu te sens ridicule…

Mais, j’ai décidé d’affronter ma crise ! J’ai décidé de la regarder en face, et de lui dire qu’elle peut bien essayer de s’installer dans mon couple, dans ma famille, dans ma vie, je ne la laisserais pas prendre ma place ni dans mon lit, ni sur ma chaise, ni dans mon potager ! Je vais lui botter les fesses, jusqu’à ce qu’elle reprenne ses bagages, ses cuisses molles, son gros blues et sa mauvaise humeur, pour aller s’installer chez quelqu’un d’autre ! Non mais ! On va pas se laisser marcher sur les panards (Ouais, je dis « panards », parce que j’ai 41 ans,  et dans ma jeunesse, c’était cool de dire « panards »!) En plus, il me reste 5 ans au mieux, pour préparer la crise de la cinquantaine de l’Homme ET la crise de puberté de la princesse! Sans parler du travail à trouver! C’est dire si j’ai du pain sur la planche et bien autre chose à faire!

Publicités

2 réflexions sur “Je fais ma crise!

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s